Numénius a-t-il commenté le Parménide ? Première partie : L’œuvre parvenue de Numénius et le Parménide de Platon

 

Article de Fabienne Jourdan, Revue de Philosophie Ancienne XXXVII (1), 2019

Une version électronique de la Revue de philosophie ancienne est désormais disponible sur CAIRN (https://www.cairn.info/revue-de-philosophie-ancienne.htm).

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Les « deux Livres de Iéou » (MS Bruce 96, 1-3)

Les Livres du grand discours mystérique – Le Livre des connaissances du Dieu invisible – Fragment sur le passage de l’âme

 

Series: Bibliothèque Copte de Nag Hammadi Section « Textes », 38

Authors: Crégheur E.

2019

Comment parvenir au trésor de la lumière, où nous pourrons atteindre le repos et chanter la gloire du Dieu inaccessible ? Fascinants et déroutants avec leurs diagrammes et leurs puissances célestes aux noms mystérieux, les Livres de Iéou nous en révèlent le chemin, parsemées d’obstacles et d’embûches, ainsi que les mots de passes et les sceaux nécessaires pour en déjouer les gardiens. Pour quiconque s’intéresse aux origines chrétiennes, ce volume rend disponible pour la première fois une traduction fiable, toutes langues modernes confondues, de ces textes énigmatiques et uniques, qui suscitent la fascination à la fois des spécialistes et des non-spécialistes. Mettant en scène un dialogue entre Jésus et ses disciples, les Livres de Iéou révèlent à leurs lecteurs la configuration des sphères célestes et fournissent tout ce que les âmes doivent connaître (sceaux, chiffres secrets et formules à réciter) et recevoir (initiation aux mystères et baptêmes) pour franchir ces mondes. Le manuscrit accompagne ces révélations de Jésus de plusieurs diagrammes et dessins, qui illustrent les mondes célestes et les sceaux dont les âmes doivent se marquer.

Malgré leur importance pour la connaissance de la diversité des courants gnostiques, les « deux Livres de Iéou » figurent parmi les textes les plus méconnus et négligés de cette littérature. Ce volume vise à leur redonner la place qui leur revient. Le lecteur y trouvera une toute nouvelle édition critique du texte copte des « deux Livres de Iéou » – la première depuis 1892 –, réalisée à partir de négatifs sur verre du manuscrit et d’une collation du codex original, conservé à la Bibliothèque bodléienne d’Oxford. L’édition critique est accompagnée d’une traduction française – la première depuis 1891 –, qui rend les traités accessibles et intelligibles, et de notes philologiques et textuelles, qui expliquent le texte copte et justifient les choix de traduction. L’édition, la traduction et les notes sont précédées d’une introduction qui renouvelle complètement la compréhension de ces textes. On y trouvera notamment l’histoire moderne du manuscrit, depuis son acquisition par l’explorateur et géographe écossais James Bruce en 1769 – d’où son nom de codex Bruce –, et des informations inédites sur l’état dans lequel se trouvait le manuscrit à ce moment. L’introduction présente également la première analyse papyrologique et codicologique du manuscrit, qui a mené à un nouvel ordonnancement du texte conservé et à l’identification, dans ce qu’on considérait traditionnellement comme un seul traité en deux parties, de trois ouvrages distincts, provenant probablement d’au moins trois manuscrits eux aussi différents. Enfin, un chapitre consacré au contenu analyse et décrit en profondeur les traités, invitant le lecteur à une nouvelle compréhension des textes.

(Texte par auteur)

 

TABLE DES MATIÈRES

Avant-propos

Bibliographie

INTRODUCTION

Limites de l’étude

Remarques terminologiques et sources

I. L’histoire moderne du manuscrit

A. L’histoire « primitive » du codex Bruce (1769-1794)

  1. Les sources
  2. Synthèse des témoignages

B. Le codex entre la mort de Bruce et son acquisition par la Bibliothèque bodléienne (1794-1843)

C. L’acquisition du manuscrit par la Bibliothèque bodléienne (1843-)

II. L’histoire de la recherche

A. L’arrivée du codex Bruce en Grande-Bretagne et les débuts de la recherche (1774-1794)

  1. Charles Godfrey Woide (1725-1790)

B. L’entrée du codex Bruce à la Bibliothèque bodléienne d’Oxford et la seconde phase de la recherche (1843- 1892)

  1. Moritz Gotthilf Schwartze (1802-1848)
  2. Eugène Révillout (1843-1913)
  3. Émile Amélineau (1850-1915)
  4. Carl Schmidt (1868-1938)

