Philosophy and ancient history: events organised by OIKOS, the Dutch research school for classics, and the research agenda ‘Anchoring Innovation’.

 Conference

Wednesday, December 4th, Utrecht

Matthias Haake (Universität Münster): Philosophy and Philosophising in the Ancient Mediterranean World. Towards a Cultural History of Philosophy between Innovation and Tradition (6th century BCE – 7th century CE)

Venue: Universiteit Utrecht, Janskerkhof 13, 0.06 (Department of Philosophy Religious Studies), 13.00-14.00h

 

Workshop: Intellectual life in late antiquity

Monday, December 9thNijmegen 13.00-13.45h

Jeroen Wijnendaele (Ghent University): Emperors, Officials, and the Grim Reaper – Can we measure ‘the Fall’ of the western Roman empire?

response by Daniëlle Slootjes

 13.45-14.30h

Arthur Oosthout (KU Leuven): Mereological or Metaphysical? Navigating the various interpretations of Proclus El. Theol. 67-69

response by Marije Martijn

 Break

 14.45-15.30h

Thibaut Lejeune (KU Leuven): Assimilation to God: living the ascetic life in late Neoplatonism

response by Albert Joosse                                                              

Break

 16.00-17.00h KEY-NOTE:

Edward Watts (UC San Diego): Hypatia in the Age of Justinian

 

Venue: Radboud University Nijmegen, SP A 00.09 (Spinoza building, RU campus)

“Le retour de l’âme. Exil et retour de l’âme dans la tradition platonicienne impériale”

organisé par l’Université de Lyon (Ecole Normale Supérieure de Lyon et Université Lyon III Jean Moulin).

4 octobre 2019 à la Maison des Sciences de l’Homme de Lyon et le 5 octobre à l’ENS de Lyon, de 9h à 17h30.

L’âme est décrite par les dialogues platoniciens comme étant capable de quitter le monde sensible afin de revenir à son origine intelligible. Le suicide exclu, seul l’effort de la raison, soutenue par la philosophie, peut permettre d’amorcer un tel retour. La pratique philosophique exercée durant l’existence incorporée a également des conséquences sur le sort de l’âme après la mort et sur sa capacité à se libérer du sensible. Ce « retour » de l’âme vers sa patrie intelligible est décrit de manières parfois très éloignées par les médioplatoniciens (Ier s. av. – J.-C. – IIème s. apr. J.-C.) et les néoplatoniciens (IIIème s. – Vème s.). L’édition et la traduction inédites des fragments du De regressu animae de Porphyre par G. Madec et R. Goulet ont notamment permis de mettre en avant l’hésitation du néoplatonisme entre deux attitudes : soit l’homme peut remonter par lui-même, à l’aide de la philosophie, à l’intelligible et assurer ainsi l’immortalité de son âme, comme le soutiennent Numénius, Plotin et Porphyre ; soit il est contraint de faire appel à des puissances divines et démoniaques, comme le soutiennent les partisans de la théurgie que sont Jamblique et Proclus. Le colloque se propose d’examiner ces différentes conceptions du retour de l’âme dans la tradition platonicienne et de faire ainsi un bilan de la recherche internationale sur la doctrine de l’âme dans le platonisme.

VENDREDI 4 OCTOBRE 2019

Introduction par L. Lavaud et J.-F. Pradeau

LES RETOURS MÉDIOPLATONICIENS

Présidence : C. Guigon (Lyon 3)

9h – M. Bonazzi (Utrecht University) : Homoiosis et contemplation chez les medioplatoniciens

10h – Fabienne Jourdan (CNRS, Paris-Sorbonne) : La remontée et la redescente des âmes selon Numénius : une interprétation du mythe d’Er étayée par Homère et les traditions «orientales».

LES RETOURS NÉOPLATONICIENS

11h – L. Brisson (CNRS) : La descente de l’âme humaine et son retour vers l’intelligible, chez Plotin et Porphyre.

12h – Discussion

12h30 – Pause, Déjeuner

Présidence : Thomas Vidart (CPGE, Grenoble)

14h30 – F. Karfik (Université de Fribourg) : « Que veut dire le retour de l’âme chez Plotin ? »

15h30 – Christian Girard (Professeur agrégé de Lettres Classiques, Lyon) : Plotin. L’unité de l’âme, au péril de l’homme ?

