La colonie philosophique. Écrire l’histoire de la philosophie aux XVIIIe et XIXe siècles

 

Catherine König-Pralong, 2019

L’histoire de la philosophie est une invention des Lumières. En Allemagne comme en France, cette discipline nouvelle a contribué à façonner l’imaginaire occidental moderne en opérant une double colonisation savante de la pensée. Colonisation du temps, d’une part: l’Européen est considéré dorénavant comme le fruit d’une histoire longue de la pensée qui, grâce aux révolutions scientifique et morale, aboutit à l’âge de la raison, de l’autonomie et de la modernité. Colonisation de l’espace, d’autre part : les historiens de la philosophie, à l’instar des ethnologues ou des linguistes, distinguent désormais l’Europe des autres « cultures », qui deviennent le terrain des enquêtes empiriques. L’Europe est ainsi devenue, par le discours de l’histoire de la philosophie aux XVIIIe et XIXe siècles, le territoire exclusif de la rationalité analytique et réflexive. La colonie philosophique propose une enquête interdisciplinaire sur ce tournant aux conséquences profondes pour la fabrique du monde contemporain.

(Texte par l’auteur)

 

Table des matières

 

Origine

Introduction

La colonie philosophique

Territorialisations culturelles et colonisations du passé

Une histoire des savoir avec des idées

Une histoire interdisciplinaire de l’histoire de la philosophie

 

Chapitre 1

La raison philosophique moderne et ses historiens (1730-1830)

La philosophie des historiens de la philosophie

Le self de l’historien de la philosophie

Juge et ethnographe

Professeur et pionnier

Généalogiste et évangéliste

 

Chapitre 2

La subjectivité de l’historien en question (1830-1880)

Le dédoublement du self scientifique

Historien de sa propre subjectivité

Faillibiliste et auto-analyste

Acteur, chef d’école et politique

Temporalisation, historicisation, auto-analyse

 

Chapitre 3

Altérité, races et hybridation

L’histoire de la philosophie naturalisée

La construction identitaire de l’altérité arabe

L’Europe comme biotope de la philosophie

L’Arabe dans l’histoire de la philosophie des XVIIIe-XIXe siècles

L’histoire naturelle et comparée de la philosophie

Comparer et exclure: les Arabes et les autres orientaux

 

Chapitre 4

Généalogie philosophico-linguistique

Du français moderne au latin scolastique

Le français classique et de latin scolastique

Linguistique et nationalisme

Le conflit franco-allemand, scolastico-mystique

La modernité française, scolastique et analytique

Une modernité antigermanique

Le joug prosaïque de la raison

La clarté analytique du français

Le conditionnement culturel de l’historiographie philosophique

 

Chapitre 5

La philosophie comme nature et culture

La culture et la nature philosophiques de l’Europe

L’européanisation de la philosophie

La philosophie comme conscience historique et auto-examen

Accélération et vitesse

Une culture chrétienne sécularisée

La province philosophique

 

Chapitre 6

Géographie contre psychologie

Jules Michelet et Victor Cousin

De l’histoire universelle au spatial turn

Les cartes de la civilisation de Cousin et Michelet

Cousin : la philosophie comme dispositif central

Michelet et Cousin

Le dernier Michelet : la décentralisation, germanique et orientale

Michelet et l’histoire de la philosophie

 

Conclusion

Index

Bibliographie

Les « deux Livres de Iéou » (MS Bruce 96, 1-3)
Les Livres du grand discours mystérique – Le Livre des connaissances du Dieu invisible – Fragment sur le passage de l’âme
 

Series: Bibliothèque Copte de Nag Hammadi Section « Textes », 38

Authors: Crégheur E.

