Istituto Svizzero

Plotino sull’immortalità dell’anima

Descrizione e organizzazione

Nuove prospettive di ricerca interdisciplinare su Enn. IV.7 (2)
Il trattato enneadico IV.7 (2) Sull’immortalità dell’anima è un testo singolare. L’opera è da riportare ai primissimi anni
dell’attività di Plotino come autore di trattati filosofici, occupa il secondo posto nella lista ‘cronologica’ inserita da Porfirio nella Vita Plotini (ed è lo stesso Porfirio a includerlo nella quarta enneade, contenente gli scritti plotiniani sulla terza delle tre ipostasi supreme, l’anima). È dunque preceduto dal solo, breve, trattato I.6 (1) Sul bello, e si tratta quindi del primo tentativo di riflessione da parte del pensatore di Licopoli sul problema dell’immortalità dell’anima. Plotino fa precedere la propria trattazione della questione (affrontata dal punto di vista di un pensatore di scuola platonica) da una lunga dossografia polemica tesa a dimostrare la falsità delle concezioni proposte, a riguardo, da alcune delle scuole filosofiche più celebri dell’antichità: vengono quindi confutate, una dopo l’altra, le tesi epicuree, stoiche (anima come materia), pitagoriche (anima come armonia), peripatetiche (anima come entelechia). Tale excursus occupa una parte molto ampia del trattato, e, per il modo in cui Plotino mette in campo le proprie tecniche argomentative, e per le informazioni che fornisce su altri sistemi di pensiero, ne costituisce, evidentemente, uno degli aspetti più interessanti: non è tuttavia certamente il solo. Il trattato IV.7 si pone difatti al centro di alcune discussioni di rilievo cruciale concernenti la storia del testo del corpus plotiniano in età tardo antica, lo studio della tradizione manoscritta, la valutazione dell’apporto della tradizione indiretta, l’influenza della tradizione gnostica, l’utilizzo delle fonti arabe. Il convegno si propone di esplorare lo spettro delle linee di ricerca convergenti su IV.7 (2). Grazie alla partecipazione di alcuni tra i migliori specialisti, italiani e stranieri, avremo modo di esaminare questo stimolante testo plotiniano privilegiando una prospettiva interdisciplinare e multidisciplinare che sia in grado di affrontare la pluralità di domande suscitate dal trattato. Siamo fermamente convinti del fatto che, dato il livello di specializzazione ormai raggiunto dalle diverse discipline in campo scientifico, soltanto un approccio di questo tipo, fondato sulle competenze di un’équipe diversificata, possa condurre a risultati realmente nuovi. Il testo su cui concentreremo i nostri sforzi appare, come si è visto, estremamente promettente. L’evento è realizzato in collaborazione con la Scuola Superiore di Studi in Filosofia dell’Università degli Studi di Roma Tor Vergata.

12.03.2021, Online via Zoom

Registrazione 

Programma

H09:00 – Apertura dei lavori. Saluti di Adrian Brändli e presentazione del Convegno
H09:30 – Daniela P. Taormina: Struttura e temi di Plotino IV.7 (2)
H10:15 – Lorenzo Ferroni: Observations critiques sur le texte de Plotin IV.7 (2)
H11:00 – Pausa
H11:15 – Nicolas D’Andrès: Cette autre espèce d’âme (Tim. 69 C) est-elle immortelle, chez Plotin, au même titre que l’âme
rationnelle ? (Enn. IV.’97, 13-14)
H12:00 – Gheorghe Pașcalău: En partant de la beauté vers l’Un à travers l’âme. La place du traité IV.7 (2) dans la
composition des premiers écrits plotiniens
H14:30 – Luca Gili: Forms as Wholes. Plotinus’ Critique of the Entelecheia-Soul
H15:15 – Claudia Lo Casto: Il tema del ‘vero uomo’ in Plotino, Enn. IV.7 (2)
H16:00 – Pausa
H16:15 – Jean-Marc Narbonne: Éléments de pensée gnostique dans le traité 2 de Plotin
H17:00 – Federico Maria Petrucci: Polemica e costruzione: gli avversari di Plotino in Enn. IV.7

Contato

Istituto Svizzero

Università Roma To Vergata

(Testo degli organizzatori)

Link

https://www.istitutosvizzero.it/it/conferenza/plotino-sullimmortalita-dellanima-nuove-prospettive-di-ricerca-interdisciplinare-su-enn-iv-7-2/

Centre Léon Robin

CAUSES, PASSIONS, ACTIONS (IV)

L’individu et la communauté

Programme 

jeudi  21 janvier : 14h30-18h30 EN VISIOCONFERENCE : Causes et maladies

 Antonio DE CASTRO CAEIRO (Universidade Nova, Lisbonne) : Le diagnostic hippocratique de l’épidémie chez Thucydide (Hist. 47,2-54)

jeudi 18 février : 14h30-18h30 (Maison de la Recherche, salle S002) : L’honneur de l’individu

Douglas CAIRNS (Edinburgh) : Forms of Pride in Ancient Greek Culture

jeudi 25 mars : 14h30-18h30 (Maison de la Recherche, salle S002) : Étonnement et ironie dans la communauté em dialogue

Natalia KRAMAR (Centre Léon Robin) : Étonnement, ironie et éthique dans les dialogues de jeunesse de Platon

Journées d’études : Divination, déterminisme et autonomie morale

(Maison de la Recherche, salle S223)

jeudi 20 mai, 9h30-18h30:

Rossella SAETTA COTTONE (Centre Léon Robin) : Le daimonion de Socrate :   divination et autonomie morale