16h30 – Discussion

17h30 – Fin de la journée

SAMEDI 5 OCTOBRE 2019

LES RETOURS NÉOPLATONICIENS

Présidence : R. Goulet (CNRS)

9h – C. Steel (Katholieke Universiteit Leuven) : Le retour noétique chez les Néoplatoniciens

10h – J. Dillon (Trinity College, Dublin) : The Ascent of the Soul to the One in Plotinus: Some Reflections

11h – D. P. Taormina (Roma Tor Vergata) : Jamblique. L’âme et ses parcours d’élévation

12h – Discussion

12h30 – Pause, Déjeuner

LES INTERPRÉTATIONS CHRÉTIENNES

Présidence : P. Hoffmann (EPHE)

14h30 – M. Zambon (Université de Padova) : Retour de l’âme et salut de l’homme dans Origène d’Alexandrie

15h30 – D. O’Brien (CNRS) : Augustine’s strange inconsistency when quoting texts from Plotinus and from Porphyry

16h30 – Discussion

17h30 – Fin du colloque

CFP : Colloque “Interroger le texte à l’ère de l’“intelligence mécanique” : la stylistique outillée, au carrefour du disciplinaire et de l’interdisciplinaire”

11 et 12 juin 2019, Montpellier

 

« Je me souviens de l’étonnement où je fus plongé, il y a deux ou trois ans, lorsque des Américains, dans la maison desquels je fréquentais, me parlèrent pour la première fois de « laboratoires de philologie », de « manipulations de textes », d’ »ateliers de psychologie ». […] Je compris que les sciences, les arts, les lettres et la poésie elle-même, tout cela se ferait désormais à la machine.

J’admirai une fois de plus combien les humains sont industrieux et je souhaitai une occasion d’apprendre le maniement d’une de ces intelligences mécaniques au prix desquelles mon cerveau ne me paraissait plus qu’un joujou inutile. » (G. Apollinaire, « La Sorbonne est ébranlée », L’Intransigeant, 5 avril 1911)

 

Appel à communications

Le développement de projets pluri- et interdisciplinaires en Humanités numériques et l’importance des sources littéraires mises à disposition par la numérisation massive d’archives invitent, ces dernières années, à interroger les méthodes de leur exploration outillée. Les éditions numériques enrichies, l’annotation variée, collective et interopérable des ressources littéraires posent en particulier la question de leur spécificité auctoriale et générique lorsqu’elles sont préparées et interrogées dans un environnement numérique. Ainsi, les “données textuelles” extraites d’oeuvres littéraires et analysées par divers outils numériques (lexico- ou textométrie, calculs statistiques,  méthodes de plongement lexical) demandent en effet à être singularisées et reconnues dans leur spécificité intentionnelle et stylistique (Garric et Maurel-Indart, 2010 et 2011). Leurs caractéristiques propres (leur textualité et leur dimension discursive par exemple) doivent alors être prises en compte dans leur étude (notamment quantitative) et confrontées à d’autres analyses qualitatives.

Progressant dans le sens d’une « reconquête de l’expression » (Rastier, 2011), l’enrichissement informatique du texte ouvre la voie à de nouveaux objets d’étude, de nouveaux faits observables et, par conséquent, à une théorie à construire. C’est dans cette perspective qu’émergent de nouvelles disciplines, comme la “stylistique outillée”, dans le sillage de la linguistique de corpus (Williams, 2005), de l’analyse du discours (Maingueneau et Amossy, 2003, Adam et Heidmann,  2005) et de l’analyse lexico- et textométrique (Lebart et Salem, 1994, Pincemin, 2008, Brunet, 2009, Ablali et Kastberg-Sjöblom, 2010).

Cet héritage influence les définitions de cette “stylistique outillée”, ainsi nommée depuis quelques années seulement, qui articule aujourd’hui l’analyse computationnelle et statistique du style (reconnaissance de patterns, attribution d’auteurs, etc.) et sa modélisation au regard des langues, des genres et des périodes considérés. Or on constate que si la linguistique de corpus et l’analyse statistique de textes (littéraires ou non) se sont implantées depuis longtemps dans le champ des études linguistiques, la stylistique outillée reste parfois en marge des “sciences de la culture” et occupe une place assez timide au sein des études stylistiques dont elle adapte les unités d’analyse et la méthode d’exploration des textes.

La méthodologie développée par ce type d’approches outillées engage en effet à des redéfinitions pragmatiques de la notion de style (Herrmann et al., 2015) en y intégrant une dimension contrastive et empirique. L’ancrage de la stylistique outillée dans des travaux inter et pluridisciplinaires semble considérablement influencer non seulement ses objets d’études, mais aussi la conception de son corpus et sa manière de rendre visibles et lisibles ses observables (Jacquot, 2016).

Dans la continuité d’autres conférences internationales qui appelaient à communiquer sur les avancées en “stylistique outillée” (“Machiner la poésie”, “CfP: Digital Stylistics in Romance Studies and Beyond”, “Colloque International PhraseoRom”, par exemple), ce colloque s’articulera autour de deux axes de réflexion :

