Le papyrus dans tous ses États, de Cléopâtre à Clovis

Description

L’exposition « Le papyrus dans tous ses États, de Cléopâtre à Clovis » se tiendra du 18 septembre au 26 octobre au Collège de France. Cette exposition conduira les visiteurs à travers les lieux et les cultures où le papyrus a été utilisé, du pays de Cléopâtre à celui de Clovis. Grâce aux prêts d’institutions illustres (Louvre, Bibliothèque nationale de France, Archives nationales, Institut de France, Sorbonne Université, Collège de France, etc.), ils pourront admirer des manuscrits exhumés des sables d’Egypte, des parchemins de la célèbre bibliothèque d’Herculanum, des écrits signés par des empereurs byzantins, des papes médiévaux ou des rois mérovingiens… Tous ces précieux documents, écrits en de multiples langues et illustrant tous les domaines de la vie des Anciens, permettent de suivre l’histoire de ce qui, pendant plusieurs millénaires, a constitué le support essentiel de l’écriture dans tout le monde méditerranéen.
L’exposition fera l’objet d’un catalogue qui sera disponible à partir du 18 septembre : ce volume de 192 pages, richement illustré, est consacré à l’histoire du papyrus dans toute son extension géographique et chronologique (extraits téléchargeables à la même adresse).
Enfin, elle sera ponctuée d’une série de conférences les mardis à 17h00 (voir programme à la même adresse).
L’entrée à l’exposition et l’accès aux conférences sont gratuits. Conformément aux consignes gouvernementales, la présentation du passe sanitaire sera indispensable.
Texte du Prof. Jean-Luc Fournet

 

Aï Khanoum, une cité grecque en Afghanistan et les maximes delphiques

rue de la Couronne, Pithiviers

27 octobre au 24 novembre 2018

 

Il y a plus de cinquante ans, les premiers coups de pioche étaient donnés sur le site d’Aï Khanoum, au nord-est de l’Afghanistan.

Les fouilles archéologiques, menées entre 1964 et 1978 par Paul Bernard, directeur de la Délégation archéologique française en Afghanistan, et son équipe ont révélé l’existence d’une grande ville grecque. Ils ont alors découvert un palais, des temples, un théâtre, un gymnase ainsi que la sépulture du fondateur de la ville, Kinéas, qui fut peut-être un officier de l’armée d’Alexandre le Grand. Ces fouilles ont également mis au jour deux fragments d’une stèle, dite « stèle des 147 maximes delphiques » définissant les règles de conduite morale et sociale de la cité.

(Text by the organizers)

 

Commissaires de l’exposition :

Ville de Pithiviers – Direction de l’action culturelle

Guy Lecuyot, chercheur associé au laboratoire d’archéologie de l’École normale supérieure

Alain Thiollier, ancien attaché économique et commercial à l’ambassade de France en Afghanistan

Je voudrais vous indiquer l’exposition « Alexandrie la divine » qui aura lieu du 5 avril 2014 au 31 août 2014 à la Fondation Martin Bodmer et le colloque scientifique sur le thème des « Sagesses barbares » qui aura lieu à Fribourg en août 2014.

Voici le résumé du projet rédigé par les organisateurs (cf. http://fondationbodmer.ch/2011/12/alexandrie-la-divine/) : « Le projet «Alexandrie la Divine» associe la Fondation Martin Bodmer (Cologny-Genève; FMB), la Fondation Gandur pour l’Art (FGA), la Biblio­teca Medicea Laurenziana (Florence; BML), la Bibliothèque de Genève (BGE) et la Fondation Carène (photographies). Il rassemble une centaine de chercheurs autour d’un projet de publication scientifique et muséographique sur le thème du dialogue des cultures dans l’Alexandrie ptolémaïque et romaine, et plus largement, dans l’espace hellénistique et romain. La parution de l’ouvrage est prévue en avril 2014 (1140 p., 2 vol., Editions du Cerf). L’exposition sur le même thème se tiendra à la Fondation Martin Bodmer d’avril à septembre 2014. Elle présentera des papyri (collections FMB et BGE), des ma­nuscrits et imprimés (collections FMB et BML), des objets archéologiques (col­lec­tion FGA) et des tirages argentiques des sites archéologiques majeurs (F. Möri).

La coexistence des cultures les plus anciennes et les plus vénérables d’alors – l’Égypte, la Judée, la Perse, l’Inde – en un même espace sous domination gréco-macédonienne, a fait d’Alexandrie «l’axe du monde» alors connu, et a infléchi le développement des cultures en jeu. Un développement que la domination ro­maine n’a pas entravé, à une époque où fleurirent les religions nouvelles, dont le christianisme, qui y développa des principes théologiques comptant parmi les plus importants de son histoire. Toutes ces cultures furent influencées, parfois de manière décisive, par ce bouillonnement culturel intense. C’est ce phénomène d’interactions que nous souhaitons étudier, sur la durée, sans nous limiter à la cité fondée par Alexandre, mais en la considérant comme l’axe de l’espace dont elle fut un réceptacle. Notre champ de recherches s’étend de l’Egypte ptolé­maïque et de la Grèce classique (études des prodromes) aux héritages d’Alexan­drie dans le monde musulman (translatio studiorum) et dans l’espace culturel chré­tien (Byzance, Europe occidentale) jusqu’à la Renaissance (le projet des Médicis).

Ce projet, dont l’IRD assume la coordination scientifique, en col­la­boration avec le Prof. Charles Méla, directeur de la Fondation Martin Bodmer, aboutira à l’organisation d’un colloque scientifique dirigé par le Prof. Mariano Delgado, sur le thème des «Sagesses barbares», à Fribourg, dans le courant de l’année 2014. Commissaire : Dr. Frédéric Möri ».