Marco ZINGANO (São Paulo, USP), Aristote et les futurs contingents: histoire d’une autre bataille

Carlo NATALI (Venise Ca’ Foscari, Centre Léon Robin) : Prophétie e libre arbitre dans le commentaire de Boèce à De Interpretatione 9

Cristina VIANO (Centre Léon Robin) : Aristote et Olympiodore contre les astrologues

vendredi 21 mai, 9h30-18h30:

Izabela JURASZ (Centre Léon Robin) : Bardesane et l’interprétation astrologique de la biologie d’Aristote

Markham GELLER (University College, London/IEA Paris) : The moral compass in Babylonian magic

Victor GYSEMBERGH (Centre Léon Robin) : Déterminisme et moralité dans la divination assyrobabylonienne

Tiziana LIPPIELLO (Venise Ca’ Foscari) : Divination and moral autonomy in China

jeudi 10 juin : 14h30-18h30 (Maison de la Recherche, salle S002) : Passions de l’histoire et de la fiction

Francesca GAZZANO (Université de Gênes) : Sine ira et studio. Greek historians and passions

Olivier CAÏRA (Centre Pierre Naville, niversité Paris Saclay/EHESS) : Plaisirs paradoxaux : peine, peur et frustration dans les expériences fictionnelles

Il sera possible de suivre les séances en visioconférence: pour s’inscrire, écrire à:

cristina.viano@sorbonne-universite.fr

Il est rappelé qu’en raison de l’évolution de la situation sanitaire,

ce programme est susceptible d’être modifié. Se reporter au site du Centre Léon Robin.

Contact

cristina.viano@wanadoo.fr

(Texte des organisateurs)

Lien

http://www.centreleonrobin.fr/28-recherche/seminaires/114-aitia-pathos-la-doctrine-aristot%C3%A9licienne-des-%C3%A9motions

Huma-num

10 ans de corpus d’auteurs

 

Description et organisation

Le consortium « Corpus d’auteurs pour les humanités : informatisation, édition, recherche » (CAHIER) de la TGIR Huma-Num a dix ans et pour célébrer cet évènement, il souhaite réunir l’ensemble de ses membres mais également des représentants d’autres projets et initiatives numériques en France et ailleurs, pour une rencontre sur les nouveaux savoirs produits dans le domaine des sciences du texte grâce aux corpus numériques et aux bases de données. Plutôt qu’un bilan d’une décennie du consortium, ce colloque veut être un espace de dialogue entre les différents spécialistes des corpus d’auteurs sur les résultats de l’exploration de ces ressources après leur constitution, gestion, publication et pérennisation, ou après la création de nouvelles applications ou plateformes.

Vos propositions sont attendues à partir du 26-10-2020. L’appel à communications, les modalités de dépôt et d’inscription sont présentées sur le site du colloque : https://cahier10.sciencesconf.org/.
Le colloque sera organisé (pour la partie présentielle) à Bordeaux, du 07 au 10 juin 2021.

Contact

cahier10@sciencesconf.org

(Texte des organisateurs)

Lien

https://humanum.hypotheses.org/6254

Humanistica

COLLOQUE HUMANISTICA 2020

Premier colloque de l’association francophone des humanités numériques

Description et organisation

À l’heure où les humanités numériques connaissent un tournant décisif tant sur le plan quantitatif que qualitatif, Humanistica, l’association francophone des humanités numériques créée en 2014, organise son premier colloque. Elle invite ainsi la communauté scientifique à interroger ses résultats et ses méthodes de recherche, ses usages de l’informatique, ses objets traditionnels ou nouveaux, pour mesurer le chemin parcouru et s’engager dans une nouvelle décennie de développement.

En 2010, le Manifeste des Digital Humanities répondait au constat de Milad Doueihi concernant la « conversion numérique en cours » et appelait à la consolidation du domaine. Dix ans plus tard, une transdiscipline a-t-elle émergé ? L’omniprésence de l’expression « humanités numériques » est-elle trompeuse ou témoigne-t-elle d’une prise en compte d’un tournant méthodologique, épistémologique et culturel pris par la recherche en sciences humaines ? Sommes-nous en train d’inventer ou de nous adapter ?

Humanistica suggère aux participants du colloque de répondre à ces différentes questions du point de vue de leurs résultats scientifiques et de leur expérience pédagogique. Trois axes, que nous donnons à titre indicatif, peuvent guider la réflexion :

Enseignement et formation à la recherche

L’université forme par la recherche et à la recherche. Les humanités numériques semblent ouvrir des possibilités de formation plus précoce grâce à l’intégration au sein de projets qui permettent de se confronter aux documents et aux corpus. Les étudiants réalisent ainsi des tâches de transcription, d’encodage mais aussi de valorisation, de médiation et de communication autour de leurs travaux. Cette relation entre enseignement et recherche paraît essentielle non seulement pour susciter des vocations mais également pour offrir des pistes de développement dans les années à venir, en relation avec le monde professionnel.

> Le colloque est intéressé par vos expériences et vos expérimentations touchant ce lien entre recherche et enseignement, que ce soit au niveau de la licence ou du master, ainsi que dans le secondaire.

Infrastructures et outils

Les humanités numériques francophones ont été particulièrement actives depuis vingt ans dans la création d’infrastructures exemplaires. Qu’elles soient dédiées à la publication, à la diffusion des résultats de la recherche scientifique en accès libre, au développement de services et d’outils gérant le cycle de vie des données, ces infrastructures transversales ont contribué à transformer notre milieu de travail – mais de quelle façon et avec quel succès ? Le terrain est-il prêt pour que les sciences humaines entrent davantage dans l’ère numérique ?