  • Le premier axe interrogera l’aspect outillé de cette discipline et appelle à proposer des retours d’expériences :
    • La stylistique outillée propose-t-elle seulement une méthode d’analyse des textes ou est-elle susceptible d’acquérir davantage de légitimité conceptuelle et épistémologique ? Dans ce cas, comment articuler ces deux dimensions ? Quelles en sont les conséquences pour un travail inter- et pluridisciplinaire (linguistique, stylistique, littéraire, sociologique, anthropologique…) ?
    • Comment résoudre d’un point de vue méthodologique les problèmes posés par une modélisation textuelle (au niveau des unités structurelles, par exemple) pour confronter les genres et les langues ? Comment les solutions trouvées sont-elles “négociées” et harmonisées ?
    • Comment définir une annotation stylistique ? Comment ménager une annotation “stratifiée” (c’est-à-dire une annotation qui intervient à différents niveaux de l’analyse textuelle et linguistique) ? Quelles sont les techniques automatisées existantes sur lesquelles la stylistique outillée peut se fonder (annotations sémantiques, enrichissement par plongement lexical, etc.) ? Quelle place lui donner dans un projet inter- ou pluridisciplinaire ?
  • Le second axe s’attachera à questionner les apports de la stylistique outillée dans le cadre d’analyses contrastives :
    • Que peut-on chercher à comparer ? Dans quelle mesure ce travail de confrontation contribue-t-il à définir les contours de cette discipline (Underwood, 2014) ?
    • Quelles sont les techniques d’extraction de données et de visualisation utilisées en stylistique outillée au regard des problèmes spécifiques posés par la dimension contrastive de l’analyse stylistique ? En quoi s’inspirent-elles de l’existant (key-words, clustering, AFC) ?
    • Comment ces changements méthodologiques et pratiques modifient-ils la manière d’interpréter les textes ? Comment les dimensions outillée et/ou contrastive contribuent-elles à la faciliter et à la complexifier ? Peut-on parler de “complémentarité” d’approches ?

Les questions proposées ici ne sont évidemment pas exhaustives. Les communications pourront porter sur des corpus en français ou d’autres langues ou sur des corpus contrastifs (langues, genres, auteurs différents). Cette conférence invite tout particulièrement les chercheuses et chercheurs participant à des projets qui intègrent la stylistique outillée ou qui travailleraient à construire leurs propres outils d’analyse à venir présenter leur expérience.

 

Références bibliographiques indicatives

  • Ablali D. et Kastberg-Sjöblom M. (dir.), Linguistique et littérature : Cluny, 40 ans après, Besançon, Presses Universitaires de Franche-Comté, 2010.
  • Adam J-M., Linguistique textuelle. Des genres de discours aux textes. Paris, Nathan, 2004.
  • Adam J-M. et Heidmann U, Sciences du texte et analyse de discours, Genève, Editions Slatkine, 2005.
  • Biber, D et Conrad, S., Register, Genre, and Style. Cambridge, UK; New York, Cambridge University Press, 2009.
  • Brunet E., Comptes d’auteurs. Vol. 1 : Etudes statistiques de Rabelais à Gracq, Paris, H. Champion, 2009.
  • Burrows, J., “‘Delta’: A Measure of Stylistic Difference and a Guide to Likely Authorship.”, in : Literary and Linguistic Computing, 17/3, 2009, p. 267-87. URL :  https://doi.org/10.1093/llc/17.3.267
  • Garric, N. et Maurel-Indart, H. (dir.), Vers une automatisation de l’analyse textuelle, in Texto !, [En ligne], Volumes XV – no 4 (2010) et XVI – no 1 (2011)
  • Guiraud, P., Les Caractères statistiques du vocabulaire, Paris, Presses Universitaires de France, 1954
  • Guyot, A. (2006), « Stylèmes et corpus génériques : un essai de confrontation au service de la stylistique des genres », Corpus, n°5, décembre 2006, en ligne, http://corpus.revues.org/index472.html
  • Herrmann, J. B., Schöch, C. et van Dalen-Oskam, K., “Revisiting Style, a Key Concept in Literary Studies”, in : Journal of Literary Theory, 9/1, 2015, p. 25-52.
  • Jacquot, C., “Rêve d’une épiphanie du style : visibilité et saillance en stylistique et en stylométrie”, in : Revue d’histoire littéraire de la France n°3, 2016, p. 619-670
  • Lebart L. et Salem A., Statistique textuelle, Paris, Dunod, 1994.
  • Leech, G. N., et Short, M., Style in Fiction: A Linguistic Introduction to English Fictional Prose. London ; New York, Longman, 2007.
  • Magri-Mourgues, V. (dir.), Corpus, 5 “Corpus et stylistique”, 2006.
  • Mahlberg, M. Corpus Stylistics and Dickens’s Fiction. London, Routledge, 2013.
  • Maingueneau D. et Amossy R. (dir.), L’Analyse du discours dans les études littéraires, Toulouse, Presses Universitaires du Mirail, 2003.
  • Malrieu, D. & Rastier, F. (2001), « Genres et variations morphosyntaxiques », Traitement automatique des langues, vol. 42, n°2, pp. 548-577.
  • Molinié G. et Cahné P. (éds.), Qu’est-ce que le style ?, Paris, P.U.F, 1994.
  • Pincemin, B., « Modélisation textométrique des textes », JADT 2008, 9èmes Journées internationales d’Analyse statistique des Données Textuelles. Mar 2008, Lyon, France. Presses Universitaires de Lyon, 2, p.949-960, 2008.
  • Rastier François. Arts et Sciences du texte, Paris, Presses Universitaires de France, 2001.
  • Rastier, François. La Mesure et le grain, Paris, Presses Universitaires de France, 2011.
  • Schöch, C., “Topic Modeling Genre: An Exploration of French Classical and Enlightenment Drama.” in : Digital Humanities Quarterly, 11/2 [en ligne], 2017. URL : http://www.digitalhumanities.org/dhq/vol/11/2/000291/000291.html.
  • Underwood, T., “Understanding Genre in a Collection of a Million Volumes, Interim Report.” [en ligne], 2014.
  • Viprey, Jean-Marie. « Morneille, Colière et messieurs Labbé » [en ligne] URL : http://elliadd.univ-fcomte.fr/archives_laseldi/document/affaireMorneilleColiere/morneille.htm 2003.

