COLLOQUE HUMANISTICA 2020 : Premier colloque de l’association francophone des humanités numériques

À l’heure où les humanités numériques connaissent un tournant décisif tant sur le plan quantitatif que qualitatif, Humanistica, l’association francophone des humanités numériques créée en 2014, organise son premier colloque. Elle invite ainsi la communauté scientifique à interroger ses résultats et ses méthodes de recherche, ses usages de l’informatique, ses objets traditionnels ou nouveaux, pour mesurer le chemin parcouru et s’engager dans une nouvelle décennie de développement.

En 2010, le Manifeste des Digital Humanities répondait au constat de Milad Doueihi concernant la « conversion numérique en cours » et appelait à la consolidation du domaine. Dix ans plus tard, une transdiscipline a-t-elle émergé ? L’omniprésence de l’expression « humanités numériques » est-elle trompeuse ou témoigne-t-elle d’une prise en compte d’un tournant méthodologique, épistémologique et culturel pris par la recherche en sciences humaines ? Sommes-nous en train d’inventer ou de nous adapter ?

Humanistica suggère aux participants du colloque de répondre à ces différentes questions du point de vue de leurs résultats scientifiques et de leur expérience pédagogique. Trois axes, que nous donnons à titre indicatif, peuvent guider la réflexion :

Enseignement et formation à la recherche

L’université forme par la recherche et à la recherche. Les humanités numériques semblent ouvrir des possibilités de formation plus précoce grâce à l’intégration au sein de projets qui permettent de se confronter aux documents et aux corpus. Les étudiants réalisent ainsi des tâches de transcription, d’encodage mais aussi de valorisation, de médiation et de communication autour de leurs travaux. Cette relation entre enseignement et recherche paraît essentielle non seulement pour susciter des vocations mais également pour offrir des pistes de développement dans les années à venir, en relation avec le monde professionnel.

> Le colloque est intéressé par vos expériences et vos expérimentations touchant ce lien entre recherche et enseignement, que ce soit au niveau de la licence ou du master, ainsi que dans le secondaire.

Infrastructures et outils

Les humanités numériques francophones ont été particulièrement actives depuis vingt ans dans la création d’infrastructures exemplaires. Qu’elles soient dédiées à la publication, à la diffusion des résultats de la recherche scientifique en accès libre, au développement de services et d’outils gérant le cycle de vie des données, ces infrastructures transversales ont contribué à transformer notre milieu de travail – mais de quelle façon et avec quel succès ? Le terrain est-il prêt pour que les sciences humaines entrent davantage dans l’ère numérique ?

> Le colloque attend vos retours d’expériences en matière de projets d’infrastructures, d’utilisation des services, de besoins encore à satisfaire.

Sciences humaines et résultats

Alors que la numérisation de la société transforme les emplois et les carrières dans de nombreux secteurs professionnels, les métiers de la science n’échappent pas à ces évolutions. De nouveaux besoins, en termes de services notamment, changent la façon de faire des humanités à l’époque de la science ouverte. Quels sont exactement ces nouveaux besoins ? Comment influencent-ils la conduite de la recherche ? Qu’appelle-t-on dorénavant « résultats » de la recherche en sciences humaines, notamment lorsqu’elle est financée selon des critères en évolution ? S’agit-il d’exposer le processus de collecte des données ? D’adopter une approche expérimentale ? De rendre transparente la méthode mise en œuvre ? De tout cela à la fois ? Qu’est-ce que la reproductibilité des travaux dans les sciences humaines ? Que signifie, en outre, « passer à l’échelle » dans nos disciplines ?

> Le colloque attend des réflexions issues de votre recherche et de vos pratiques.

COMMUNICATIONS

Seront acceptées des communications sur des travaux achevés ou en cours, des présentations d’outils ou de prototypes et des réflexions sur les sources utilisées dans un cadre académique ou pédagogique (archives, corpus, enquêtes, données), qu’il s’agisse de rendre opérationnelles ou de redéfinir nos catégories d’analyse. À moins qu’elles ne comportent explicitement une dimension réflexive ou méthodologique, les présentations de projets, infrastructures ou institutions privilégieront le format du poster.

Les propositions de contribution prendront les formes suivantes :

Communications de 20 minutes, qui seront ensuite organisées en sessions thématiques. Les propositions de communications se présenteront sous la forme d’un texte de 250 à 500 mots, références non comprises.