> Le colloque attend vos retours d’expériences en matière de projets d’infrastructures, d’utilisation des services, de besoins encore à satisfaire.

Sciences humaines et résultats

Alors que la numérisation de la société transforme les emplois et les carrières dans de nombreux secteurs professionnels, les métiers de la science n’échappent pas à ces évolutions. De nouveaux besoins, en termes de services notamment, changent la façon de faire des humanités à l’époque de la science ouverte. Quels sont exactement ces nouveaux besoins ? Comment influencent-ils la conduite de la recherche ? Qu’appelle-t-on dorénavant « résultats » de la recherche en sciences humaines, notamment lorsqu’elle est financée selon des critères en évolution ? S’agit-il d’exposer le processus de collecte des données ? D’adopter une approche expérimentale ? De rendre transparente la méthode mise en œuvre ? De tout cela à la fois ? Qu’est-ce que la reproductibilité des travaux dans les sciences humaines ? Que signifie, en outre, « passer à l’échelle » dans nos disciplines ?

> Le colloque attend des réflexions issues de votre recherche et de vos pratiques.

Programme

Seront acceptées des communications sur des travaux achevés ou en cours, des présentations d’outils ou de prototypes et des réflexions sur les sources utilisées dans un cadre académique ou pédagogique (archives, corpus, enquêtes, données), qu’il s’agisse de rendre opérationnelles ou de redéfinir nos catégories d’analyse. À moins qu’elles ne comportent explicitement une dimension réflexive ou méthodologique, les présentations de projets, infrastructures ou institutions privilégieront le format du poster.

Les propositions de contribution prendront les formes suivantes :

Communications de 20 minutes, qui seront ensuite organisées en sessions thématiques. Les propositions de communications se présenteront sous la forme d’un texte de 250 à 500 mots, références non comprises.

Posters, que les auteurs seront invités à présenter en 3 minutes durant une session d’interventions éclair (poster slam). Les propositions de posters se présenteront sous la forme d’un texte de 250 à 500 mots, références non comprises.

Les propositions devront être soumises sur la plateforme du colloque le 15 janvier 2020 au plus tard. Les réponses (acceptation ou refus) seront envoyées au terme d’une évaluation en simple aveugle, au plus tard le 15 février 2020.

Des articles découlant des communications pourront être soumis à la http://www.humanisti.ca/revuehttp://www.humanisti.ca/revue, dont les numéros 1 et 2 paraîtront en 2020.

En février 2020 sera diffusé un appel spécifique concernant les formes suivantes :

Ateliers de formation ou de groupes de travail, qui prendront place le jour qui précède le colloque, c’est-à-dire le 12 mai 2020.

Tables rondes dont l’objectif est d’offrir la possibilité de proposer en amont du colloque des sujets de discussion, à propos de méthodes de recherche, de questions pédagogiques ou de débats. Un document collaboratif permettra aux propositions de se rejoindre et former des panels destinés à s’auto-organiser en vue du colloque.

IUT BORDEAUX MONTAIGNE

Le colloque se tient à l’IUT Bordeaux Montaigne du 13 au 14 mai 2020, après une journée d’ateliers le 12 mai.

Contact
Université Bordeaux Montaigne

Institut universitaire de technologie Bordeaux Montaigne

1 rue Jacques Ellul

33800 Bordeaux

humanistica2020@sciencesconf.org

(Texte des organisateurs)

Oikos

Intellectual Life in Late Antiquity

 

Programme 

Wednesday, December 4th, Utrecht

Matthias Haake (Universität Münster): Philosophy and Philosophising in the Ancient Mediterranean World. Towards a Cultural History of Philosophy between Innovation and Tradition (6th century BCE – 7th century CE)

Venue: Universiteit Utrecht, Janskerkhof 13, 0.06 (Department of Philosophy Religious Studies), 13.00-14.00h

Workshop: Intellectual life in late antiquity

Monday, December 9thNijmegen 13.00-13.45h

Jeroen Wijnendaele (Ghent University): Emperors, Officials, and the Grim Reaper – Can we measure ‘the Fall’ of the western Roman empire?

response by Daniëlle Slootjes

 13.45-14.30h

Arthur Oosthout (KU Leuven): Mereological or Metaphysical? Navigating the various interpretations of Proclus El. Theol. 67-69

response by Marije Martijn

 Break

 14.45-15.30h

Thibaut Lejeune (KU Leuven): Assimilation to God: living the ascetic life in late Neoplatonism

response by Albert Joosse                                                              

Break

 16.00-17.00h KEY-NOTE:

Edward Watts (UC San Diego): Hypatia in the Age of Justinian

Contact

Venue: Radboud University Nijmegen, SP A 00.09 (Spinoza building, RU campus)

(Text by the organisers) 