C. L’« effet Nag Hammadi » (depuis 1945)

  1. Violet MacDermot
  2. Michel Tardieu

III. Le manuscrit

A. Prolégomènes à l’étude du manuscrit

  1. La confection d’une feuille de production (kollema/ kollemata)
  2. La confection d’un rouleau
  3. La confection d’un codex de papyrus

B. Codicologie du codex Bruce

  1. L’état du manuscrit et les limites de notre enquête
  2. Les unités des Livres de Iéou et la direction des fibres de papyrus
  3. L’analyse de la direction des fibres

3.1. L’hypothèse d’un seul cahier

3.2. L’hypothèse de plusieurs cahiers

  1. Conclusion sur la codicologie et l’ordonnancement 49-55

C. Paléographie

  1. La première main d’écriture
  2. La deuxième main d’écriture
  3. La troisième main d’écriture
  4. La quatrième main d’écriture
  5. Comparaison de mots empruntés aux différentes mains d’écriture

D. Langue

  1. Les Livres du grand discours mystérique (A1 [35]– A4 [38] ; B1 [39]–B48 [86] ; C1 [5)]–C30 [34])
  2. Le Livre des connaissances du Dieu invisible (D1 [1]– D4 [4] ; D1a [1a]–D4a [4a])

2.1. La première copie (D1 [1]–D4 [4])

2.2. La seconde copie (D1a [1a]–D4a [4a])

  1. Fragment sur le passage de l’âme

IV. Le contenu

A. La forme littéraire des traités

  1. Le cadre narratif

1.1. Les Livres du grand discours mystérique

1.2. Le Livre des connaissances du Dieu invisible

  1. Le contenu du dialogue

2.1. Les Livres du grand discours mystérique

2.2. Le Livre des connaissances du Dieu invisible

B. La structure des traités

  1. Les Livres du grand discours mystérique

1.1. Le début du traité et l’hymne aux éons (A1 [35],1– A4 [38],27)

1.2. Le voyage vers les trésors et la dispensation des connaissances nécessaires pour les traverser (B1 [39],1–B5 [43],24)