(Text by the organizers)

 

APPEL À COMMUNICATION

 

Le laboratoire « Métaphysique allemande et philosophie pratique » (MAPP) de l’université de Poitiers organise un colloque international consacré à la réception des œuvres d’Homère et aux usages des thèmes homériques dans l’histoire de la philosophie. Ce colloque, intitulé « Homère et les philosophes », souhaite s’intéresser à la manière dont les philosophes se sont appropriés l’œuvre d’Homère, aussi bien dans l’Antiquité que durant la période moderne et contemporaine. Il s’agira de comprendre comment cette œuvre a pu nourrir la réflexion philosophique mais aussi comment elle peut encore continuer à l’inspirer. Le colloque se déroulera à Poitiers les 20, 21 et 22 mars 2019.

 

ARGUMENTAIRE

 

Les philosophes ont toujours été intéressés par les textes homériques ainsi que par le personnage même d’Homère. Les Anciens se sont ainsi interrogés dès l’origine sur la portée de ces textes, et sur l’usage qui pouvait en être fait. Mais ils ont voulu en dégager le sens en suivant des stratégies de lecture différentes. Certains ont cherché à distinguer (dans ces textes comme dans les mythes de manière plus générale) les faits qui semblent véridiques de ceux qui paraissent invraisemblables (c’est l’orientation adoptée par de nombreux historiens comme Polybe, Diodore de Sicile, Strabon ou Pausanias). Tout en se voyant reconnaître une part de vérité, les récits étaient ainsi épurés de leur contenu fictif. D’autres ont essayé de proposer une lecture allégorique des textes homériques, en cherchant un sens caché derrière leur apparence irrationnelle ou même révoltante. Pour ces auteurs, les puissances divines symbolisaient alors des éléments, certains personnages figuraient des organes du corps humain, des fonctions physiologiques, ou même des vertus. Dans des commentaires philosophiques comme ceux des néoplatoniciens, ces puissances et ces personnages sont considérés comme des représentations de réalités intelligibles (comme c’est le cas chez Porphyre, par exemple, dans L’Antre des nymphes, ou encore chez Proclus).

D’un côté, les textes d’Homère font donc l’objet de critiques, plus ou moins sévères, à l’égard de leur valeur de vérité ou de leur portée éthique. Mais d’un autre côté, ils font l’objet d’un usage original et d’une réappropriation à l’intérieur d’une réflexion plus générale. Cette ambivalence traverse toute l’histoire de la réflexion sur les textes homériques : faut-il se défier de leur contenu, faut-il refuser d’en faire un modèle éthique ou esthétique, ou bien peut-on y puiser les éléments d’une vision du monde que le philosophe appelle de ses vœux ? C’est bien un tel débat que l’on retrouve au XVIIème et au XVIIIème siècles en Europe lorsque se pose notamment la question de la valeur esthétique et exemplaire des œuvres d’Homère (il suffit de rappeler ici la fameuse querelle d’Homère qui oppose en France Madame Dacier à Antoine Houdar de la Motte). Bien entendu, la philosophie prend toute sa part dans ce débat, comme en témoignent les interventions de Voltaire dans l’Essai sur la poésie épique ou de Rousseau dans l’Essai sur l’origine des langues. Mais sa place est tout aussi décisive dans un autre débat qui surgit cette fois au tournant du XVIIIème et du XIXème siècles. La science philologique naissante fait alors d’Homère un enjeu essentiel pour tester ses méthodes et ses théories. Et l’on sait combien les auteurs allemands, Nietzsche en particulier, se montrent intéressés et critiques à la fois envers ces dernières.

L’objet de ce colloque est donc d’étudier ces différentes lectures que les textes homériques ont suscitées au sein de l’histoire de la philosophie. Cette question a rarement été traitée. Les travaux sur la réception d’Homère ont plutôt relevé, jusqu’ici, du champ des études littéraires ou artistiques. Il s’agira donc de proposer une approche nouvelle, en s’interrogeant ici sur la réception d’Homère dans le domaine particulier de la philosophie, aussi bien ancienne que classique ou contemporaine, mais aussi de proposer le premier travail d’ensemble consacré aux rapports entre Homère et la philosophie.