Posters, que les auteurs seront invités à présenter en 3 minutes durant une session d’interventions éclair (poster slam). Les propositions de posters se présenteront sous la forme d’un texte de 250 à 500 mots, références non comprises.

Les propositions devront être soumises sur la plateforme du colloque le 15 janvier 2020 au plus tard. Les réponses (acceptation ou refus) seront envoyées au terme d’une évaluation en simple aveugle, au plus tard le 15 février 2020.

Des articles découlant des communications pourront être soumis à la http://www.humanisti.ca/revuehttp://www.humanisti.ca/revue, dont les numéros 1 et 2 paraîtront en 2020.

En février 2020 sera diffusé un appel spécifique concernant les formes suivantes :

Ateliers de formation ou de groupes de travail, qui prendront place le jour qui précède le colloque, c’est-à-dire le 12 mai 2020.

Tables rondes dont l’objectif est d’offrir la possibilité de proposer en amont du colloque des sujets de discussion, à propos de méthodes de recherche, de questions pédagogiques ou de débats. Un document collaboratif permettra aux propositions de se rejoindre et former des panels destinés à s’auto-organiser en vue du colloque.

IUT BORDEAUX MONTAIGNE

Le colloque se tient à l’IUT Bordeaux Montaigne du 13 au 14 mai 2020, après une journée d’ateliers le 12 mai.

Le séminaire « Corpus numériques et scénarios de recherche » entend questionner l’adaptabilité des données de la recherche aux mutations de l’environnement numérique, en interrogeant la circulation des données entre interfaces et logiciels. Chacune des séances comprendra une présentation qui traitera de l’un des grands enjeux de la gestion de projet numérique. Celle-ci sera suivie d’un temps d’échanges entre intervenant, porteurs de projets, spécialistes des données numériques mais aussi chercheurs et doctorants désireux d’enrichir leur culture numérique.
Le séminaire est présenté dans le document PDF joint et sur le site du carnet de recherche EMAN (eman.hypotheses.org/2341)

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Programme du séminaire – Année 2019-2020

Jeudi 10 octobre 2019, 15h-17h – Charlotte Dessaint (Bibliothèque Lettres de l’Ens),
« Formats, standards, référentiels : choix de départ »

Jeudi 7 novembre 2019, 15h-17h – Emmanuelle Bernès (BnF),
« Standards et référentiels : quels scénarios pour la recherche ? »

Jeudi 5 décembre 2019, 15h-17h – Richard Walter (ITEM),
« Arbres, cartes, indexation, mots-clés : quels cheminements dans les corpus ? »

Jeudi 9 janvier 2020, 15h-17h – Bruno Baudoin (Laboratoire Camille Jullian, Aix-en-Provence),
« Des archives et des images en ligne : structuration des données et métadonnées »

Jeudi 27 février 2020, 15h-17h – Cécile Meynard (Université d’Angers, laboratoire CIRPaLL),
« Partage d’expérience de transcription de manuscrits en ligne : Stendhal et Benoîte Groult »

Jeudi 23 avril 2020, 15h-17h – Table ronde organisée par Anne Réach-Ngô,
« Exploiter et/ou publier les données des écrits littéraires de la Première Modernité : bases de données et bibliothèques numériques, quels enjeux pour l’investigation de corpus ? »

Jeudi 28 mai 2020, 15h-17h – Table ronde organisée par Luc Vigier,
« Spécificités des problématiques scientifiques et de la gestion de projet sur les corpus littéraires de l’Extrême Modernité »

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Le séminaire « Corpus numériques et scénarios de recherche » a lieu à l’ITEM, salle de conférence ou salle 159, CNRS, 59/61, rue Pouchet, 75017 Paris (www.pouchet.cnrs.fr/plan.htm).

Ce séminaire s’inscrit dans les travaux et réflexions de la communauté EMAN, plate-forme de publication des manuscrits. Pour des informations sur EMAN, voir le site de présentation : eman-archives.org.

Le séminaire (15h-17h) est précédé des rencontres de l’atelier d’édition numérique (9h30- 15h) de l’équipe «Joyeuses Inventions» qui travaille à la publication d’un ensemble de recueils collectifs de poésies du XVIe siècle, dans le cadre d’un projet plus vaste de réinvestigation des ouvrages recensés par Frédéric Lachèvre dans sa Bibliographie recueils collectifs de poésies du XVIe siècle.  Voir rouealivres.hypotheses.org/lachevre-numerique-xvi.

