CFP : Colloque “Interroger le texte à l’ère de l’“intelligence mécanique” : la stylistique outillée, au carrefour du disciplinaire et de l’interdisciplinaire”

11 et 12 juin 2019, Montpellier

 

« Je me souviens de l’étonnement où je fus plongé, il y a deux ou trois ans, lorsque des Américains, dans la maison desquels je fréquentais, me parlèrent pour la première fois de « laboratoires de philologie », de « manipulations de textes », d’ »ateliers de psychologie ». […] Je compris que les sciences, les arts, les lettres et la poésie elle-même, tout cela se ferait désormais à la machine.

J’admirai une fois de plus combien les humains sont industrieux et je souhaitai une occasion d’apprendre le maniement d’une de ces intelligences mécaniques au prix desquelles mon cerveau ne me paraissait plus qu’un joujou inutile. » (G. Apollinaire, « La Sorbonne est ébranlée », L’Intransigeant, 5 avril 1911)

 

Appel à communications

Le développement de projets pluri- et interdisciplinaires en Humanités numériques et l’importance des sources littéraires mises à disposition par la numérisation massive d’archives invitent, ces dernières années, à interroger les méthodes de leur exploration outillée. Les éditions numériques enrichies, l’annotation variée, collective et interopérable des ressources littéraires posent en particulier la question de leur spécificité auctoriale et générique lorsqu’elles sont préparées et interrogées dans un environnement numérique. Ainsi, les “données textuelles” extraites d’oeuvres littéraires et analysées par divers outils numériques (lexico- ou textométrie, calculs statistiques,  méthodes de plongement lexical) demandent en effet à être singularisées et reconnues dans leur spécificité intentionnelle et stylistique (Garric et Maurel-Indart, 2010 et 2011). Leurs caractéristiques propres (leur textualité et leur dimension discursive par exemple) doivent alors être prises en compte dans leur étude (notamment quantitative) et confrontées à d’autres analyses qualitatives.

Progressant dans le sens d’une « reconquête de l’expression » (Rastier, 2011), l’enrichissement informatique du texte ouvre la voie à de nouveaux objets d’étude, de nouveaux faits observables et, par conséquent, à une théorie à construire. C’est dans cette perspective qu’émergent de nouvelles disciplines, comme la “stylistique outillée”, dans le sillage de la linguistique de corpus (Williams, 2005), de l’analyse du discours (Maingueneau et Amossy, 2003, Adam et Heidmann,  2005) et de l’analyse lexico- et textométrique (Lebart et Salem, 1994, Pincemin, 2008, Brunet, 2009, Ablali et Kastberg-Sjöblom, 2010).

Cet héritage influence les définitions de cette “stylistique outillée”, ainsi nommée depuis quelques années seulement, qui articule aujourd’hui l’analyse computationnelle et statistique du style (reconnaissance de patterns, attribution d’auteurs, etc.) et sa modélisation au regard des langues, des genres et des périodes considérés. Or on constate que si la linguistique de corpus et l’analyse statistique de textes (littéraires ou non) se sont implantées depuis longtemps dans le champ des études linguistiques, la stylistique outillée reste parfois en marge des “sciences de la culture” et occupe une place assez timide au sein des études stylistiques dont elle adapte les unités d’analyse et la méthode d’exploration des textes.

La méthodologie développée par ce type d’approches outillées engage en effet à des redéfinitions pragmatiques de la notion de style (Herrmann et al., 2015) en y intégrant une dimension contrastive et empirique. L’ancrage de la stylistique outillée dans des travaux inter et pluridisciplinaires semble considérablement influencer non seulement ses objets d’études, mais aussi la conception de son corpus et sa manière de rendre visibles et lisibles ses observables (Jacquot, 2016).

Dans la continuité d’autres conférences internationales qui appelaient à communiquer sur les avancées en “stylistique outillée” (“Machiner la poésie”, “CfP: Digital Stylistics in Romance Studies and Beyond”, “Colloque International PhraseoRom”, par exemple), ce colloque s’articulera autour de deux axes de réflexion :

  • Le premier axe interrogera l’aspect outillé de cette discipline et appelle à proposer des retours d’expériences :
    • La stylistique outillée propose-t-elle seulement une méthode d’analyse des textes ou est-elle susceptible d’acquérir davantage de légitimité conceptuelle et épistémologique ? Dans ce cas, comment articuler ces deux dimensions ? Quelles en sont les conséquences pour un travail inter- et pluridisciplinaire (linguistique, stylistique, littéraire, sociologique, anthropologique…) ?
    • Comment résoudre d’un point de vue méthodologique les problèmes posés par une modélisation textuelle (au niveau des unités structurelles, par exemple) pour confronter les genres et les langues ? Comment les solutions trouvées sont-elles “négociées” et harmonisées ?
    • Comment définir une annotation stylistique ? Comment ménager une annotation “stratifiée” (c’est-à-dire une annotation qui intervient à différents niveaux de l’analyse textuelle et linguistique) ? Quelles sont les techniques automatisées existantes sur lesquelles la stylistique outillée peut se fonder (annotations sémantiques, enrichissement par plongement lexical, etc.) ? Quelle place lui donner dans un projet inter- ou pluridisciplinaire ?
  • Le second axe s’attachera à questionner les apports de la stylistique outillée dans le cadre d’analyses contrastives :
    • Que peut-on chercher à comparer ? Dans quelle mesure ce travail de confrontation contribue-t-il à définir les contours de cette discipline (Underwood, 2014) ?
    • Quelles sont les techniques d’extraction de données et de visualisation utilisées en stylistique outillée au regard des problèmes spécifiques posés par la dimension contrastive de l’analyse stylistique ? En quoi s’inspirent-elles de l’existant (key-words, clustering, AFC) ?
    • Comment ces changements méthodologiques et pratiques modifient-ils la manière d’interpréter les textes ? Comment les dimensions outillée et/ou contrastive contribuent-elles à la faciliter et à la complexifier ? Peut-on parler de “complémentarité” d’approches ?