Mais les lectures philosophiques, les usages et les interprétations d’Homère, posent à la philosophie une autre question : comment s’empare-t-elle de textes qui ne sont pas de nature philosophique pour nourrir sa propre démarche ? Par quelles voies la philosophie peut-elle se nourrir de ce qui n’est pas elle (et que signifie, pour elle, interpréter ces textes) ? Autrement dit, comment peut-on philosopher à partir d’Homère (et avec Homère) ? Ce colloque voudra donc chercher quelle philosophie peut encore surgir des textes homériques, et peut-être même dans quelle mesure Homère est philosophe.

 

Les propositions d’interventions devront se répartir selon les trois axes de recherche suivants :

1/ lectures anciennes d’Homère,

2/ lectures modernes et contemporaines,

3/ Homère philosophe ?

 

CALENDRIER

 

Les propositions de communication, comprises entre 400 et 500 mots, seront assorties d’un bref CV de leur auteur et devront être envoyées à sylvain.roux@univ-poitiers.fr, avant le 31 décembre 2018. Les réponses du comité scientifique seront communiquées le 1er février 2019.

Langues du colloque : français, anglais

(Text by the organizers)

Colloque international

ENS de Lyon – IHRIM

Lyon, 7-9 novembre 2018

 

Philon d’Alexandrie dans l’Europe moderne :

réceptions d’un corpus judéo-hellénistique (xvie-xviiies.)

 

Colloque international organisé dans le cadre de l’Oxford Centre for Hebrew and Jewish Studies (Université d’Oxford), de l’ENS de Lyon, de l’Institut d’histoire des représentations et des idées dans les modernités (CNRS, IHRIM), du Labex CoMod (Université de Lyon), de l’Institut d’histoire du livre, de la Société d’étude du xviie siècle, de la Bibliothèque municipale de Lyon,

et de l’Institut des Sources chrétiennes (CNRS, HISOMA)

Comité scientifique : Monique Alexandre, Guillaume Bady, Katell Berthelot

Antonella Del Prete, Marc Fumaroli, Carlos Lévy, Pierre-François Moreau,

Gianni Paganini, Jean-Louis Quantin, David T. Runia, Joanna Weinberg

 

Organisation : Smaranda Marculescu et Frédéric Gabriel

Équipe administrative : Anne Gisclon, Diane Laurent, Afida Madjidi, Anne-Laure Motkin, Alla Zhuk

 

Discutants : Monique Alexandre (Université Paris-Sorbonne), Piet van Boxel (University of Oxford, Bodleian Library), Francesca Calabi (Università di Pavia), Laurent Lavaud (ENS de Lyon)

Carlos Lévy (Université Paris-Sorbonne), Maren Niehoff (The Hebrew University of Jerusalem)

 

 Colloque ouvert au public, aucune inscription nécessaire.

 

Ce colloque international, réunissant des universitaires et des chercheur(e)s européens, américains et australiens, est consacré à la réception de l’œuvre de Philon d’Alexandrie à l’époque moderne, étape essentielle, et pourtant très peu étudiée, dans une longue chaîne qui se déploie de l’époque patristique jusqu’au nouvel essor des études philoniennes des cinquante dernières années. Par le prisme philonien, mais en spécifiant à chaque fois les segments précis des textes mobilisés, ce colloque poursuit l’étude des phénomènes de réception à l’époque moderne, l’étude des usages des références antiques, mais examine aussi la manière dont on découvre véritablement un corpus, dont sa connaissance se diffuse, et il mesure ses effets par rapport aux médiations dont il était précédemment dépendant. Deux axes de recherche ont été choisis : 1) une première approche concerne la philologie et l’histoire du livre ; 2) une seconde souhaite préciser les usages diversifiés de Philon dans les commentaires exégétiques, les traités théologiques, l’érudition historique, et plus largement les controverses.

1) Avec l’édition princeps des œuvres de Philon par Adrien Turnèbe en 1552, à Paris, la réception de Philon prend un nouveau souffle à l’ère de l’imprimé et bon nombre de traductions, en latin et en langues vernaculaires voient le jour. Nous mettrons en perspective ces éditions de Philon avec les contextes sociaux des réseaux d’imprimeurs, d’érudits et de patronages prestigieux. On précisera la connaissance des manuscrits, notamment byzantins, dont dépendent ces travaux, et les options herméneutiques choisies par les traductions qui déterminent la manière dont on comprend Philon dans l’Europe moderne.