Digital Humanities and Classical Studies: Prospects and Challenges

Max Planck Institute for the History of Science

Berlin, Germany

May 23-24, 2019

There is a rich history within Classics for the use of digital humanities (DH) and computational methods. There is also a healthy amount of skepticism by some in the field who maintain that there is a fundamental division between technology and tradition. It is necessary to address the nature of this conceptual boundary and its attendant concerns. Why have some in Classics resisted digital tools and methods? Can DH adversely impact how scholars are trained in critical skills like translation? We must also ask, what is the future of the field and how do we ensure its survival in an academic environment that sees the humanities often struggling to define their purpose? As we in Classical Studies continue the common practice of drawing a number of different kinds of sources around our particular research questions, how can we usefully incorporate digital tools into our practice? What are the potential benefits of DH in Classical Studies and what can advances in technology bring to our analyses of texts, corpora, and networks?

It is also crucial for scholars working at the intersection of classics and DH to go “beyond the database”—i.e., to get past the creation (and recreation) of endless database projects and actually investigate how the application of data collection/management can be used to advance scholarship and influence pedagogy. What can database or “distant reading” approaches tell us about our materials that traditional close reading cannot? How can databases be used to better collate and disseminate scholarly knowledge, or discern large-scale patterns in the historical record?

Participants in the workshop will discuss promising results to date and plans for the immediate future, as well as discuss prospects for collaboration or integration of efforts.

(Text by the organizers)

 

Organizer(s)

EDWARD SLINGERLAND (UNIVERSITY OF BRITISH COLUMBIA)

WILLIS MONROE (UNIVERSITY OF BRITISH COLUMBIA)

ROBYN FAITH WALSH (UNIVERSITY OF MIAMI)

SHIH-PEI CHEN

DAGMAR SCHÄFER

 

Address

Max-Planck-Institut für Wissenschaftsgeschichte, Boltzmannstraße 22, 14195 Berlin, Germany

Contact and Registration

Please register for this event at: HTTPS://GOO.GL/FORMS/WJOYV1TGHWILD0HD2.

Le Salon Philo Mercredi 13 février à 18h.

 

Nous accueillerons Annick Jaulin, Professeur émérite de philosophie. Elle viendra nous parler de son livre :

« Alexandre d’Aphrodise et la métaphysique aristotélicienne », Peeters, 2017

Elle nous présentera le projet du site internet : Didaskalos.

(Text by the organizers)

Coptica

TEXTES COPTES ET DOCUMENTS

 

Le site personnel COPTICA, initialement destiné aux étudiants en égyptologie de l’Université de Genève, s’adresse aux amateurs de  langue égyptienne  et de  littérature copte. Les uns y trouveront les textes et indices nécessaires à la poursuite de leur cursus universitaire ainsi que des liens essentiels. Les autres y trouveront informations et outils de travail.

(Texte des organisateurs)

 

https://www.coptica.ch

CFP : Colloque “Interroger le texte à l’ère de l’“intelligence mécanique” : la stylistique outillée, au carrefour du disciplinaire et de l’interdisciplinaire”

11 et 12 juin 2019, Montpellier

 

« Je me souviens de l’étonnement où je fus plongé, il y a deux ou trois ans, lorsque des Américains, dans la maison desquels je fréquentais, me parlèrent pour la première fois de « laboratoires de philologie », de « manipulations de textes », d’ »ateliers de psychologie ». […] Je compris que les sciences, les arts, les lettres et la poésie elle-même, tout cela se ferait désormais à la machine.