Les questions proposées ici ne sont évidemment pas exhaustives. Les communications pourront porter sur des corpus en français ou d’autres langues ou sur des corpus contrastifs (langues, genres, auteurs différents). Cette conférence invite tout particulièrement les chercheuses et chercheurs participant à des projets qui intègrent la stylistique outillée ou qui travailleraient à construire leurs propres outils d’analyse à venir présenter leur expérience.

 

Références bibliographiques indicatives

  • Ablali D. et Kastberg-Sjöblom M. (dir.), Linguistique et littérature : Cluny, 40 ans après, Besançon, Presses Universitaires de Franche-Comté, 2010.
  • Adam J-M., Linguistique textuelle. Des genres de discours aux textes. Paris, Nathan, 2004.
  • Adam J-M. et Heidmann U, Sciences du texte et analyse de discours, Genève, Editions Slatkine, 2005.
  • Biber, D et Conrad, S., Register, Genre, and Style. Cambridge, UK; New York, Cambridge University Press, 2009.
  • Brunet E., Comptes d’auteurs. Vol. 1 : Etudes statistiques de Rabelais à Gracq, Paris, H. Champion, 2009.
  • Burrows, J., “‘Delta’: A Measure of Stylistic Difference and a Guide to Likely Authorship.”, in : Literary and Linguistic Computing, 17/3, 2009, p. 267-87. URL :  https://doi.org/10.1093/llc/17.3.267
  • Garric, N. et Maurel-Indart, H. (dir.), Vers une automatisation de l’analyse textuelle, in Texto !, [En ligne], Volumes XV – no 4 (2010) et XVI – no 1 (2011)
  • Guiraud, P., Les Caractères statistiques du vocabulaire, Paris, Presses Universitaires de France, 1954
  • Guyot, A. (2006), « Stylèmes et corpus génériques : un essai de confrontation au service de la stylistique des genres », Corpus, n°5, décembre 2006, en ligne, http://corpus.revues.org/index472.html
  • Herrmann, J. B., Schöch, C. et van Dalen-Oskam, K., “Revisiting Style, a Key Concept in Literary Studies”, in : Journal of Literary Theory, 9/1, 2015, p. 25-52.
  • Jacquot, C., “Rêve d’une épiphanie du style : visibilité et saillance en stylistique et en stylométrie”, in : Revue d’histoire littéraire de la France n°3, 2016, p. 619-670
  • Lebart L. et Salem A., Statistique textuelle, Paris, Dunod, 1994.
  • Leech, G. N., et Short, M., Style in Fiction: A Linguistic Introduction to English Fictional Prose. London ; New York, Longman, 2007.
  • Magri-Mourgues, V. (dir.), Corpus, 5 “Corpus et stylistique”, 2006.
  • Mahlberg, M. Corpus Stylistics and Dickens’s Fiction. London, Routledge, 2013.
  • Maingueneau D. et Amossy R. (dir.), L’Analyse du discours dans les études littéraires, Toulouse, Presses Universitaires du Mirail, 2003.
  • Malrieu, D. & Rastier, F. (2001), « Genres et variations morphosyntaxiques », Traitement automatique des langues, vol. 42, n°2, pp. 548-577.
  • Molinié G. et Cahné P. (éds.), Qu’est-ce que le style ?, Paris, P.U.F, 1994.
  • Pincemin, B., « Modélisation textométrique des textes », JADT 2008, 9èmes Journées internationales d’Analyse statistique des Données Textuelles. Mar 2008, Lyon, France. Presses Universitaires de Lyon, 2, p.949-960, 2008.
  • Rastier François. Arts et Sciences du texte, Paris, Presses Universitaires de France, 2001.
  • Rastier, François. La Mesure et le grain, Paris, Presses Universitaires de France, 2011.
  • Schöch, C., “Topic Modeling Genre: An Exploration of French Classical and Enlightenment Drama.” in : Digital Humanities Quarterly, 11/2 [en ligne], 2017. URL : http://www.digitalhumanities.org/dhq/vol/11/2/000291/000291.html.
  • Underwood, T., “Understanding Genre in a Collection of a Million Volumes, Interim Report.” [en ligne], 2014.
  • Viprey, Jean-Marie. « Morneille, Colière et messieurs Labbé » [en ligne] URL : http://elliadd.univ-fcomte.fr/archives_laseldi/document/affaireMorneilleColiere/morneille.htm 2003.