1.3. Questions des disciples (B5 [43],24–B10 [48],3)

1.4. Hymne final au Père (B10 [48],3–B15 [53],27)

1.5. La révélation des grands mystères du trésor de la lumière (B16 [54],1–B21 [59],26)

1.6. Les sacrements (B21 [59],26–B31 [69],12)

1.7. Les rangs du trésor de la lumière et l’existence d’un second trésor de la lumière (B31 [69],12– B38 [76],9)

1.8. Le mystère des douze éons et leur traversée (B38 [76],9–B48 [86],32)

1.9. L’émanation de IÉOU et des Iéous (C1 [5],1– C4 [8],0h)

1.10. Les trésors, leur représentation et la fin du traité tel qu’il nous est parvenu (C4 [8],1–C30 [34],35)

  1. Le Livre des connaissances du Dieu invisible (D1 [1]–D4 [4]; D1a [1a]–D4a [4a])

2.1. L’incipit (D1 [1],1-3 ; D1a [1a],1-3)

2.2. Le prologue (D1 [1],4-15 ; D1a [1a],4-17)

2.3. La crucifixion du monde (D1 [1],15-24 ; D1a [1a],17–D2a [2a],1)

2.4. Le don de l’intellect à l’âme (D1 [1],24– D2 [2],29 ; D2a [2a],1–D3a [3a],24)

2.5. La connaissance de la parole de Jésus (D2 [2],29–D3 [3],21; D3a [3a],24–D4a [4a],25)

2.6. La chair de l’injustice et l’ignorance (D3 [3],21–D4 [4],29)

  1. Fragment sur le passage de l’âme (E1 [88]–E2 [87])

C. Système (cosmogonie, cosmologie et personnages)

  1. Le Père, Dieu inaccessible, et sa petite pensée

1.1. Le Père, Dieu inaccessible

1.2. La petite pensée du Père

  1. Les trois émanations de la petite pensée/du Dieu inaccessible

2.1. Jésus, première émanation

2.2. Les trésors, probables deuxième émanation

2.3. Les têtes, troisième émanation?

  1. Les têtes, le dieu de la vérité, IÉOU — Ioaieōthōuikhōlmiō, les Iéous et les trésors

3.1. Les têtes et le dieu de la vérité

3.2. Le dieu de la vérité devient IÉOU

3.3. Les (autres) Iéous, pères et têtes des trésors

3.4. Les trésors

  1. L’établissement des éons et du lieu aérien (le lieu des trois archontes)

4.1. Les éons, les archontes et leurs habitants

4.1.1. Les cinq premiers éons

4.1.2. Le sixième éon, petit milieu

4.1.3. Les éons sept à onze

4.1.4. Le douzième éon

4.1.5. Le treizième éon

4.1.6. Le quatorzième éon

4.2. Le lieu (aérien pur) des trois archontes

  1. Résumé graphique du système (cosmogonie, cosmologie et principaux personnages) des Livres du grand discours mystérique

D. La sotériologie et la sacramentaire

  1. Les sacrements

1.1. Les sacrements initiatiques, préalables à la révélation de mystères

1.1.1. Les trois baptêmes (B21 [59],26–B28 [66],30)

1.1.2. Le rituel pour enlever la malice des archontes hors des disciples (B28 [66],30–B30 [68],6)

1.1.3. L’onction spirituelle remplacée par la formule de défense (B30 [68],6–B39 [77],5)

1.2. Les sacrements nécessaires à l’ascension

1.2.1. Le mystère du pardon des péchés

  1. Le parcours céleste de l’âme en quête de son salut

2.1. Les éons et le lieu (aérien pur) des trois archontes

2.2. Les trésors

2.2.1. Le trésor de la lumière

  1. Conclusion sur la remontée de l’âme et sur la soté- riologie du traité

V. L’histoire du texte, date et origine

A. La phase la plus récente du texte

  1. Milieu de production de la copie et du codex
  2. Datation
  3. Milieu de circulation

3.1. Un milieu encratite

3.2. Un milieu communautaire

3.3. Un milieu «mixte»?

  1. Lieu d’enfouissement: la cité de Djeme

B. La phase de la traduction et de la transmission en copte

C. Les phases de la composition et de la circulation en grec

IV. La situation des Livres du grand discours mystérique

A. Les Livres du grand discours mystérique sont-ils gnostiques?

B. Quelle est leur place dans les courants gnostiques?

C. Quels sont leurs liens avec la Pistis Sophia?

D. Quels sont leurs liens avec les textes magiques?

TEXTE ET TRADUCTION

Note sur le texte et principes de traduction

L’édition critique

L’apparat critique

Woide 1776 (W)

Schwartze 1847/1848 (Schw)

Révillout 1872 (R)

Amélineau 1887 (AE) et 1891 (A)

Schmidt 1892 (Schm [p. 38-141] et Schm1 [« Verbes- serungen und Zusätze » ; p. 690-691]) et 1905 (Schm2 )

La traduction

Signes critiques et abréviation

Les Livres du grand discours mystérique

Le Livre des connaissances du Dieu invisible

Fragment sur le passage de l’âme

NOTES PHILOLOGIQUES ET TEXTUELLES

Les Livres du grand discours mystérique

Le Livre des connaissances du Dieu invisible

Fragment sur le passage de l’âme

ANNEXES

Annexe 1 : Transcription et traduction du Pro memoria de Woide

Annexe 2 : Tableau de correspondance des pages des « deux Livres de Iéou »