J’admirai une fois de plus combien les humains sont industrieux et je souhaitai une occasion d’apprendre le maniement d’une de ces intelligences mécaniques au prix desquelles mon cerveau ne me paraissait plus qu’un joujou inutile. » (G. Apollinaire, « La Sorbonne est ébranlée », L’Intransigeant, 5 avril 1911)

 

Appel à communications

Le développement de projets pluri- et interdisciplinaires en Humanités numériques et l’importance des sources littéraires mises à disposition par la numérisation massive d’archives invitent, ces dernières années, à interroger les méthodes de leur exploration outillée. Les éditions numériques enrichies, l’annotation variée, collective et interopérable des ressources littéraires posent en particulier la question de leur spécificité auctoriale et générique lorsqu’elles sont préparées et interrogées dans un environnement numérique. Ainsi, les “données textuelles” extraites d’oeuvres littéraires et analysées par divers outils numériques (lexico- ou textométrie, calculs statistiques,  méthodes de plongement lexical) demandent en effet à être singularisées et reconnues dans leur spécificité intentionnelle et stylistique (Garric et Maurel-Indart, 2010 et 2011). Leurs caractéristiques propres (leur textualité et leur dimension discursive par exemple) doivent alors être prises en compte dans leur étude (notamment quantitative) et confrontées à d’autres analyses qualitatives.

Progressant dans le sens d’une « reconquête de l’expression » (Rastier, 2011), l’enrichissement informatique du texte ouvre la voie à de nouveaux objets d’étude, de nouveaux faits observables et, par conséquent, à une théorie à construire. C’est dans cette perspective qu’émergent de nouvelles disciplines, comme la “stylistique outillée”, dans le sillage de la linguistique de corpus (Williams, 2005), de l’analyse du discours (Maingueneau et Amossy, 2003, Adam et Heidmann,  2005) et de l’analyse lexico- et textométrique (Lebart et Salem, 1994, Pincemin, 2008, Brunet, 2009, Ablali et Kastberg-Sjöblom, 2010).

Cet héritage influence les définitions de cette “stylistique outillée”, ainsi nommée depuis quelques années seulement, qui articule aujourd’hui l’analyse computationnelle et statistique du style (reconnaissance de patterns, attribution d’auteurs, etc.) et sa modélisation au regard des langues, des genres et des périodes considérés. Or on constate que si la linguistique de corpus et l’analyse statistique de textes (littéraires ou non) se sont implantées depuis longtemps dans le champ des études linguistiques, la stylistique outillée reste parfois en marge des “sciences de la culture” et occupe une place assez timide au sein des études stylistiques dont elle adapte les unités d’analyse et la méthode d’exploration des textes.

La méthodologie développée par ce type d’approches outillées engage en effet à des redéfinitions pragmatiques de la notion de style (Herrmann et al., 2015) en y intégrant une dimension contrastive et empirique. L’ancrage de la stylistique outillée dans des travaux inter et pluridisciplinaires semble considérablement influencer non seulement ses objets d’études, mais aussi la conception de son corpus et sa manière de rendre visibles et lisibles ses observables (Jacquot, 2016).

Dans la continuité d’autres conférences internationales qui appelaient à communiquer sur les avancées en “stylistique outillée” (“Machiner la poésie”, “CfP: Digital Stylistics in Romance Studies and Beyond”, “Colloque International PhraseoRom”, par exemple), ce colloque s’articulera autour de deux axes de réflexion :

  • Le premier axe interrogera l’aspect outillé de cette discipline et appelle à proposer des retours d’expériences :
    • La stylistique outillée propose-t-elle seulement une méthode d’analyse des textes ou est-elle susceptible d’acquérir davantage de légitimité conceptuelle et épistémologique ? Dans ce cas, comment articuler ces deux dimensions ? Quelles en sont les conséquences pour un travail inter- et pluridisciplinaire (linguistique, stylistique, littéraire, sociologique, anthropologique…) ?
    • Comment résoudre d’un point de vue méthodologique les problèmes posés par une modélisation textuelle (au niveau des unités structurelles, par exemple) pour confronter les genres et les langues ? Comment les solutions trouvées sont-elles “négociées” et harmonisées ?
    • Comment définir une annotation stylistique ? Comment ménager une annotation “stratifiée” (c’est-à-dire une annotation qui intervient à différents niveaux de l’analyse textuelle et linguistique) ? Quelles sont les techniques automatisées existantes sur lesquelles la stylistique outillée peut se fonder (annotations sémantiques, enrichissement par plongement lexical, etc.) ? Quelle place lui donner dans un projet inter- ou pluridisciplinaire ?
  • Le second axe s’attachera à questionner les apports de la stylistique outillée dans le cadre d’analyses contrastives :
    • Que peut-on chercher à comparer ? Dans quelle mesure ce travail de confrontation contribue-t-il à définir les contours de cette discipline (Underwood, 2014) ?
    • Quelles sont les techniques d’extraction de données et de visualisation utilisées en stylistique outillée au regard des problèmes spécifiques posés par la dimension contrastive de l’analyse stylistique ? En quoi s’inspirent-elles de l’existant (key-words, clustering, AFC) ?
    • Comment ces changements méthodologiques et pratiques modifient-ils la manière d’interpréter les textes ? Comment les dimensions outillée et/ou contrastive contribuent-elles à la faciliter et à la complexifier ? Peut-on parler de “complémentarité” d’approches ?