Link

https://www.rug.nl/research/research-let/onderzoekscholen/oikos/?lang=en

Université de Lyon

Le retour de l’âme

Exil et retour de l’âme dans la tradition platonicienne impériale

Description et organisation

L’âme est décrite par les dialogues platoniciens comme étant capable de quitter le monde sensible afin de revenir à son origine intelligible. Le suicide exclu, seul l’effort de la raison, soutenue par la philosophie, peut permettre d’amorcer un tel retour. La pratique philosophique exercée durant l’existence incorporée a également des conséquences sur le sort de l’âme après la mort et sur sa capacité à se libérer du sensible. Ce « retour » de l’âme vers sa patrie intelligible est décrit de manières parfois très éloignées par les médioplatoniciens (Ier s. av. – J.-C. – IIème s. apr. J.-C.) et les néoplatoniciens (IIIème s. – Vème s.). L’édition et la traduction inédites des fragments du De regressu animae de Porphyre par G. Madec et R. Goulet ont notamment permis de mettre en avant l’hésitation du néoplatonisme entre deux attitudes : soit l’homme peut remonter par lui-même, à l’aide de la philosophie, à l’intelligible et assurer ainsi l’immortalité de son âme, comme le soutiennent Numénius, Plotin et Porphyre ; soit il est contraint de faire appel à des puissances divines et démoniaques, comme le soutiennent les partisans de la théurgie que sont Jamblique et Proclus. Le colloque se propose d’examiner ces différentes conceptions du retour de l’âme dans la tradition platonicienne et de faire ainsi un bilan de la recherche internationale sur la doctrine de l’âme dans le platonisme.

Le 4 octobre 2019 à la Maison des Sciences de l’Homme de Lyon et le 5 octobre à l’ENS de Lyon, de 9h à 17h30.

Programme

VENDREDI 4 OCTOBRE 2019

Introduction par L. Lavaud et J.-F. Pradeau

LES RETOURS MÉDIOPLATONICIENS

Présidence : C. Guigon (Lyon 3)

9h – M. Bonazzi (Utrecht University) : Homoiosis et contemplation chez les medioplatoniciens

10h – Fabienne Jourdan (CNRS, Paris-Sorbonne) : La remontée et la redescente des âmes selon Numénius : une interprétation du mythe d’Er étayée par Homère et les traditions «orientales».

LES RETOURS NÉOPLATONICIENS

11h – L. Brisson (CNRS) : La descente de l’âme humaine et son retour vers l’intelligible, chez Plotin et Porphyre.

12h – Discussion

12h30 – Pause, Déjeuner

Présidence : Thomas Vidart (CPGE, Grenoble)

14h30 – F. Karfik (Université de Fribourg) : « Que veut dire le retour de l’âme chez Plotin ? »

15h30 – Christian Girard (Professeur agrégé de Lettres Classiques, Lyon) : Plotin. L’unité de l’âme, au péril de l’homme ?

16h30 – Discussion

17h30 – Fin de la journée

SAMEDI 5 OCTOBRE 2019

LES RETOURS NÉOPLATONICIENS

Présidence : R. Goulet (CNRS)

9h – C. Steel (Katholieke Universiteit Leuven) : Le retour noétique chez les Néoplatoniciens

10h – J. Dillon (Trinity College, Dublin) : The Ascent of the Soul to the One in Plotinus: Some Reflections

11h – D. P. Taormina (Roma Tor Vergata) : Jamblique. L’âme et ses parcours d’élévation

12h – Discussion

12h30 – Pause, Déjeuner

LES INTERPRÉTATIONS CHRÉTIENNES

Présidence : P. Hoffmann (EPHE)

14h30 – M. Zambon (Université de Padova) : Retour de l’âme et salut de l’homme dans Origène d’Alexandrie

15h30 – D. O’Brien (CNRS) : Augustine’s strange inconsistency when quoting texts from Plotinus and from Porphyry

16h30 – Discussion

17h30 – Fin du colloque

Contact

Laurant Lavaud laurent.lavaud@ens-lyon.fr

Jean François Pradeau deregressu@gmail.com

(Texte des organisateurs)

Lien

http://ihrim.ens-lyon.fr/manifestations/article/le-retour-de-l-ame-exil-et-retour-de-l-ame-dans-la-tradition-platonicienne

EPHE

La naissance de la théologie comme science

Description et organisation

Projet soutenu par le CRSH (Canada) en association avec l’École Pratique des Hautes Études.

Programme

Session 1 : De la religion traditionnelle à la théologie comme science : le dossier grec

Session 2 : La théologie comme science : le dossier latin

Contact

Institut national d’Histoire de l’art
2, rue Vivienne – 75002 Paris, salle Vasari

(Texte des organisateurs)

Lien

https://www.ephe.psl.eu/actualites/la-naissance-de-la-theologie-comme-science

Collège de France

« Je vous salue Joseph »

Description et organisation

Colloque international réuni par Anne-Catherine Baudoin (Université de Genève) & Carlo Ossola (Collège de France).

Programme

Vendredi 17 mai 2019, 9h30-18h, Collège de France, amphithéâtre Halbwachs

Samedi 18 mai 2019, 9h30-18h, École normale supérieure, salle Dussane

Contact

Anne-Catherine.Baudoin@unige.ch

(Texte des organisateurs)

Lien

https://www.college-de-france.fr/site/carlo-ossola/symposium-2018-2019.htm

 

Montpellier (Université Paul-Valéry)

“Interroger le texte à l’ère de l’“intelligence mécanique” 

la stylistique outillée, au carrefour du disciplinaire et de l’interdisciplinaire”

 

Description et organisation

« Je me souviens de l’étonnement où je fus plongé, il y a deux ou trois ans, lorsque des Américains, dans la maison desquels je fréquentais, me parlèrent pour la première fois de « laboratoires de philologie », de « manipulations de textes », d’ »ateliers de psychologie ». […] Je compris que les sciences, les arts, les lettres et la poésie elle-même, tout cela se ferait désormais à la machine.