(Text by the organizers)

 

APPEL À COMMUNICATION

 

Le laboratoire « Métaphysique allemande et philosophie pratique » (MAPP) de l’université de Poitiers organise un colloque international consacré à la réception des œuvres d’Homère et aux usages des thèmes homériques dans l’histoire de la philosophie. Ce colloque, intitulé « Homère et les philosophes », souhaite s’intéresser à la manière dont les philosophes se sont appropriés l’œuvre d’Homère, aussi bien dans l’Antiquité que durant la période moderne et contemporaine. Il s’agira de comprendre comment cette œuvre a pu nourrir la réflexion philosophique mais aussi comment elle peut encore continuer à l’inspirer. Le colloque se déroulera à Poitiers les 20, 21 et 22 mars 2019.

 

ARGUMENTAIRE

 

Les philosophes ont toujours été intéressés par les textes homériques ainsi que par le personnage même d’Homère. Les Anciens se sont ainsi interrogés dès l’origine sur la portée de ces textes, et sur l’usage qui pouvait en être fait. Mais ils ont voulu en dégager le sens en suivant des stratégies de lecture différentes. Certains ont cherché à distinguer (dans ces textes comme dans les mythes de manière plus générale) les faits qui semblent véridiques de ceux qui paraissent invraisemblables (c’est l’orientation adoptée par de nombreux historiens comme Polybe, Diodore de Sicile, Strabon ou Pausanias). Tout en se voyant reconnaître une part de vérité, les récits étaient ainsi épurés de leur contenu fictif. D’autres ont essayé de proposer une lecture allégorique des textes homériques, en cherchant un sens caché derrière leur apparence irrationnelle ou même révoltante. Pour ces auteurs, les puissances divines symbolisaient alors des éléments, certains personnages figuraient des organes du corps humain, des fonctions physiologiques, ou même des vertus. Dans des commentaires philosophiques comme ceux des néoplatoniciens, ces puissances et ces personnages sont considérés comme des représentations de réalités intelligibles (comme c’est le cas chez Porphyre, par exemple, dans L’Antre des nymphes, ou encore chez Proclus).

D’un côté, les textes d’Homère font donc l’objet de critiques, plus ou moins sévères, à l’égard de leur valeur de vérité ou de leur portée éthique. Mais d’un autre côté, ils font l’objet d’un usage original et d’une réappropriation à l’intérieur d’une réflexion plus générale. Cette ambivalence traverse toute l’histoire de la réflexion sur les textes homériques : faut-il se défier de leur contenu, faut-il refuser d’en faire un modèle éthique ou esthétique, ou bien peut-on y puiser les éléments d’une vision du monde que le philosophe appelle de ses vœux ? C’est bien un tel débat que l’on retrouve au XVIIème et au XVIIIème siècles en Europe lorsque se pose notamment la question de la valeur esthétique et exemplaire des œuvres d’Homère (il suffit de rappeler ici la fameuse querelle d’Homère qui oppose en France Madame Dacier à Antoine Houdar de la Motte). Bien entendu, la philosophie prend toute sa part dans ce débat, comme en témoignent les interventions de Voltaire dans l’Essai sur la poésie épique ou de Rousseau dans l’Essai sur l’origine des langues. Mais sa place est tout aussi décisive dans un autre débat qui surgit cette fois au tournant du XVIIIème et du XIXème siècles. La science philologique naissante fait alors d’Homère un enjeu essentiel pour tester ses méthodes et ses théories. Et l’on sait combien les auteurs allemands, Nietzsche en particulier, se montrent intéressés et critiques à la fois envers ces dernières.

L’objet de ce colloque est donc d’étudier ces différentes lectures que les textes homériques ont suscitées au sein de l’histoire de la philosophie. Cette question a rarement été traitée. Les travaux sur la réception d’Homère ont plutôt relevé, jusqu’ici, du champ des études littéraires ou artistiques. Il s’agira donc de proposer une approche nouvelle, en s’interrogeant ici sur la réception d’Homère dans le domaine particulier de la philosophie, aussi bien ancienne que classique ou contemporaine, mais aussi de proposer le premier travail d’ensemble consacré aux rapports entre Homère et la philosophie.

Mais les lectures philosophiques, les usages et les interprétations d’Homère, posent à la philosophie une autre question : comment s’empare-t-elle de textes qui ne sont pas de nature philosophique pour nourrir sa propre démarche ? Par quelles voies la philosophie peut-elle se nourrir de ce qui n’est pas elle (et que signifie, pour elle, interpréter ces textes) ? Autrement dit, comment peut-on philosopher à partir d’Homère (et avec Homère) ? Ce colloque voudra donc chercher quelle philosophie peut encore surgir des textes homériques, et peut-être même dans quelle mesure Homère est philosophe.

 

Les propositions d’interventions devront se répartir selon les trois axes de recherche suivants :

1/ lectures anciennes d’Homère,

2/ lectures modernes et contemporaines,

3/ Homère philosophe ?