Les questions proposées ici ne sont évidemment pas exhaustives. Les communications pourront porter sur des corpus en français ou d’autres langues ou sur des corpus contrastifs (langues, genres, auteurs différents). Cette conférence invite tout particulièrement les chercheuses et chercheurs participant à des projets qui intègrent la stylistique outillée ou qui travailleraient à construire leurs propres outils d’analyse à venir présenter leur expérience.

 

Références bibliographiques indicatives

  • Ablali D. et Kastberg-Sjöblom M. (dir.), Linguistique et littérature : Cluny, 40 ans après, Besançon, Presses Universitaires de Franche-Comté, 2010.
  • Adam J-M., Linguistique textuelle. Des genres de discours aux textes. Paris, Nathan, 2004.
  • Adam J-M. et Heidmann U, Sciences du texte et analyse de discours, Genève, Editions Slatkine, 2005.
  • Biber, D et Conrad, S., Register, Genre, and Style. Cambridge, UK; New York, Cambridge University Press, 2009.
  • Brunet E., Comptes d’auteurs. Vol. 1 : Etudes statistiques de Rabelais à Gracq, Paris, H. Champion, 2009.
  • Burrows, J., “‘Delta’: A Measure of Stylistic Difference and a Guide to Likely Authorship.”, in : Literary and Linguistic Computing, 17/3, 2009, p. 267-87. URL :  https://doi.org/10.1093/llc/17.3.267
  • Garric, N. et Maurel-Indart, H. (dir.), Vers une automatisation de l’analyse textuelle, in Texto !, [En ligne], Volumes XV – no 4 (2010) et XVI – no 1 (2011)
  • Guiraud, P., Les Caractères statistiques du vocabulaire, Paris, Presses Universitaires de France, 1954
  • Guyot, A. (2006), « Stylèmes et corpus génériques : un essai de confrontation au service de la stylistique des genres », Corpus, n°5, décembre 2006, en ligne, http://corpus.revues.org/index472.html
  • Herrmann, J. B., Schöch, C. et van Dalen-Oskam, K., “Revisiting Style, a Key Concept in Literary Studies”, in : Journal of Literary Theory, 9/1, 2015, p. 25-52.
  • Jacquot, C., “Rêve d’une épiphanie du style : visibilité et saillance en stylistique et en stylométrie”, in : Revue d’histoire littéraire de la France n°3, 2016, p. 619-670
  • Lebart L. et Salem A., Statistique textuelle, Paris, Dunod, 1994.
  • Leech, G. N., et Short, M., Style in Fiction: A Linguistic Introduction to English Fictional Prose. London ; New York, Longman, 2007.
  • Magri-Mourgues, V. (dir.), Corpus, 5 “Corpus et stylistique”, 2006.
  • Mahlberg, M. Corpus Stylistics and Dickens’s Fiction. London, Routledge, 2013.
  • Maingueneau D. et Amossy R. (dir.), L’Analyse du discours dans les études littéraires, Toulouse, Presses Universitaires du Mirail, 2003.
  • Malrieu, D. & Rastier, F. (2001), « Genres et variations morphosyntaxiques », Traitement automatique des langues, vol. 42, n°2, pp. 548-577.
  • Molinié G. et Cahné P. (éds.), Qu’est-ce que le style ?, Paris, P.U.F, 1994.
  • Pincemin, B., « Modélisation textométrique des textes », JADT 2008, 9èmes Journées internationales d’Analyse statistique des Données Textuelles. Mar 2008, Lyon, France. Presses Universitaires de Lyon, 2, p.949-960, 2008.
  • Rastier François. Arts et Sciences du texte, Paris, Presses Universitaires de France, 2001.
  • Rastier, François. La Mesure et le grain, Paris, Presses Universitaires de France, 2011.
  • Schöch, C., “Topic Modeling Genre: An Exploration of French Classical and Enlightenment Drama.” in : Digital Humanities Quarterly, 11/2 [en ligne], 2017. URL : http://www.digitalhumanities.org/dhq/vol/11/2/000291/000291.html.
  • Underwood, T., “Understanding Genre in a Collection of a Million Volumes, Interim Report.” [en ligne], 2014.
  • Viprey, Jean-Marie. « Morneille, Colière et messieurs Labbé » [en ligne] URL : http://elliadd.univ-fcomte.fr/archives_laseldi/document/affaireMorneilleColiere/morneille.htm 2003.