J’admirai une fois de plus combien les humains sont industrieux et je souhaitai une occasion d’apprendre le maniement d’une de ces intelligences mécaniques au prix desquelles mon cerveau ne me paraissait plus qu’un joujou inutile. » (G. Apollinaire, « La Sorbonne est ébranlée », L’Intransigeant, 5 avril 1911)

Appel à communications

Le développement de projets pluri- et interdisciplinaires en Humanités numériques et l’importance des sources littéraires mises à disposition par la numérisation massive d’archives invitent, ces dernières années, à interroger les méthodes de leur exploration outillée. Les éditions numériques enrichies, l’annotation variée, collective et interopérable des ressources littéraires posent en particulier la question de leur spécificité auctoriale et générique lorsqu’elles sont préparées et interrogées dans un environnement numérique. Ainsi, les “données textuelles” extraites d’oeuvres littéraires et analysées par divers outils numériques (lexico- ou textométrie, calculs statistiques,  méthodes de plongement lexical) demandent en effet à être singularisées et reconnues dans leur spécificité intentionnelle et stylistique (Garric et Maurel-Indart, 2010 et 2011). Leurs caractéristiques propres (leur textualité et leur dimension discursive par exemple) doivent alors être prises en compte dans leur étude (notamment quantitative) et confrontées à d’autres analyses qualitatives.

Progressant dans le sens d’une « reconquête de l’expression » (Rastier, 2011), l’enrichissement informatique du texte ouvre la voie à de nouveaux objets d’étude, de nouveaux faits observables et, par conséquent, à une théorie à construire. C’est dans cette perspective qu’émergent de nouvelles disciplines, comme la “stylistique outillée”, dans le sillage de la linguistique de corpus (Williams, 2005), de l’analyse du discours (Maingueneau et Amossy, 2003, Adam et Heidmann,  2005) et de l’analyse lexico- et textométrique (Lebart et Salem, 1994, Pincemin, 2008, Brunet, 2009, Ablali et Kastberg-Sjöblom, 2010).

Cet héritage influence les définitions de cette “stylistique outillée”, ainsi nommée depuis quelques années seulement, qui articule aujourd’hui l’analyse computationnelle et statistique du style (reconnaissance de patterns, attribution d’auteurs, etc.) et sa modélisation au regard des langues, des genres et des périodes considérés. Or on constate que si la linguistique de corpus et l’analyse statistique de textes (littéraires ou non) se sont implantées depuis longtemps dans le champ des études linguistiques, la stylistique outillée reste parfois en marge des “sciences de la culture” et occupe une place assez timide au sein des études stylistiques dont elle adapte les unités d’analyse et la méthode d’exploration des textes.

La méthodologie développée par ce type d’approches outillées engage en effet à des redéfinitions pragmatiques de la notion de style (Herrmann et al., 2015) en y intégrant une dimension contrastive et empirique. L’ancrage de la stylistique outillée dans des travaux inter et pluridisciplinaires semble considérablement influencer non seulement ses objets d’études, mais aussi la conception de son corpus et sa manière de rendre visibles et lisibles ses observables (Jacquot, 2016).

Dans la continuité d’autres conférences internationales qui appelaient à communiquer sur les avancées en “stylistique outillée” (“Machiner la poésie”, “CfP: Digital Stylistics in Romance Studies and Beyond”, “Colloque International PhraseoRom”, par exemple), ce colloque s’articulera autour de deux axes de réflexion :

  • Le premier axe interrogera l’aspect outillé de cette discipline et appelle à proposer des retours d’expériences :
    • La stylistique outillée propose-t-elle seulement une méthode d’analyse des textes ou est-elle susceptible d’acquérir davantage de légitimité conceptuelle et épistémologique ? Dans ce cas, comment articuler ces deux dimensions ? Quelles en sont les conséquences pour un travail inter- et pluridisciplinaire (linguistique, stylistique, littéraire, sociologique, anthropologique…) ?
    • Comment résoudre d’un point de vue méthodologique les problèmes posés par une modélisation textuelle (au niveau des unités structurelles, par exemple) pour confronter les genres et les langues ? Comment les solutions trouvées sont-elles “négociées” et harmonisées ?
    • Comment définir une annotation stylistique ? Comment ménager une annotation “stratifiée” (c’est-à-dire une annotation qui intervient à différents niveaux de l’analyse textuelle et linguistique) ? Quelles sont les techniques automatisées existantes sur lesquelles la stylistique outillée peut se fonder (annotations sémantiques, enrichissement par plongement lexical, etc.) ? Quelle place lui donner dans un projet inter- ou pluridisciplinaire ?
  • Le second axe s’attachera à questionner les apports de la stylistique outillée dans le cadre d’analyses contrastives :
    • Que peut-on chercher à comparer ? Dans quelle mesure ce travail de confrontation contribue-t-il à définir les contours de cette discipline (Underwood, 2014) ?
    • Quelles sont les techniques d’extraction de données et de visualisation utilisées en stylistique outillée au regard des problèmes spécifiques posés par la dimension contrastive de l’analyse stylistique ? En quoi s’inspirent-elles de l’existant (key-words, clustering, AFC) ?
    • Comment ces changements méthodologiques et pratiques modifient-ils la manière d’interpréter les textes ? Comment les dimensions outillée et/ou contrastive contribuent-elles à la faciliter et à la complexifier ? Peut-on parler de “complémentarité” d’approches ?

Les questions proposées ici ne sont évidemment pas exhaustives. Les communications pourront porter sur des corpus en français ou d’autres langues ou sur des corpus contrastifs (langues, genres, auteurs différents). Cette conférence invite tout particulièrement les chercheuses et chercheurs participant à des projets qui intègrent la stylistique outillée ou qui travailleraient à construire leurs propres outils d’analyse à venir présenter leur expérience.