Annexe 3 : Dimensions des folios des « deux Livres de Iéou », tirées de Schmidt,

INDEX

I. Mots gréco-coptes

II. Noms propres

III. Noms, invocations et formules des sphères célestes

III.a. Noms et invocations relatifs à la sphère des éons et des archontes

Noms des archontes

Noms des éons

Noms des émanations du 13e éon

Noms des sceaux des éons

Noms de crainte

Noms incorruptibles

Autres noms et invocations dans les éons

III.b. Noms relatifs à la sphère des trésors et des Iéous

Noms des Iéous

Noms et invocations dans les trésors

Noms des émanations

Noms des gardiens – Entrée

Noms des gardiens – Sortie

Lettres associées aux portes des trésors

Lettres mises en exposant aux noms des gardiens des portes des trésors

Noms des sceaux des trésors

Noms (incorruptibles) et invocations dans le trésor de la lumière

Autres noms et invocations dans les trésors

III.c. Noms et invocations relatifs aux rituels

Noms des quinze assistants des sept vierges de la lumière

Noms des sceaux des rituels

Traduction des sceaux des rituels

Autres noms (incorruptibles) et invocations dans les rituels

III.d Autres formules

IV. Mots autochtones

V. Formes de conjugaison

VI. Pronominaux triadiques (PTN)

STEPHANEPHORIA

Honorer les dieux, couronner un parcours

 

JOURNÉE D’ÉTUDES

offerte à Nicole Belayche

 

21 juin 2019

UNIVERSITÉ TOULOUSE – JEAN JAURÈS

Maison de la Recherche (salle D31)

 

Nomen ostendit : portées et usages des noms divins

« Nommer les dieux » n’est jamais anodin. C’est une manière de les construire et de les identifier ; une façon de donner à voir ce qu’ils sont et comment ils agissent dans le monde et sur les hommes. Nommer, c’est décrire, c’est suggérer, activer aussi dans le rituel, telle ou telle facette d’une puissance divine donnée, mais aussi mobiliser un imaginaire partagé qui renvoie à des récits, des images, des modes de perception. Étudier les noms divins permet d’accéder aux réseaux de relations entre les puissances divines, leurs modes d’action et leurs espaces, et de comprendre la complexité inhérente aux systèmes religieux, tout en dépassant le cloisonnement entre polythéismes et monothéismes. Dans la dimension méditerranéenne qui va de Rome à Jérusalem et de Carthage à Éphèse, cette table ronde vise à étudier les dénominations des dieux comme un langage donnant accès aux modes de représentation du divin, ainsi qu’aux stratégies de communication entre hommes et dieux. Chaque participante apportera un document – texte, inscription, image – pour nourrir une réflexion sur la richesse herméneutique des noms divins considérés selon des contextes historiques donnés et selon les savoirs et savoir-faire qu’ils mobilisent.

Entre lignes de partage et territoires de passage : un empire multi-religieux

Dans le traité Sur la disparition des oracles de Plutarque, le voyageur spartiate Cleombrotos représente la Méditerranée de son époque en utilisant l’image d’un cratère à vin dans lequel des mythoi et des logoi d’origines diverses et variées se sont mélangés. La suggestion de Plutarque nous permet d’évoquer l’espace multiculturel et multireligieux de l’Empire romain des premiers siècles de notre ère, où vivaient différents groupes religieux partageant les mêmes espaces. Cette table ronde vise à interroger les cohabitations, identités et conflits religieux que fait apparaître l’étude des religions de Rome et du monde romain. Chaque participante choisira un document précis – texte, inscription, image – qui nourrira une série d’interrogations sur les formes d’interaction qui se mettent en place lorsque plusieurs groupes religieux cohabitent sur un même territoire et s’efforcent, dans le même temps, de se distinguer les uns des autres, tout en subissant des influences mutuelles.

(Texte par organisateurs)

 

 

Contact : thomas.galoppin@univ-tlse2.fr

 

Inscription sur la plateforme :

http://www.sciencesconf.org

stephanephoria.sciencesconf.org

Les Sens dans l’espace sacré antique

 

Depuis une vingtaine d’années, l’étude des sens connaît un développement majeur en sciences humaines et s’inscrit dans une nouvelle dynamique de recherche intitulée « anthropologie sensorielle ». Cette approche considère les univers sensoriels comme autant d’objets d’étude qui, analysés finement dans leur contexte, cherchent à faire progresser notre connaissance de l’humain et de son environnement culturel.