(Text by the organizers)

TRISMEGISTOS

An interdisciplinary portal of papyrological and epigraphical resources formerly Egypt and the Nile valley (800 BC-AD 800), now expanding to the Ancient World in general.

(Text by the organizers)

 

Contact: Mark Depauw – Project Director
K.U.Leuven – Faculty of Arts, Blijde Inkomststraat 21 bus 3307, 3000 LEUVEN, BELGIUM
(+32) (0)16 32 49 27
Mark.Depauw@kuleuven.be

 

Biblissima – Bibliotheca bibliothecarum novissima –

Équipement d’excellence, Biblissima fédère et structure un ensemble de corpus numériques de données scientifiques sur l’histoire de la circulation des textes en Occident du Moyen Âge à la fin de l’Ancien Régime.

Biblissima – Bibliotheca bibliothecarum novissima – est porté par l’établissement public Campus Condorcet et piloté par Anne-Marie Turcan-Verkerk, directrice d’études à l’EPHE. Il fait partie des 36 Équipements d’excellence sélectionnés à la fin 2011 par un jury international.

Observatoire du patrimoine écrit du Moyen Âge et de la Renaissance, Biblissima s’intéresse aux documents écrits dans les principales langues de culture de l’Europe médiévale et renaissante (arabe, français, grec, hébreu, latin, syriaque…). Il contribue à une meilleure connaissance de la circulation des textes, du devenir des bibliothèques et de la transmission des savoirs en Europe du 8e au 18e siècle, grâce à un portail unique donnant accès de façon simple et coordonnée à une très vaste documentation sur les manuscrits et les imprimés anciens, leurs possesseurs et leurs lecteurs successifs.

Outre sa fonction au service de la recherche, Biblissima participe d’une démarche de diffusion des savoirs sur le patrimoine écrit, à l’intention du plus vaste public.

(Text by the organizers)

Le programme s’articule en deux volets principaux :

  1. l’observatoire (les outils) ;
  2. les corpus de données scientifiques (les contenus).

 

 

Pinakes

Pinakes a pour objet principal le recensement de tous les textes grecs, des origines à la fin du XVIe siècle, contenus dans les manuscrits décrits dans les catalogues imprimés de bibliothèques à l’exception des papyrus. Les manuscrits sont retenus sans limite de date.

 

Historique

À l’origine, la base a été constituée au Pontifical Institute of Mediaeval Studies de Toronto et portait le nom de Greek Index Project (GIP). L’entreprise a été menée à bien par Walter M. Hayes de 1971 à 1985 et poursuivie par Robert E. Sinkewicz de 1987 à 1992. Trois séries de microfiches ont été publiées à Toronto entre 1989 et 1992. En 1986, un document décrivant le Greek Index Project, sa méthode, son contenu et son informatisation, avait été rédigé à Toronto ; il fournit des informations importantes pour comprendre l’état actuel de la base de données, ses limites et son contenu.

En 1993, le programme a été confié à la Section grecque de l’Institut de Recherche et d’Histoire des Textes (CNRS UPR 841, Paris), qui en assure la gestion et continue à l’enrichir. La base a reçu le nom de Pinakes en souvenir du premier catalogue des auteurs grecs, dressé par Callimaque de Cyrène, à la bibliothèque d’Alexandrie, au IIIe siècle avant J.-C.

Après plusieurs changements de logiciels et la rénovation complète de sa structure, la base est en ligne depuis le mois de juillet 2008.

 

Contenu

Au moment de sa mise en ligne en 2008, la base Pinakes compte 200.000 fiches ; elle recense les témoins de la tradition manuscrite de 13.000 œuvres, soit près de 40.000 manuscrits conservés dans 1.300 bibliothèques du monde entier.