 

CALENDRIER

 

Les propositions de communication, comprises entre 400 et 500 mots, seront assorties d’un bref CV de leur auteur et devront être envoyées à sylvain.roux@univ-poitiers.fr, avant le 31 décembre 2018. Les réponses du comité scientifique seront communiquées le 1er février 2019.

Langues du colloque : français, anglais

(Text by the organizers)

At least since Socrates, philosophy has been understood as the desire for acquiring a special kind of knowledge, namely wisdom, a kind of knowledge that human beings ordinarily do not possess. According to ancient thinkers this desire may result from a variety of causes: wonder or astonishment, the painful realization that one lacks wisdom, or encountering certain hard perplexities or aporiai. As a result of this basic understanding of philosophy, Greek thinkers tended to regard philosophy as an activity of inquiry (zētēsis) rather than as a specific discipline. Discussions concerning the right manner of engaging in philosophical inquiry – what methodoi or routes of inquiry were best suited to lead one to wisdom – accordingly became an integral part of ancient philosophy, as did the question how such manners of inquiry related to, and differed from, other types of inquiry, for instance medical or mathematical.

It is the ideal of philosophy as inquiry, and the various ways in which ancient philosophers conceived of the manner in which such inquiry should be conducted, that we wish to concentrate on in this issue of Logical Analysis and History of Philosophy, whose preliminary title is ‘Ancient Modes of Philosophical Inquiry’. Its aim is, broadly, to investigate the various ways in which ancient philosophers conducted their philosophical investigations, and reflected on how philosophical investigation should be conducted. In particular, we understand this topic in contra-distinction to the explicit epistemologies ancient authors have put forward (for instance, the theory Aristotle describes in his Posterior Analytics).

Please also see the extended call that includes topics we are particularly interested in.

According to the current publication plans of Logical Analysis and History of Philosophy, our issue will appear in print in 2020. Since Logical Analysis and History of Philosophy is a peer-reviewed journal, we will need to receive submissions by 31 March 2019.

(Text by the organizers)

Jens Kristian Larsen (University of Bergen) and Philipp Steinkrüger (Ruhr-Universität Bochum) will serve as Guest-Editors for this volume. For further inquiries, please contact

Philipp Steinkrüger (philipp.steinkrueger@rub.de)

Jens Kristian Larsen (jens.larsen@uib.no)

 


	
Call for Papers : Plato’s heritage in historical perspective: intellectual transformations and new research strategies (St. Petersburg, August 28th-30th 2018)

 

The International Plato Society (IPS) is pleased to announce the colloquium “Plato’s heritage in historical perspective: intellectual transformations and new research strategies”, which will take place in St. Petersburg, Russia on the 28th and 30th of August 2018.

 

The colloquium will serve as a platform for the IPS Executive Committee’s mid-term meeting.

The study of Plato’s heritage is a way of diagnosing modernity – in so far as it is made explicit in philosophical discourse. This is precisely why intellectual transformations and new research strategies are relevant themes for both international and Russian Plato studies.

We propose the following topics for the colloquium:

  1. The history of Plato interpretation as an element of the evolution of European culture. Different periods and tendencies of interpretive programs. Schools of thought and intellectual trends which shaped and determined the study of Plato in the 19th and 20th centuries. The specifics of the study of Plato’s heritage in different disciplinary traditions such as classical philology or the history of philosophy. The role of Plato interpretation in various philosophical projects and the “turns” of European philosophy and culture. Plato in Russia.
  2. Contemporary strategies of studying Plato. The problems of the “Plato’s corpus”: its unity and its role in the context of the Academy, its educational program and the strategies of interaction with the outside, non-academic social world of Plato’s time. The perspectives for and the limits of the chronological approach to Plato’s texts. Problems relating to genre characteristics. The particularities of modern stylometric investigations.
  3. The experience of translating Plato into modern languages and publishing Plato’s texts. Problems of style and terminological accuracy. Commentary as an element of the translation and the publishing of a classical text. Typology of contemporary commentaries, structure and “plot organization” of existing contemporary Plato editions.

Institutions

The colloquium will be supported by the Herzen State Pedagogical University of Russia and the Russian Christian Academy for the Humanities. All meetings will take place in the historical center of St. Petersburg.

Organizing committee 

Chairman of the organizing committee: Prof. Roman Svetlov (Saint Petersburg State University, Russian Christian Academy for the Humanities), chairman of the “Plato Philosophy Society”.

Co-moderators of the program organizing committee:

  • Lead researcher, Editor-in-Chief of the “Platonic Investigations / Πλατωνικὰ ζητήματα” Irina Protopopova, PhD (Russian State University for the Humanities),
  • Prof. Lev Letyagin (Herzen State Pedagogical University of Russia)
  • Prof. Dmitry Shmonin (Russian Christian Academy for the Humanities),
  • Prof. Igor Goncharov (Syktyvkar State University).

Members of the organizing committee:

  • Dmitry Kurdybajlo (Russian Christian Academy for the Humanities)
  • Irina Mochalova (Saint Petersburg State University)
  • Elena Alymova (Saint Petersburg State University)
  • Tatiana Litvin (Russian Christian Academy for the Humanities)

The publication of the colloquium materials

The texts of the colloquium will be published in our periodical “Platonic Investigations/ Πλατωνικὰ ζητήματα”. 