La journée d’étude « Sens dans l’espace sacré antique » vise à explorer l’univers sensoriel des lieux de culte antiques – temples, sanctuaires, chapelles, tombes, … etc. – dans lesquels les hommes entraient en contact avec les dieux lors de rituels ou de cérémonies qui stimulaient les perceptions sensorielles des participants, sphères humaine et divine confondues.

Partant du postulat que tous les lieux – et donc les lieux sacrés – sont par nature des espaces poly-sensoriels, cette rencontre a pour objectif de définir, d’une part, la nature, la qualité et la part des sens dévolus ou attribués à un lieu sacré et, d’autre part, d’en évaluer la distribution spatiale, autrement dit d’interroger les liens entre le sensoriel et le bâti et sa décoration.

Il s’agira de se demander en quoi et dans quelles mesures la diffusion des sens, leur perception et leur réception facilitent les échanges entre la sphère visible et invisible dans un espace  sacré spatialement défini.

Les communications de ces journées à vocation comparatiste s’appuieront non seulement sur les sources historiques, archéologiques, architecturales, littéraires et artistiques à notre disposition, mais également sur les techniques d’archéologie expérimentale et sensorielle : études de la lumière ou de l’acoustique notamment.

Si cette rencontre considère l’Antiquité comme point de départ des investigations, elle a également pour objectif de s’ouvrir aux méthodes d’anthropologie sensorielle des périodes récentes dont les sources et les terrains rencontrent le même type de problématiques.

(Texte des organisateurs)

 

Mercredi 5 Juin 2019

13h30   Accueil des participants

14h00   Introduction (Nicole Belayche et Dorothée Elwart)

1ère session — Penser et concevoir le temple comme un espace sensoriel

Modération : N. Belayche

14h15   Pierre ZIGNANI, architecte-archéologue (CNRS, UMR 5060, IRAMAT) : Projeter l’espace dans le temple égyptien. L’enseignement du temple d’Hathor à Dendara.

14h45   Anne-Caroline RENDU LOISEL, assyriologue (Univ. de Strasbourg)

De la description à la représentation : polysensorialité de l’espace sacré dans les hymnes sumériens.

Discutante : Cécile GUILLAUME-PEY, anthropologue (CNRS, EHESS)

15h45 : Pause-Café

2ème session — Pénétrer dans l’espace sacré : perceptions et imprégnations sensorielles

Modération : S. Emerit

16h00   Alexis DEN DONCKER et Hugues TAVIER, égyptologues (Univ. de Liège) : Peindre l’odeur, purifier l’image. Usages des vernis picturaux dans les chapelles privées de la nécropole thébaine.

16h30   Adeline GRAND-CLÉMENT, helléniste (Univ. de Toulouse) : Se déchausser ou ne pas se déchausser ? Normes rituelles et expérience sensible à l’entrée des sanctuaires grecs.

Discutant : Arnaud HALLOY, anthropologue (Univ. de Nice)

 

Conférence plénière

17h45   Jaime ALVAR, romaniste (Univ. de Madrid) : L’empire des sens. L’espace sacré entre le corps et la demeure divine.

18h30   Discussions

19h00   Fin de journée

 

Jeudi 6 Juin 2019

3ème session — Sonner et résonner dans l’espace sacré : économie du son et archéo-acoustique

Modération : D. Elwart

09h15  Sibylle EMERIT, égyptologue (CNRS, HiSoMA, UMR 5189) : L’économie du son au temple de Dendara.

09h45  Olivier WARUFSEL, acousticien (IRCAM) : Graver et explorer l’espace sonore – Revue organologique pour l’analyse acoustique et l’exploration sensible du patrimoine architectural.

Discutante : Christine GUILLEBAUD, ethnomusicologue (CNRS, CREM-LESC, UMR 7186)

10h45 : Pause-Café

4ème session — Célébrer dans l’espace sacré : polysensorialité rituelle et expérience du divin

Modération : A. Grand-Clément

11h00  Dorothée ELWART, égyptologue (LabEx HASTEC, EPHE-PSL) : Les fêtes de l’ivresse en Égypte ancienne : célébrations polysensorielles en l’honneur de la déesse lointaine.