Les informations données par Pinakes sont délibérément concises et succinctes. La base indique les auteurs et les œuvres contenus dans les manuscrits, les données chronologiques (siècle, éventuellement date) proposées par le catalogue saisi, mais ne retient de leur description codicologique et paléographique que les rubriques susceptibles de modifier l’appréciation portée sur le texte. En aucun cas, la base ne dispense du recours aux catalogues et répertoires, et plus généralement d’une vérification sur les sources elles-mêmes. La source utilisée est indiquée lorsque la saisie a été effectuée à Paris ; pour Toronto, ces informations sont manquantes : il faut supposer, dans la plupart des cas, qu’elles proviennent du catalogue principal pour le fond concerné.

Pinakes ne peut encore fournir au chercheur une liste exhaustive des témoins manuscrits de l’œuvre à laquelle il s’intéresse, ne serait-ce que parce que tous les fonds n’ont pas encore été décrits, ou que certains l’ont été de façon trop sommaire. En outre, les introductions des éditions critiques ne sont généralement pas utilisées. Mais le recours à cette base permet de dresser rapidement une première liste de manuscrits contenant le texte étudié. Dans tous les cas, il convient de vérifier et de compléter, à l’aide des catalogues correspondants, les données obtenues par la consultation de la base.

Les utilisateurs de la base Pinakes sont invités à signaler à la Section grecque les erreurs et manques qu’ils auront pu repérer au cours de leurs travaux ; l’IRHT sera heureux de recevoir un exemplaire des publications pour lesquelles les données de la base ont été utilisées.

 

Révision des données

La section grecque s’emploie à supprimer les erreurs et les incohérences en menant des programmes de révision pour uniformiser les niveaux de description, éliminer les entrées imprécises, qu’il s’agisse de noms d’auteurs, de titres d’œuvres ou de cotes de manuscrits.

En cours : mise à jour et révision systématique des cotes des différents fonds.

(Text by the organizers)

Nag Hammadi Bibliography Online

 

Compiled and edited by: Lautaro Roig Lanzillotta

Brill’s Nag Hammadi Bibliography Online (NHBO) is a cross-searchable database of books, articles and reviews, which contribute to the study of Gnosticism and early Christianity. The main objective of the NHBO is facilitating the work and international collaboration of all scholars working in this field.

The NHBO succeeds and builds upon the comprehensive but now outdated three-volume Nag Hammadi Bibliography by the late D.M. Scholer. In addition to the data collated by Scholer, the new NHBO includes bibliographic data from 2013 onwards, as well as useful abstracts of every single entry, keywords, and classification data.

Features and Benefits

– Contains about 13,000 entries covering almost all books, journal articles and book articles in various languages on the Nag Hammadi Library

– Two installments per year (about 400 new entries).

– Includes the three Nag Hammadi Bibliography volumes by the late David Scholer

– Instant and cross-searchable

– Includes abstracts and keywords, which will also be added later to Scholer entries from before 2007.

In future, NHBO will also include links to search engines and online publications, and will provide the capability to export texts. The NHBO will be updated annually in order to provide Nag Hammadi scholars with an accurate and up-to-date online resource. In addition, missing bibliographic data for the years 2007 to 2012 will be added to the NHBO from December 2016 onwards. Once this task is complete, the NHBO team will also add the abstracts to the publications included in Scholer’s Bibliography.

The NHBO has three main priorities:

  1. Compiling the complete data on all academic publications on Nag Hammadi from 2013 onwards.
  2. Filling the hiatus between 2007 and 2012, between Scholer’s Bibliography and the NHBO.
  3. Completing Scholer’s data with the addition of abstracts and keywords to the existing materials.

NHBO’s timeline:

1st phase to cover data and publications from 2007 to 2020:

December 2016: publication for the years 2012 to 2015

December 2017: publication for the years 2011 and 2016

December 2018: publication for the years 2010 and 2017

December 2019: publication for the years 2009 and 2018

December 2020: publication for the years 2008 and 2019

December 2021: publication for the years 2007 and 2020

2nd phase (2022 to 2026) to cover data and publications from 2021 to 2025 and to add abstracts, complementary information, and links to the data from Scholer’s Bibliography.

(Text by the editor)

More information: www.brill.com