Références bibliographiques indicatives

  • Ablali D. et Kastberg-Sjöblom M. (dir.), Linguistique et littérature : Cluny, 40 ans après, Besançon, Presses Universitaires de Franche-Comté, 2010.
  • Adam J-M., Linguistique textuelle. Des genres de discours aux textes. Paris, Nathan, 2004.
  • Adam J-M. et Heidmann U, Sciences du texte et analyse de discours, Genève, Editions Slatkine, 2005.
  • Biber, D et Conrad, S., Register, Genre, and Style. Cambridge, UK; New York, Cambridge University Press, 2009.
  • Brunet E., Comptes d’auteurs. Vol. 1 : Etudes statistiques de Rabelais à Gracq, Paris, H. Champion, 2009.
  • Burrows, J., “‘Delta’: A Measure of Stylistic Difference and a Guide to Likely Authorship.”, in : Literary and Linguistic Computing, 17/3, 2009, p. 267-87. URL :  https://doi.org/10.1093/llc/17.3.267
  • Garric, N. et Maurel-Indart, H. (dir.), Vers une automatisation de l’analyse textuelle, in Texto !, [En ligne], Volumes XV – no 4 (2010) et XVI – no 1 (2011)
  • Guiraud, P., Les Caractères statistiques du vocabulaire, Paris, Presses Universitaires de France, 1954
  • Guyot, A. (2006), « Stylèmes et corpus génériques : un essai de confrontation au service de la stylistique des genres », Corpus, n°5, décembre 2006, en ligne, http://corpus.revues.org/index472.html
  • Herrmann, J. B., Schöch, C. et van Dalen-Oskam, K., “Revisiting Style, a Key Concept in Literary Studies”, in : Journal of Literary Theory, 9/1, 2015, p. 25-52.
  • Jacquot, C., “Rêve d’une épiphanie du style : visibilité et saillance en stylistique et en stylométrie”, in : Revue d’histoire littéraire de la France n°3, 2016, p. 619-670
  • Lebart L. et Salem A., Statistique textuelle, Paris, Dunod, 1994.
  • Leech, G. N., et Short, M., Style in Fiction: A Linguistic Introduction to English Fictional Prose. London ; New York, Longman, 2007.
  • Magri-Mourgues, V. (dir.), Corpus, 5 “Corpus et stylistique”, 2006.
  • Mahlberg, M. Corpus Stylistics and Dickens’s Fiction. London, Routledge, 2013.
  • Maingueneau D. et Amossy R. (dir.), L’Analyse du discours dans les études littéraires, Toulouse, Presses Universitaires du Mirail, 2003.
  • Malrieu, D. & Rastier, F. (2001), « Genres et variations morphosyntaxiques », Traitement automatique des langues, vol. 42, n°2, pp. 548-577.
  • Molinié G. et Cahné P. (éds.), Qu’est-ce que le style ?, Paris, P.U.F, 1994.
  • Pincemin, B., « Modélisation textométrique des textes », JADT 2008, 9èmes Journées internationales d’Analyse statistique des Données Textuelles. Mar 2008, Lyon, France. Presses Universitaires de Lyon, 2, p.949-960, 2008.
  • Rastier François. Arts et Sciences du texte, Paris, Presses Universitaires de France, 2001.
  • Rastier, François. La Mesure et le grain, Paris, Presses Universitaires de France, 2011.
  • Schöch, C., “Topic Modeling Genre: An Exploration of French Classical and Enlightenment Drama.” in : Digital Humanities Quarterly, 11/2 [en ligne], 2017. URL : http://www.digitalhumanities.org/dhq/vol/11/2/000291/000291.html.
  • Underwood, T., “Understanding Genre in a Collection of a Million Volumes, Interim Report.” [en ligne], 2014.
  • Viprey, Jean-Marie. « Morneille, Colière et messieurs Labbé » [en ligne] URL : http://elliadd.univ-fcomte.fr/archives_laseldi/document/affaireMorneilleColiere/morneille.htm 2003.

Programme

Jour 1 – Mardi 11 juin 2019 – Auditorium

9h00 accueil des participants du colloque

9h30-12h30

  • 9h30-10h15 1 Conférencier invité
    Christof Schöch (Trier Universität) Repeating and Repeatable: Digital Literary Studies between Past and Future

  • 10h30-11h pause café

  • 11h00-12h30 1ère session (20′ + questions)

    • 11h00-11h30 Margherita Fantoli (Université de Liège) — Choix du corpus : actualité d’une question ancienne. Le cas de l’Histoire Naturelle de Pline

    • 11h30-12h00 Johan de Joode (Catholic University of Leuven) — The Identification of Genres and their Characteristics in Ancient Literary Texts: A Digital Stylistic Approach

    • 12h00-12h30 Céline Roussel (Université Paris-Sorbonne – Paris IV. Centre de Recherche en Littérature Comparée) — Fouiller le « non-visuel » grâce à la stylistique outillée : du style aveugle à l’histoire du sensible

Pause déjeuner

14h30-18h

  • 14h30-15h45 1 Session poster

    • Paul Fièvre (Université Paris-Sorbonne – Paris IV. Projet Molière) — Théâtre classique – Dix ans d’une expérience opérationnelle en humanités numériques

    • Antonio Pascucci, Jacopo Colombo, Vincenzo Masucci, Johanna Monti (« L’Orientale » University of Naples UNIOR NLP Research Group / Expert System Corp) — Computational Stylometry for Reputation of Medical Texts