11h30  Alexandre VINCENT, romaniste (Univ. de Poitiers) : Quand les sens étendent l’espace sacré : le cas des ludi saeculares.

Discutante : Agnès KEDZIERSKA-MANZON, anthropologue (EPHE-PSL)

12h30 : Conclusions

13h00 : Fin de de la journée d’étude

Roman Imperialism

in Brill Research Perspectives in Ancient History

Paul J. Burton, 2019

 

Rome engaged in military and diplomatic expansionistic state behavior, which we now describe as ‘imperialism,’ since well before the appearance of ancient sources describing this activity. Over the course of at least 800 years, the Romans established and maintained a Mediterranean-wide empire from Spain to Syria (and sometimes farther east) and from the North Sea to North Africa. How and why they did this is a source of perennial scholarly controversy. Earlier debates over whether Rome was an aggressive or defensive imperial state have progressed to theoretically informed discussions of the extent to which system-level or discursive pressures shaped the Roman Empire. Roman imperialism studies now encompass such ancillary subfields as Roman frontier studies and Romanization.

(Text by the author)

La philosophie comme éducation des adultes
Textes, perspectives, entretiens

Pierre Hadot, 2019

 

« Le philosophe n’apprend pas aux hommes un métier particulier, […] mais il cherche à transformer leur sensibilité, leur caractère, leur manière de voir le monde ou d’être en rapport avec les autres hommes. On pourrait dire qu’il leur apprend le métier d’homme. »
Si la tâche de la philosophie est de former plutôt que d’informer, la philosophie est précisément l’éducation des adultes. C’est en ces termes que Pierre Hadot évoque une conception de la philosophie comme manière de vivre que toute son œuvre aura brillamment contribué à réactiver. Grand lecteur des philosophes antiques, de Socrate et Platon à Épictète, Marc Aurèle et Plotin, mais aussi des philosophes modernes ou contemporains, de Montaigne et Descartes à Nietzsche et Merleau-Ponty, dans ce recueil de textes – introuvables ou inédits – Pierre Hadot relit l’histoire de la pensée afin de nous aider à réorienter notre vie et à réapprendre à voir le monde. Ces textes témoignent de sa capacité de parler à la fois au public universitaire et aux non spécialistes passionnés de philosophie. On y reconnaît toujours la clarté et la puissance de sa pensée. Sommes-nous prêts à être (trans)formés par la philosophie ?

(Text by the author)

Reading Proclus and the Book of Causes Volume 1
Western Scholarly Networks and Debates

 

Series: Studies in Platonism, Neoplatonism, and the Platonic Tradition, Volume: 22

Editor: Dragos Calma, 2019

Reading Proclus and the Book of Causes, published in three volumes, is a fresh, comprehensive understanding of Proclus’ legacy in the Hellenic, Byzantine, Islamic, Latin and Hebrew traditions. The history of the Book of Causes, an Islamic adaptation of mainly Proclus’ Elements of Theology and Plotinus’ Enneads, is reconsidered on the basis of newly discovered manuscripts. This first volume enriches our understanding of the diverse reception of Proclus’ Elements of Theology and of the Book of Causes in the Western tradition where universities and religious schools offered unparalleled conditions of diffusion. The volume sheds light on overlooked authors, texts, literary genres and libraries from all major European universities from the 12th to the 16th centuries.

(Text by the editor)

 

Contents:

Reading Proclus and the Book of Causes: Notes on the Western Scholarly Networks and Debates – By: Dragos Calma

Liber de causis

Tradition exégétique : âges, styles et formes d’ une réception par le commentaire – By: Dominique Poirel

La première réception du Liber de causis en Occident (XIIe–XIIIe siècles) – By: Irene Caiazzo

The De causis in Thomas of York – By: Fiorella Retucci

Le Liber de causis et l’ Elementatio theologica dans deux bibliothèques anglaises : Merton College (Oxford) et Peterhouse (Cambridge) – By: Laure Miolo

Les gloses sur le Liber de causis dans les manuscrits parisiens – By: Olga Weijers

From Content to Method: the Liber de causis in Albert the Great – By: Katja Krause and Henryk Anzulewicz