Preliminary colloquium program

  • Day 1 –  two plenary sessions (11.00- 14.00; 15.00- 18.00; 3-4 reports per session), reception.
  • Day 2 – the meeting of the Executive Committee of the Platonic society (11.00- 13.00) and plenary session (13.30- 18.00 – 5-6 reports).
  • Day 3 – Sections sessions (11.00 – 18.00). 18.00 – closing remarks.

Procedure and deadlines

Please, send estimated titles of your papers (we are preparing preliminary program of Conference for institution’s officials in January).

Please send the abstracts (300-500 words, prepared for blind-review) by 1 May 2018 to plato.spb@gmail.com.

Working languages

The working languages of the conference are Russian and English. We propose that the participants send their papers in ahead of time, so that translations can be prepared and then displayed on a separate screen during the presentation.

The study of Plato in Russia

The first systematic translations of Plato’s heritage into Russian have been produced in the 18th century, however separate fragments translated into Old Russian appear in various florilegiums dating back to 12th-16th centuries. The differences in interpretation of Plato in Russia are connected to the different historical periods and the development of modern forms of education and science, particularly following the reforms of Peter the Great. The study of Plato in Russia has always had a philosophical, scientific and cultural importance. There exists a culturally ingrained myth of the “Platonism” of the russian soul, inclined to a contemplative kind of spirituality; a Platonism of a Christian “Byzantine” variety. Even during the Soviet Union the study of Greek antiquity, including Plato, continued even though it acquired a specific character.

Nevertheless, the institutionalization of these studies has only become possible in the 1990s. Since 1993 a yearly conference, “The universe of Plato’s thought”, takes place in St.Petersburg. Since 2012 yearly Plato conferences take place in Moscow.  Both in St.Petersburg and in Moscow, a number of international Plato specialists have participated. In 2014 the “Plato Philosophical Society”, which closely cooperates with the IPS, has been officially registered. One of its main goals is to lay the groundwork for the publication of new Russian translations of Plato, amongst other things by facilitating the uptake of the rich international experience of analyzing and translating Plato. Since 2014 the “Plato Philosophical Society” publish a periodical “Platonic Investigations / Πλατωνικὰ ζητήματα”, a number of influential international Platonists among its authors and members of its Advisory Committee.

(Text by the organizers)

Call for Papers: The Cult of Saints in Late Antiquity

(Warsaw, 27-29 September 2018)

 

The Cult of Saints in Late Antiquity project is a major 5-year ERC-funded research project, based primarily in Oxford, supported by a team in Warsaw. The project is mapping the cult of saints as a system of beliefs and practices in its earliest and most fluid form, from its origins until around AD 700. Central to the project is a searchable database, in which all the literary, epigraphic, papyrological and documentary evidence for the cult of saints is being collected, whether in Armenian, Coptic, Georgian, Greek, Latin or Syriac. This database, which is continuously being added to, can already be accessed using this link:

http://csla.history.ox.ac.uk.

On 27-29 September 2018 we are organising a final conference in Warsaw, before the project closes at the end of the year. The topic of the conference is as broad as the project – the cult of saints in Late Antiquity. What we hope to achieve is a broad picture of this phenomenon, and so, although we will welcome papers studying the cult of a specific saint, cultic activity or region, saints or regions , we will give priority to those that set cults and cult practices against the wide background of cultic behaviour and belief, now readily accessible through our database (already operational and filling up fast).

 

Among the confirmed key-note speakers we will have Luigi Canetti, Vincent Déroche, Stephanos Efthymiadis, Cynthia Hahn, Anne-Marie Helvétius, Xavier Lequeux, Maria Lidova, Julia Smith, Raymond Van Dam, and Ian Wood.

 

Those interested in presenting papers are requested to send title and short abstract (c. 100 words) to Robert Wiśniewski (r.wisniewski@uw.edu.pl) by 20 April 2018.

 

There is no registration fee, but please, note, we won’t be able to cover travel and accommodation expences.

(Text by the organizers)

 Polemics, Rivalry and Networking in Greco-Roman Antiquity

 LECTIO 8TH INTERNATIONAL CONFERENCE

Leuven, 12-14 December 2018

 CALL FOR PAPERS

 (submission deadline 28 February, 2018)

 

Disagreement and scholarly dispute are essential to any intellectual development. This holds true for ancient cultures no less than for us today. Greek philosophy has been agonistic from long before the formal constitution of philosophical ‘schools’ in the Hellenistic age. In the classical period, Athens famously served as an intellectual battlefield between Socrates and the sophists, in which a full armory of eristic and elenctic strategies was developed. This confrontation was to become a paradigm for the opposition between rhetorical and philosophical models of education, from Plato and Isocrates to the Second Sophistic and beyond.