    • Véronique Duché (The University of Melbourne) — Explorer les journaux de tranchées

    • Sascha Diwersy (Université Paul-Valéry Montpellier 3. Praxiling) — Présentation de la plateforme PhraséoRom

    • Francesca Frontini (Université Paul-Valéry Montpellier 3. Praxiling) — L’infrastructure CLARIN pour les ressources linguistiques et les outils pour l’analyse textuelle stylistique

  • 15h45-16h00 pause café

  • 16h00- 17h30 3e Session (20′ + questions)

    • 16h00-16h30 Souad El Fellah (Université Paul-Valéry Montpellier 3. Praxiling) — Automatiser les figures de style: du dilemme de l’outil au choix de l’annotation appropriée

    • 16h30-17h00 Suzanne Mpouli (Université Paris 3, Université Paris 7. Histoire des Théories Linguistiques) — Annotating similes for stylistic purposes

    • 17h00-17h30 Ouafae Benzina (Université Moulay Ismail de Meknès) — Vocabulaire romanesque de Guy de Maupassant à l’épreuve de ‘‘l’intelligence mécanique »

Jour 2 – Mercredi 12 juin 2019 – Salle Kouros

9h30-12h30

  • 9h30-10h15 Conférencière invitée
    Berenike Herrmann (Basel Universität) What is Your Style? On Linear and Non-linear Modes of Reading in Digital Literary Stylistics

  • 10h30-11h pause café

  • 11h00-12h30 4e Session (20′ + questions)

    • 11h00-11h30 Marie-Christine Lala (Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3. CLESTHIA) — Le motif à la croisée de disciplines. Quels enjeux pour la stylistique outillée ?

    • 11h30-12h00 Véronique Magri et Etienne Brunet (Université Nice Sophia Antipolis. Bases, Corpus, Langage) — Intelligence artificielle et stylistique d’auteur. L’exemple de Giono

    • 12h00-12h30 Marc Vandersmissen (Université de Liège – Gembloux) — Les personnages de théâtre ont-ils un style ? Recherche outillée sur un corpus trilingue

Pause déjeuner

14h30- 17h30

  • 14h30-15h15 Conférencière invitée
    Iva Novakova (Université Grenoble Alpes, LIDILEM) — Le projet PhraséoRom : à la croisée de la phraséologie et des genres littéraires

  • 15h30-15h45 Pause

  • 15h45-17h30 5e Session (20′ + questions)

  • 17h10-17h20 Clôture du colloque

Contact

mtpstyl2019@sciencesconf.org

(Texte des organisateurs)

Lien

https://mtpstyl2019.sciencesconf.org/resource/page/id/6

Université de Poitiers

Homère et les philosophes

 

Description et organisation

APPEL À COMMUNICATION

Le laboratoire « Métaphysique allemande et philosophie pratique » (MAPP) de l’université de Poitiers organise un colloque international consacré à la réception des œuvres d’Homère et aux usages des thèmes homériques dans l’histoire de la philosophie. Ce colloque, intitulé « Homère et les philosophes », souhaite s’intéresser à la manière dont les philosophes se sont appropriés l’œuvre d’Homère, aussi bien dans l’Antiquité que durant la période moderne et contemporaine. Il s’agira de comprendre comment cette œuvre a pu nourrir la réflexion philosophique mais aussi comment elle peut encore continuer à l’inspirer. Le colloque se déroulera à Poitiers les 20, 21 et 22 mars 2019.

ARGUMENTAIRE

Les philosophes ont toujours été intéressés par les textes homériques ainsi que par le personnage même d’Homère. Les Anciens se sont ainsi interrogés dès l’origine sur la portée de ces textes, et sur l’usage qui pouvait en être fait. Mais ils ont voulu en dégager le sens en suivant des stratégies de lecture différentes. Certains ont cherché à distinguer (dans ces textes comme dans les mythes de manière plus générale) les faits qui semblent véridiques de ceux qui paraissent invraisemblables (c’est l’orientation adoptée par de nombreux historiens comme Polybe, Diodore de Sicile, Strabon ou Pausanias). Tout en se voyant reconnaître une part de vérité, les récits étaient ainsi épurés de leur contenu fictif. D’autres ont essayé de proposer une lecture allégorique des textes homériques, en cherchant un sens caché derrière leur apparence irrationnelle ou même révoltante. Pour ces auteurs, les puissances divines symbolisaient alors des éléments, certains personnages figuraient des organes du corps humain, des fonctions physiologiques, ou même des vertus. Dans des commentaires philosophiques comme ceux des néoplatoniciens, ces puissances et ces personnages sont considérés comme des représentations de réalités intelligibles (comme c’est le cas chez Porphyre, par exemple, dans L’Antre des nymphes, ou encore chez Proclus).