Citing the Book of Causes, IV: Henry of Ghent and His (?) Questions on the Metaphysics – By: Maria Evelina Malgieri

Duns Scot et le Liber de causis – By: Jean-Michel Counet

Sine secundaria: Thomas d’ Aquin, Siger de Brabant et les débats sur l’ occasionalisme – By: Dragos Calma

The Liber de causis in Some Central European Quodlibets – By: Iulia Székely

Proclus

Proclus, Eustrate de Nicée et leur réception aux XIIIe–XIVe siècles – By: Irene Zavattero

Bate et sa lecture ‘encyclopédiste’ de Proclus – By: Guy Guldentops

Au-delà de la métaphysique: Notule sur l’ importance du Commentaire de Berthold de Moosburg OP sur les Éléments de théologie – By: Ruedi Imbach

Eriugenism in Berthold of Moosburg’s Expositio super Elementationem theologicam Procli – By: Evan King

Proclus dans la première quaestio collativa de Gilles Charlier – By: Zénon Kaluza

Plato’s Parmenides as Serious Game: Contarini and the Renaissance Reception of Proclus – By: Barbara Bartocci

Journée d’étude 14 mai 2019 : l’Au-delà dans l’Antiquité tardive, courants philosophiques et religieux païens.

 

Centre Léon Robin – Centre Jean Pépin – Labex RESMED – LEM

 

Adresse : Salle des Thèses, 15 rue de l’École de Médecine, 75006 (Sorbonne Université, Campus des Cordeliers).

Programme

Session du matin. Modération : Pierre Caye.

10h20-11h. Nicola Zito : « Mythe et eschatologie dans l’Antiquité tardive »

11h-12h. Michael Chase : « Eschatologies du corps spirituel : Porphyre et Avicenne »

12h-14h : déjeuner

 

Session de l’après-midi. Modération : Anca Vasiliu.

 

14h-14h40. Lucia Saudelli : « L’inexistence de l’au-delà : pythagorisme, néo-pythagorisme et pseudo-pythagorisme »

14h40-15h20. Anna van den Kerchove : « Le voyage de l’âme dans des écrits hermétiques »

15h20-16h00. Luc Brisson : « La descente de l’âme dans un corps et le retour vers son origine : Plotin et Porphyre »

 

16h-16h30 : pause

 

16h30-17h10. Andreea-Maria Lemnaru : « L’au-delà dans les Oracles Chaldaïques »

17h10-17h50. Dylan Burns : « Sex, Death, and Free Will in Basilides, Bardaisan, and Origen »

18h. Conclusion : Adrien Lecerf

JOURNÉE D’ETUDE
RELIGION TRADITIONNELLE ET RELIGION PHILOSOPHIQUE
Penser la relation au divin à l’époque hellénistique et impériale

 

UNIVERSITE DE LILLE, UMR 8163 SAVOIRS, TEXTES, LANGAGE

MERCREDI 5 JUIN 2019

Organisation: Rodolphe Le Penru et Giulia Scalas

Campus Pont de Bois, Villeneuve d’Ascq, Maison de la recherche

10h. Accueil

10h30-10h40. Introduction

Modératrice de la matinée : Anne-Isabelle Bouton-Touboulic (Univ. Lille)

10h40-11h30. Jordi Pià Comella (Univ. Paris 3) : « Cynisme et religion dans l’Antiquité »

11h30-12h20. Giulia Scalas (Univ. Lille) : « La physiologie du divin : le discours contre la religio chez Lucrèce et Philodème »

12h20-14h. Pause-déjeuner

Modérateur de l’après-midi : Edouard Mehl (Univ. Lille)

14h-14h50. Clara Auvray-Assayas (Univ. Rouen) : « Religio et superstitio : la réponse de Cicéron à Lucrèce »

14h50-15h40. Rodolphe Le Penru (Univ. Lille) : « Passions divines, passions humaines : la critique stoïcienne de la superstition »

15h40-16h10. Pause-café

16h10-17h. Stéphane Marchand (Univ. Paris 1) : « Le statut de la croyance religieuse dans le scepticisme ancien »

Contacts: rodolphe.le-penru@univ-lille.fr ;  giulia.scalas@univ-lille.fr