 

The Hellenistic age saw the rise of schools and other, often more informal types of network which committed its members to a core set of doctrines – not only in philosophy (Stoicism, Epicureanism, Skepticism), but also in medicine (dogmatists vs. empiricists), science (mathematical astronomy vs. more philosophical cosmologies), historiography (pragmatic vs. rhetorical and tragic approaches; pro-Roman vs. pro-Carthaginian accounts), grammar (allegoricists vs. literalists), rhetoric (asianism vs. atticism), poetry (epos vs. shorter types of poetry), and theology (traditionalist vs. more liberal approaches). An essential ingredient of this phenomenon is the development of stereotypic depictions of rival schools and fixed patterns of refutations. Many of these depictions and tropes survived the actual debates from which they emerged and the schools against which they were directed, as is apparent from the Platonic and Christian texts from late Antiquity.

In the Hellenistic period, we also witness the emergence of new intellectual centers, like Alexandria, and of increasingly text-based scholarly communities and networks. From the early imperial age onwards, authoritative texts became increasingly important vehicles of wisdom, and written commentaries gradually acquired a central place in philosophical, rhetorical and religious education. Both Christians and pagans adopted polemical strategies in distinguishing between orthodox and heterodox interpretations of their founding texts, thus leading to controversy between authors who often had much more in common than they were ready to admit. In this context, polemical strategies not only served to refute one’s opponents, but also contributed to establishing intra-school identity and intellectual alliances.

The aim of this conference is to study the role that polemical strategies and intellectual controversy have played in the establishment of ancient learned networks, such as philosophical and scientific schools, scholarly and religious communities, literary circles, etc., as well as in the dynamics of intellectual alliances, traditions, and ‘personal’ networks.

(Text by the organizers)

Confirmed keynote speakers:

  • Philip van der Eijk (Berlin)
  • Peter Gemeinhardt (Göttingen)
  • Pantelis Golitsis (Thessaloniki)
  • Irmgard Männlein-Robert (Tübingen)
  • John Marincola (Florida State University)

 

Please submit your proposal via email (lectio@kuleuven.be) by February 28, 2018.

Visit our website (http://lectio.ghum.kuleuven.be/lectio/conferences).

For all practical details, see the full call for papers.

If you have any questions, please contact Erika.gielen@kuleuven.be or lectio@kuleuven.be.

Origen and the Origenian tradition on progress

Call for Papers

Rome La Sapienza, May, 14-16

Research project: La Wirkungsgeschichte di gnosi e origenismo in età moderna, Sapienza Università di Roma, resp. Gaetano Lettieri

Joint Conference between the “Dipartimento di Storia, Culture, Religioni” of Sapienza University of Rome and the ITN Project Marie Skłodowska-Curie “The History of Human Freedom and Dignity in Western Civilization”.

Deadline for proposals: 8 March 2018.

Προκοπή, profectus: in this category it is possible to encompass all the dynamic movement of the theology of Origen of Alexandria. This movement is the natural modality of man, in progress until the apokatastatic restoration of the protological dimension of the pure intelligence to God. Progress implies freedom and the multiple possibilities to convert to the good: the creature has multiple secular cycles to reach his goal, thanks to the universal goodness of the Father. The soul progresses from aeon to aeon due to the progressive divine revelation, which proposes three ascending grades to the limited freedom of man: the Law, the prophets and the Gospels. The progress of the revelation matches the hermeneutical progress, the duty of the believer, who has to progress from the letter to the Spirit. This corresponds to prayer: the true adoration is ad profectum Spiritus, a mystical outburst towards a God who is light and fire, a Beloved who reveals himself and eludes the grasp of the lover. Progress is hence in Origen the fundamental posture of man and of Biblical exegete. Even deeper, progress is the key to understanding the Origenian Trinity: the Son is the eternal movement of desire towards the Father.

This conference aims to develop and question this interpretative hypothesis, operating on two levels. A first session will be dedicated to the theme of progress in Origen, in its various nuances and in its relationship with the reflections of his time, with particular attention to the Gnostics. This synchronic analysis will be followed by a wide diachronic portrait, which will follow Origen’s Nachleben, his path throughout history. The conference aims to underline the productive power of cultural traditions which had found their stimulus and object in the Origenian speculative inheritance; our hypothesis is that this happened primarily in the sense of a continuous relativisation of dogma and in an endless moral and mystical acceleration. The specific object of analysis will be the continuation of the effort to combine Christian faith and Platonic metaphysics, which had had its highest elaboration in the Gnostic Alexandrian schools and in the proto-Catholic schools of Clement and Origen. Therefore, we will follow the powerful catholic recasting made by the Cappadocians in the East and the fortunes and misfortunes of Origen in the West, where he was to be the teacher of mystics and exegesis (just consider Bernard of Clairvaux) but who was also feared as a heretic. The Platonic combination of the Origenism works in history of modern Western thought as a positive metaphysical meta-dogmatic and optimistic option, against the pessimistic and fideistic lines of Augustinism, as the debate between Erasmus and Luther on the freedom of the will testifies. From Cusano to the Florentine Neoplatonism, from Bruno to the Socinians, from the Cambridge Platonists to Leibnitz, we endeavor to follow the Origenian inheritance until the present age, in its secularization from the theological to the philosophical.