D’un côté, les textes d’Homère font donc l’objet de critiques, plus ou moins sévères, à l’égard de leur valeur de vérité ou de leur portée éthique. Mais d’un autre côté, ils font l’objet d’un usage original et d’une réappropriation à l’intérieur d’une réflexion plus générale. Cette ambivalence traverse toute l’histoire de la réflexion sur les textes homériques : faut-il se défier de leur contenu, faut-il refuser d’en faire un modèle éthique ou esthétique, ou bien peut-on y puiser les éléments d’une vision du monde que le philosophe appelle de ses vœux ? C’est bien un tel débat que l’on retrouve au XVIIème et au XVIIIème siècles en Europe lorsque se pose notamment la question de la valeur esthétique et exemplaire des œuvres d’Homère (il suffit de rappeler ici la fameuse querelle d’Homère qui oppose en France Madame Dacier à Antoine Houdar de la Motte). Bien entendu, la philosophie prend toute sa part dans ce débat, comme en témoignent les interventions de Voltaire dans l’Essai sur la poésie épique ou de Rousseau dans l’Essai sur l’origine des langues. Mais sa place est tout aussi décisive dans un autre débat qui surgit cette fois au tournant du XVIIIème et du XIXème siècles. La science philologique naissante fait alors d’Homère un enjeu essentiel pour tester ses méthodes et ses théories. Et l’on sait combien les auteurs allemands, Nietzsche en particulier, se montrent intéressés et critiques à la fois envers ces dernières.

L’objet de ce colloque est donc d’étudier ces différentes lectures que les textes homériques ont suscitées au sein de l’histoire de la philosophie. Cette question a rarement été traitée. Les travaux sur la réception d’Homère ont plutôt relevé, jusqu’ici, du champ des études littéraires ou artistiques. Il s’agira donc de proposer une approche nouvelle, en s’interrogeant ici sur la réception d’Homère dans le domaine particulier de la philosophie, aussi bien ancienne que classique ou contemporaine, mais aussi de proposer le premier travail d’ensemble consacré aux rapports entre Homère et la philosophie.

Mais les lectures philosophiques, les usages et les interprétations d’Homère, posent à la philosophie une autre question : comment s’empare-t-elle de textes qui ne sont pas de nature philosophique pour nourrir sa propre démarche ? Par quelles voies la philosophie peut-elle se nourrir de ce qui n’est pas elle (et que signifie, pour elle, interpréter ces textes) ? Autrement dit, comment peut-on philosopher à partir d’Homère (et avec Homère) ? Ce colloque voudra donc chercher quelle philosophie peut encore surgir des textes homériques, et peut-être même dans quelle mesure Homère est philosophe.

 

Les propositions d’interventions devront se répartir selon les trois axes de recherche suivants :

1/ lectures anciennes d’Homère,

2/ lectures modernes et contemporaines,

3/ Homère philosophe ?

CALENDRIER

Les propositions de communication, comprises entre 400 et 500 mots, seront assorties d’un bref CV de leur auteur et devront être envoyées à sylvain.roux@univ-poitiers.fr, avant le 31 décembre 2018. Les réponses du comité scientifique seront communiquées le 1er février 2019.

Langues du colloque : français, anglais

Programme

Jeudi 21 mars 2019

9 h 30-12 h 15 : Homère dans la philosophie antique

9 h 00 : Accueil des participants et ouverture du colloque

9 h 30-10 h 10 : David Bouvier (Université de Lausanne) : « Xénophane vs Homère : rupture ou continuité ? »

10 h 20-11 h 00 :  Sylvain Roux (Université de Poitiers) : « Ulysse et les tyrans. Sens d’une figure homérique chez Platon »

11 h 25-12 h 05 : Suzanne Husson (Université de Paris IV – Sorbonne) : « De l’éthique à la théologie. L’interprétation d’Homère d’Antisthène aux stoïciens »

14 h 30-17 h 35 : Homère dans l’Antiquité tardive

14 h-14 h 40 : Fabienne Jourdan (CNRS – Paris) : « Une exégèse de l’Antre des nymphes au service d’une interprétation du mythe d’Er — Numénius, fr. 30-35 des Places

14 h 50-15 h 30 : José María Zamora Calvo (Université Autonome de Madrid) : « L’âme et son eidôlon dans l’Hadès : deux lectures néoplatoniciennes divergentes ? »

15 h 55-16 h 35 : Philippe Hoffmann (EPHE – Paris) : « Proclus et Homère »

16 h 45-17 h 25 :  Sophie Van der Meeren (Université de Rennes 2) : « Poèmes homériques et centralité du nostos dans la Consolation de Philosophie de Boèce »

Vendredi 22 mars 2019

9 h 30-12 h 15 : Homère dans la philosophie moderne

9 h 30-10 h 10 : Sylvia Giocanti (Université de Toulouse – Jean Jaurès) : « La place d’Homère dans les Essais de Montaigne »

10 h 20-11 h 00 :  Adrian Mihai (University of Cambridge) : « “La découverte du vrai Homère” par Giambattista Vico ».

11 h 25-12 h 05 : Victor Béguin (Université de Poitiers) : « Situation d’Homère dans la philosophie hégélienne de l’art »

14 h 00-17 h 35 :  Homère dans la pensée allemande contemporaine

14 h-14 h 40 : Céline Denat (Université de Reims Champagne – Ardenne) : « La référence à Homère dans la philosophie de Nietzsche »

14 h 50-15 h 30 : Alain Petit (Université de Clermont Auvergne) : « Le monde homérique des dieux de Walter F. Otto »

15 h 55-16 h 35 : Fanny Valeyre (Sorbonne-Université) : « Alêtheia et origine. La présence d’Homère dans l’œuvre de Heidegger »

16 h 45 – 17 h 25 : Alexis Cukier (Université de Poitiers) : « Ulysse à l’école de Francfort. À propos de la lecture d’Homère dans La dialectique de la raison d’Adorno et Horkheimer »

Contact:

sylvain.roux@univ-poitiers.fr

(Texte des organisateurs)

Lienhttps://philo.labo.univ-poitiers.fr/colloque-international-homere-et-les-philosophes-21-et-22-mars-2019-organisation-sylvain-roux/