2) Au-delà de la transmission textuelle, quel visage de l’auteur retient-on, quelles sont les facettes de l’œuvre philonienne qui sont utilisées ? Comment sont-elles mises à contribution et transformées par les débats en cours ? De quelle manière les lectures, directes ou indirectes, de Philon suscitent-elles l’intérêt et des polémiques entre les différents courants philosophiques et religieux aux xvie-xviiie siècles ? De nombreux sujets intègrent l’apport philonien : platonismes de la Renaissance, histoire du monachisme primitif, préfiguration vétérotestamentaire de la Trinité, socinianisme, etc. Philon étant aussi une source, à côté d’autres corpus, pour la connaissance des matières hébraïques, on se demandera quelle est la place qui lui est octroyée. On s’interrogera également sur les enjeux de sa « redécouverte » par le judaïsme au xvie siècle et sur les conséquences de cette redécouverte pour l’histoire philosophique du judaïsme.

La tenue à Lyon de ce colloque n’est pas le fait du hasard, l’ancrage lyonnais des études philoniennes étant bien connu dans le monde académique. Le premier colloque sur Philon s’est déroulé en septembre 1966 dans cette ville où se trouve l’Institut des Sources Chrétiennes, au sein duquel ont été éditées ses œuvres complètes en trente-six volumes de 1961 à 1992.

(Text by the organizers)

 

Mercredi 7 novembre

 

Matinée : ENS de Lyon, bâtiment Buisson, salle D8001

9h : Accueil et ouverture du colloque par Olivier Bara et Marina Mestre Zaragoza (direction de l’IHRIM) et Smaranda Marculescu (IHRIM, ENS de Lyon)

9h15 : Frédéric Gabriel (CNRS – IHRIM, ENS de Lyon), « La redécouverte de Philon à l’époque moderne : un tournant philologique et herméneutique »

Président de séance : David T. Runia

9h30 : Gregory E. Sterling (Yale University), « Adrianus Turnebus and the Editio Princeps of Philo (1552) »

10h30 : pause café

10h50 : Michael Cover (Marquette University), « Paris and Augsburg revisited: David Hoeschel, Bürgerhumanismus, and the ecumenical completion of Turnèbe’s Philo »

Après-midi : auditorium de la Bibliothèque municipale de Lyon, Part-Dieu

Président de séance : Claudio Moreschini

14h : Marie-Luce Demonet (Université de Tours, CESR), « L’ordre du monde dans la première traduction française du De Mundo (1539) par Louis Meigret »

15h : Luigi-Alberto Sanchi (CNRS – IHD, Paris), « Alexandrie, modèle d’un hellénisme inclusif : Guillaume Budé, lecteur de Philon »

16h : pause café

16h15 : Smaranda Marculescu (IHRIM, ENS de Lyon), « Philo latinus : autour de la traduction de Gelenius »

17h-18h45 : présentation de livres à la Réserve de la Bibliothèque municipale par Jérôme Sirdey (Conservateur du fonds ancien)

 

Jeudi 8 novembre

 

Matinée : ENS de Lyon, bâtiment Buisson, salle D8001

Présidente de séance : Marie-Luce Demonet

8h30 : Lucia Maddalena Tissi (Labex HaStec, LEM, Paris), « Genere Iudaeo, professione Platonico. Philon dans le De perenni philosophia d’Agostino Steuco »

9h15 : Claudio Moreschini (Università di Pisa, Istitutum Patristicum Augustinianum), « La panaugia secondo Patrizi e la tradizione di Filone nel xvi secolo italiano »

10h : pause café

10h30 : François Roudaut (Université de Montpellier, IRCL), « L’influence de Philon dans l’oeuvre théologique et philosophique de Pontus de Tyard (1522-1605) »

11h15 : Thomas Leinkauf (Westfälische Wilhelms-Universität, Münster), « Philo – Graecus, Hebraicus, Proto-Christianus. The presence of Philo Alexandrinus or Judaeus in non-scolastic texts of the 16th century »

Après-midi : salle de séminaire de l’Institut des Sources chrétiennes (22 rue Sala, 2e arrondissement)

Président de séance : Gregory E. Sterling

14h15 : Nicholas Hardy (University of Birmingham), « Philo, theological controversy, and the construction of hellenistic Judaism in the post-Reformation era »

15h : Scott Mandelbrote (University of Cambridge – Peterhouse), « Philo and early modern biblical criticism »

15h45 : pause café

16h15 : Brigitte Tambrun (CNRS – LEM, Paris), « Philon dans les querelles sur la Trinité (xviie s.-débutxviiie s.) »

17h : Gianni Paganini (Università del Piemonte Orientale, Vercelli – Accademia Nazionale dei Lincei),« Moïse législateur. Un thème philonien aux origines du théologico-politique moderne »

17h45 : Matthieu Somon (Université catholique de Louvain, Fondation Sedes sapientiae), « Moïse réinventé à l’aune de Philon »

18h40 : présentation des Sources chrétiennes par Guillaume Bady (CNRS – HISOMA)

 

Vendredi 9 novembre

 