(Text by the organizers)

All paper proposals should include the name, title, affiliation, and email address of the presenter; please submit title and abstract of 250 words maximum. The languages of the conference will be Italian and English. Proposals to be submitted to maria.fallica@uniroma1.it by 8 March 2018.

CFP: Foreign Influences: Philosophy and the Circulation of Knowledge in Antiquity / Influences étrangères : la philosophie et la circulation des connaissances dans l’Antiquité

 

*Foreign Influences: Philosophy and the Circulation of Knowledge in Antiquity*

Interuniversity Colloquium in Ancient Philosophy Montreal (Université du Québec à Montréal), October 24-26, 2018

 

How did Greek and Roman philosophers react to “foreign influences,” or “foreigners” (*xenoi*)? Did Greek and Roman philosophy and literature promote a stereotypical notion of the other, or do we always find different approaches to foreignness? Are stereotypes and prejudices the most common features of ancient representations of foreigners? When philosophers strive to expand the body of knowledge of their time, are they open or closed to the input that may come from other populations?

The Greek concept of the “foreigner” (*xenos*) is rather wide-ranging, as is clear from Socrates’ plea to his judges at the beginning of Plato’s *Apology*, that they tolerate his simple language as they would tolerate a foreigner from Ionia speaking the dialect of that region.

Before Socrates’ philosophical activity, the Presocratics, both physiologists and sophists, were all “guests” or foreigners (*xenoi*) in Athens—not citizens. Moreover, before the arrival of philosophers to mainland Greece, Greeks from Attica or the Peloponnese would go abroad to learn and acquire knowledge. According to Herodotus, Solon, one of the Seven Sages, traveled for ten years to Egypt and to the court of Cresus.

Solon went abroad to “philosophize”, i.e. to collect the wisdom of the learned foreigners.

This conference aims at surveying the different representations of foreigners provided by Greek and Roman philosophers. The goal is to establish whether these representations had an impact on the development of ancient philosophy. Selected papers will focus on the foreigners’

contributions to ancient philosophy and will explain how was possible that philosophy, from its origin through its development, was always intertwined with cultural exchanges around the Mediterranean, despite the different languages, the geographical and historical distances and the barrier of citizenship.

The conference will focus on archaic, classical, Hellenistic, and Roman antiquity. We welcome papers on the notion of “xenos” from different perspectives (anthropological, literary, historical and philosophical).

(Text by the organizers)

 

Please send an abstract of 300-450 words and a short CV to : gili.luca [at] uqam.ca.

Deadline for submission: December 20, 2018. Decisions will be made by January 10, 2018. The conference proceedings will be published.

The organizers:

Benoît Castelnerac (Université de Sherbrooke)

Luca Gili (Université du Québec à Montréal)

Laetitia Monteils-Laeng (Université de Montréal)

 

Versione française

 

Influences étrangères : la philosophie et la circulation des connaissances dans l’Antiquité
 
Colloque inter-universitaire de philosophie ancienne
Montréal (Université du Québec à Montréal), 24-26 octobre 2018
 
Quelle perception se font les Grecs et les Romains de ces « influences étrangères »? Est-ce toujours une vision globale et stéréotypée qui nous en est renvoyée ou y a-t-il un traitement toujours inégal des étrangers? Dans la représentation que les Anciens se font de l’étranger, les stéréotypes, les préjugés prévalent-ils systématiquement sur la réalité de ce que l’on peut apprendre d’un étranger (invité ou non)? À l’égard de ces peuplades plus ou moins bien – ou mal – connues, favorise-t-on une attitude de repli ou au contraire d’ouverture quand les philosophes s’intéressent à l’avancement de la connaissance à leur époque?
La notion d’étranger (xenos) est singulièrement large en Grec classique, en témoigne la précaution que Platon prête à Socrate au début l’Apologie : que ses juges tolèrent son parler sans ornements, comme ils le feraient avec un étranger venu d’Ionie qui en aurait le dialecte.
Avant le succès de Socrate en philosophie, les « présocratiques » (savants ou sophistes) étaient tous des « invités » à Athènes. En outre, avant que les savants ne se rendent en Grèce continentale, les Grecs d’Attique ou du Péloponnèse se rendaient « à l’étranger » pour accumuler les savoirs. Selon Hérodote, Solon, l’un des sept sages, aurait entrepris un voyage de dix ans passant par l’Égypte et la cour de Crésus.
 
Ce colloque a pour objectif de présenter différents aspects de la représentation que les philosophes grecs et romains se faisaient des étrangers, afin d’en évaluer la présence et la contribution dans l’avènement et le développement des savoirs. Il portera sur les différentes périodes de l’Antiquité (archaïque, classique, hellénistique et romaine) et aura une orientation interdisciplinaire (anthropologique, littéraire, historique et philosophique).
 
 
Conférenciers invités :
Renaud Gagné (Cambridge)
Marie-Françoise Baslez (Paris IV)
Anna Schriefl (Bonn)
Mauro Bonazzi (Milan)
 
 
Une proposition de 300-450 mots et un CV doit être envoyé à Luca Gili (gili.luca [arobase] uqam.ca) pour le 20 décembre 2017. Les propositions seront sélectionnées pour le 10 janvier 2018. Les actes du colloque seront publiés.
 
 
Les organisateurs:

Benoît Castelnerac (Université de Sherbrooke)

Luca Gili (Université du Québec à Montréal)

Laetitia Monteils-Laeng (Université de Montréal)    

CFP: Allegory, Poetics, and Symbol in Neoplatonic Texts

 

What is the origin and purport of the idea of the symbol in Neoplatonic poetic theory? What role does allegory play in strategies of Neoplatonic exegesis, either of Plato’s texts or of other canonical or scriptural texts? How do Neoplatonists deploy theories of allegory, analogy, and symbolism to approach traditional texts? 

 

From Plato’s dialogues, to Middle Platonist treatments of those dialogues (e.g., Apuleius’ Golden Ass; Origen’s exegesis of the Phaedrus in the Contra Celsum) to the full-blown Neoplatonic theories of allegory we find in Proclus’ Commentary on the Republic, to later Renaissance uses of symbols and emblems (e.g. Bruno’s imprese in On the Heroic Frenzies), symbolism is a key component of Platonic discourse. What roles do the language of symbol, theories of symbolism, and or other aesthetic approaches to textuality play in the Platonic traditions? How do Neoplatonists apply the category of symbol to registers that are other than literary (as in for example in theurgy)? 

 

Since Sheppard’s 1976 Oxford dissertation, Studies on the 5th and 6th essays of Proclus’ Commentary on the Republic, scholarly interest in Neoplatonic allegory and poetics has increased. Not only is the first volume of the new Cambridge translation of Proclus’ Commentary on the Republic (Edited and translated by Baltzly, Finamore and Miles) about to appear, but now classics volumes such as Lamberton’s Homer the Theologian (Brill 1989) Dawson’s, Allegorical Readers and Cultural Revision in Ancient Alexandria (California 1991) and Struck’s Birth of the Symbol (Princeton 2004)have sponsored an increasingly important field that spans ancient philosophy, poetics, biblical studies, Patristics, and ancient religion. 

 

In this CFP we invite scholars interested in the history, theory, philosophy, and trajectory of symbolism and poetics as they appear in Platonizing texts to submit abstracts of 500–800 words, for papers requiring 15-20 minutes of presentation, electronically to Sara Ahbel-Rappe. The member’s name should appear only on the cover letter, not on the abstract. All abstracts must be received no later than February 24, 2018. Abstracts will be judged anonymously. The panel organizer will subsequently contact those who have written abstracts with the reviewers’ comments and recommendation.

(Text by the organizers)

 

‘Beliefs and Rituals in Antiquity’

Sixth International Interdisciplinary Conference on Ancient Languages and Cultures,

Wroclaw on 6-8 June 2018.

As far as the human memory can reach, ritual way of thinking and dealing with everyday life, is known and widely practiced. There is no known culture, that would be areligious, or that would not perform rituals of any kind. Different beliefs accompany people from the dawn of material culture, and don’t fade within the development of society or technology. Together with ritual activities, they play the role of group identification markers, and often are the main factors in actual policy towards other communities or groups. Beliefs can also determine human behaviours, as well as approaches towards different aspects of everyday life. They are also widely used to explain the nature and its laws, whenever these are not yet understood by people. But what was exactly the role of rituals and beliefs in ancient cultures? What does piety and blasphemy mean to them? How did they act with ritual layers of their lives? And what made them introduce ritual activities in almost (if not every) aspect of their existence?
The most important topics of the conference should be as follows:
Origins and development of ritual
Religious, magic, and everyday rituals
Common beliefs and ritual practices across space and time
Positive and negative aspects of beliefs and rituals – “black” and “white” magic
The role of beliefs and rituals in everyday life
Desecration and its aftermath
Beliefs and rituals as presented in textual sources
Reflections of beliefs and rituals in material culture
Cultural context of beliefs and rituals

(Text by the organizers)

This conference will take a comparative approach, taking a wide geographical and chronological sweep. We warmly invite scholars whose subject of study is the ancient world, including Greece, Rome, Egypt, Near East, India, and Far East. We invite linguists, philologists, historians, archaeologists, sociologists, and lawyers, hoping that this conference will be a forum for the wide range of specialists to exchange their ideas and results of research.
Proposals are now invited for individual papers or posters. Proposals must be attached as anonymous, and must not contain more than 300 words (in English). They can be submitted by 31st January 2018 via conference registration form:
https://forms.office.com/ Pages/ResponsePage.aspx?id=- b5xKxM7MkS19B9awieNDI6Zzt86hAl Gi2BLNVqMD7pUMzdBSUkyTkFSNENYW kExSkRaTzAxNEQ3My4u
Applications of doctoral students should be sent via e-mail, and approved by their supervisors (not in the text of proposal, which must remain anonymous, but with supervisor’s address in CC field), to the conference e-mail address:
beliefs@uwr.edu.pl
All relevant proposals will be accepted after the formal revision made by conference committee by 28th February 2018. The final program of the conference will be released by 31st of March 2018.

Any additional questions please to contact : beliefs@uwr.edu.pl