ENS de Lyon, bâtiment Buisson, salle D8001

Président de séance : Gianni Paganini

8h30 : Joanna Weinberg (University of Oxford), « Rabbi or Sectarian: the debate over Philo of Alexandria among Jews in early modern Italy »

9h15 : Myriam Silvera (Università di Roma « Tor Vergata »), « L’œuvre de Philon à l’attention du rabbin Menasseh ben Israel »

10h : pause café

10h30 : Pierre-François Moreau (ENS de Lyon, IHRIM), « Spinoza, Philon et le pseudo-Philon »

11h15 : Giovanni Benedetto (Università degli Studi di Milano), « Philo Platonicus : a seventeenth century controversy »

12h : David T. Runia (Australian Catholic University, University of Melbourne), « How in scholarship an end and a beginning can overlap: Joh. Alb. Fabricius (1668-1736) and the 1729 edition of Philo’s Opera omnia »

Présidente de séance : Myriam Silvera

14h15 : Martine Pécharman (CNRS – CRAL, EHESS), « Le néoplatonisme de Cambridge et l’autorité de Philon »

15h : Marco Rizzi (Università Cattolica del Sacro Cuore), « Philon dans l’œuvre de John Selden : entre droit et érudition dans l’Angleterre du xviie siècle »

15h45 : pause café

16h : Jérémy Delmulle (IRHT, Paris), « Sur la religion des Thérapeutes. La controverse entre Bernard de Montfaucon et Jean IV Bouhier (1709-1713) »

17h : Remerciements et fin du colloque

At least since Socrates, philosophy has been understood as the desire for acquiring a special kind of knowledge, namely wisdom, a kind of knowledge that human beings ordinarily do not possess. According to ancient thinkers this desire may result from a variety of causes: wonder or astonishment, the painful realization that one lacks wisdom, or encountering certain hard perplexities or aporiai. As a result of this basic understanding of philosophy, Greek thinkers tended to regard philosophy as an activity of inquiry (zētēsis) rather than as a specific discipline. Discussions concerning the right manner of engaging in philosophical inquiry – what methodoi or routes of inquiry were best suited to lead one to wisdom – accordingly became an integral part of ancient philosophy, as did the question how such manners of inquiry related to, and differed from, other types of inquiry, for instance medical or mathematical.

It is the ideal of philosophy as inquiry, and the various ways in which ancient philosophers conceived of the manner in which such inquiry should be conducted, that we wish to concentrate on in this issue of Logical Analysis and History of Philosophy, whose preliminary title is ‘Ancient Modes of Philosophical Inquiry’. Its aim is, broadly, to investigate the various ways in which ancient philosophers conducted their philosophical investigations, and reflected on how philosophical investigation should be conducted. In particular, we understand this topic in contra-distinction to the explicit epistemologies ancient authors have put forward (for instance, the theory Aristotle describes in his Posterior Analytics).

Please also see the extended call that includes topics we are particularly interested in.

According to the current publication plans of Logical Analysis and History of Philosophy, our issue will appear in print in 2020. Since Logical Analysis and History of Philosophy is a peer-reviewed journal, we will need to receive submissions by 31 March 2019.

(Text by the organizers)

Jens Kristian Larsen (University of Bergen) and Philipp Steinkrüger (Ruhr-Universität Bochum) will serve as Guest-Editors for this volume. For further inquiries, please contact

Philipp Steinkrüger (philipp.steinkrueger@rub.de)

Jens Kristian Larsen (jens.larsen@uib.no)

 


	
Les « mystères » au IIe siècle de notre ère : un ‘mysteric turn’ ?
jeudi 20 – 14:00 – samedi 22 septembre 2018 – 17:00

Colloque international organisé par Nicole BELAYCHE (EPHE, PSL / AnHiMA), Philippe HOFFMANN (EPHE, PSL / LEM), Francesco MASSA (Université de Genève).

Paris, 20-22 septembre 2018.
INHA – 2 rue Vivienne, 75002 Paris

Cette rencontre conclut près de quatre années de recherche sur « Les ‘cultes à mystères’ (mystèriateletaiorgia, etc.) et leurs acteurs spécialisés », dans le cadre d’un programme de l’équipe AnHiMA (UMR 8210), porté conjointement avec l’Université de Genève (projet « Ambizione » du Fonds National Suisse de la recherche scientifique), avec le concours du Labex Hastec.

(Text by the organizers)

PROGRAMME

Jeudi 20 septembre 2018 – Salle Vasari

14h Accueil
14h10 Nicole Belayche, Francesco Massa, Introduction

Approcher des rituels mystériques au IIe siècle : un état des ‘lieux’ Modérateur : Jacques des Courtils (Bordeaux)

14h30 Nicole Belayche (Paris), Briser la loi du silence ? Les initiations à Éleusis au IIe siècle
15h Sandra Blakely (Emory, GA), Samothracian Mysteries in the Second Century: a Cosmological Turn in an Archaeological Setting
15h30-16h Discussion

16h-16h30 pause

Modératrice : Anne-Françoise Jaccottet (Genève)
16h30 Beatriz Pañeda Murcia (Madrid-Paris), Les cultes isiaques au IIe siècle de notre ère : entre mystérisation et égyptianisation ?
17h Francesco D’Andria (Lecce), Des « mystères » à Hiérapolis de Phrygie ?
17h30 Jennifer Larson (Kent, Ohio), The Cognitive Anatomy of a Mystery Cult
18h-18h45 Discussion

Vendredi 21 septembre 2018 – Salle Vasari

Une « mystérisation » dans la littérature du IIe siècle ?
Modérateur : Constantin Macris (Paris)

9h30 Mauro Bonazzi (Utrecht), Plutarque et les mystères de la philosophie

10h Jordi Pia Comella (Paris, IUF), Du ‘mystère’ dans le stoïcisme ? Les cas de Sénèque, Cornutus, Perse et Épictète

10h30-11h Discussion

11h-11h30 pause

Modérateur : Francesco Massa (Genève)
11h30 Andrei Timotin (Bucarest), La place de Théon de Smyrne dans la métaphorisation philosophique des mystères
12h Anne-France Morand (Laval), Les mystères dans les Hymnes orphiques : continuité ou rupture ?
12h30-13h Discussion
13h-14h30 déjeuner

Modérateur : Daniel Barbu (Paris)
14h30 Georgia Petridou (Liverpool), Resonant Mysteries: Illness as Initiation in Aelius Aristides’ Hieroi Logoi.
15h Antoine Pietrobelli (Reims), Galien hiérophante : les mystères de la médecine
15h30 Geoffrey Herman (Paris), ‘Mistorin’ dans la littérature rabbinique classique
16h-16h45 Discussion

16h45-17h15 pause
18h15 ΚΑΤΑΥΛΕΙΝ : Éros – Eρως
Concert de l’ensemble MELPOMEN – Direction Conrad Steinmann Auditorium de l’INHA

Samedi 22 septembre 2018 – Salle Vasari

Des effets de la « mystérisation » ?
Modérateur : Louise Bruit (Paris)
9h00 Françoise Van Haeperen (Louvain), Tauroboles et mystères phrygiens au IIe siècle
9h30 Charles Delattre (Lille), La mythographie au secours de la mystériographie. Les références aux mystères dans la Bibliothèque du ps. Apollodore et dans le De fluviis du ps. Plutarque
10h Romain Brethes (Paris), Romans grecs, romans à mystères ? Un état des lieux
10h30-11h15 Discussion

11h15-11h45 pause
Modératrice : Nicole Belayche (Paris)
11h45 Francesco Massa (Genève), Les auteurs chrétiens face aux mystères au IIe siècle : koinè culturelle ou compétition cultuelle ?
12h15 Marie-Odile Boulnois (Paris), « Les mystères véritables » : Origène en confrontation dans le Contre Celse et les nouvelles Homélies sur les Psaumes
12h45-13h15 Discussion

13h15-14h45 déjeuner
Modérateur : Christopher Faraone (Chicago)
14h45 Thomas Galoppin (Toulouse), « Ô bienheureux myste de la magie sacrée ! » De l’initiation à l’empowerment dans les papyrus « magiques » grecs.
15h15 Florian Audureau (Paris), Approche interculturelle d’un « mystère » magique : la fonction du μυσταγωγός dans la lettre de Néphotès (PGM IV, 154-285)
15h45-16h15 Discussion
16h15-16h45 Philippe Hoffmann (Paris), Pour conclure…

CFP 15TH FIEC ANNUAL CONFERENCE 2019

 

The 15th annual conference of the International Federation of Associations of Classical Associations / Fédération Internationale des Associations d’Études Classiques (FIEC) will take place in conjunction with the 2019 Classical Association Annual conference on 4th-8th July 2019 in the Institute of Education (UCL) in Bloomsbury London. FIEC business meetings will take place on 4th July, and the conference proper will begin on 5th July. We expect hundreds of classicists from all over the world and at any stage in their career to attend, to hear plenary lectures from international leaders in our field, to present and hear papers, to participate in debates and discussions and to take part in cultural activities and workshops.

The Programme Committee is now inviting proposals for panels and posters.

The Programme Committee aims to select a range of panels that reflects the breadth of traditional and non-traditional classics, including but not limited to Greek and Latin literatures of all periods, linguistics, ancient history in its widest sense, philosophy and religion, art and archaeology, Neo-Latin and Byzantine studies, and the past and current reception of the classics in all media and in different cultures and traditions. We also welcome panels drawing on comparative and interdisciplinary studies. We anticipate there will be panels discussing national traditions in classical research and that some panels will deal with non-Greek peoples such as Etruscans, Persians and Phoenicians. We especially encourage panels dealing with pedagogy and outreach.

Please send all proposals to fiec2019@ucl.ac.uk

(Text by the organizers)