 

Comment parvenir au trésor de la lumière, où nous pourrons atteindre le repos et chanter la gloire du Dieu inaccessible ? Fascinants et déroutants avec leurs diagrammes et leurs puissances célestes aux noms mystérieux, les Livres de Iéou nous en révèlent le chemin, parsemées d’obstacles et d’embûches, ainsi que les mots de passes et les sceaux nécessaires pour en déjouer les gardiens. Pour quiconque s’intéresse aux origines chrétiennes, ce volume rend disponible pour la première fois une traduction fiable, toutes langues modernes confondues, de ces textes énigmatiques et uniques, qui suscitent la fascination à la fois des spécialistes et des non-spécialistes. Mettant en scène un dialogue entre Jésus et ses disciples, les Livres de Iéou révèlent à leurs lecteurs la configuration des sphères célestes et fournissent tout ce que les âmes doivent connaître (sceaux, chiffres secrets et formules à réciter) et recevoir (initiation aux mystères et baptêmes) pour franchir ces mondes. Le manuscrit accompagne ces révélations de Jésus de plusieurs diagrammes et dessins, qui illustrent les mondes célestes et les sceaux dont les âmes doivent se marquer.

Malgré leur importance pour la connaissance de la diversité des courants gnostiques, les « deux Livres de Iéou » figurent parmi les textes les plus méconnus et négligés de cette littérature. Ce volume vise à leur redonner la place qui leur revient. Le lecteur y trouvera une toute nouvelle édition critique du texte copte des « deux Livres de Iéou » – la première depuis 1892 –, réalisée à partir de négatifs sur verre du manuscrit et d’une collation du codex original, conservé à la Bibliothèque bodléienne d’Oxford. L’édition critique est accompagnée d’une traduction française – la première depuis 1891 –, qui rend les traités accessibles et intelligibles, et de notes philologiques et textuelles, qui expliquent le texte copte et justifient les choix de traduction. L’édition, la traduction et les notes sont précédées d’une introduction qui renouvelle complètement la compréhension de ces textes. On y trouvera notamment l’histoire moderne du manuscrit, depuis son acquisition par l’explorateur et géographe écossais James Bruce en 1769 – d’où son nom de codex Bruce –, et des informations inédites sur l’état dans lequel se trouvait le manuscrit à ce moment. L’introduction présente également la première analyse papyrologique et codicologique du manuscrit, qui a mené à un nouvel ordonnancement du texte conservé et à l’identification, dans ce qu’on considérait traditionnellement comme un seul traité en deux parties, de trois ouvrages distincts, provenant probablement d’au moins trois manuscrits eux aussi différents. Enfin, un chapitre consacré au contenu analyse et décrit en profondeur les traités, invitant le lecteur à une nouvelle compréhension des textes.

(Texte par auteur)

 

TABLE DES MATIÈRES

Avant-propos

Bibliographie

INTRODUCTION

Limites de l’étude

Remarques terminologiques et sources

I. L’histoire moderne du manuscrit

A. L’histoire « primitive » du codex Bruce (1769-1794)

  1. Les sources
  2. Synthèse des témoignages

B. Le codex entre la mort de Bruce et son acquisition par la Bibliothèque bodléienne (1794-1843)

C. L’acquisition du manuscrit par la Bibliothèque bodléienne (1843-)

II. L’histoire de la recherche

A. L’arrivée du codex Bruce en Grande-Bretagne et les débuts de la recherche (1774-1794)

  1. Charles Godfrey Woide (1725-1790)

B. L’entrée du codex Bruce à la Bibliothèque bodléienne d’Oxford et la seconde phase de la recherche (1843- 1892)

  1. Moritz Gotthilf Schwartze (1802-1848)
  2. Eugène Révillout (1843-1913)
  3. Émile Amélineau (1850-1915)
  4. Carl Schmidt (1868-1938)

C. L’« effet Nag Hammadi » (depuis 1945)

  1. Violet MacDermot
  2. Michel Tardieu

III. Le manuscrit

A. Prolégomènes à l’étude du manuscrit

  1. La confection d’une feuille de production (kollema/ kollemata)
  2. La confection d’un rouleau
  3. La confection d’un codex de papyrus

B. Codicologie du codex Bruce

  1. L’état du manuscrit et les limites de notre enquête
  2. Les unités des Livres de Iéou et la direction des fibres de papyrus
  3. L’analyse de la direction des fibres

3.1. L’hypothèse d’un seul cahier

3.2. L’hypothèse de plusieurs cahiers

  1. Conclusion sur la codicologie et l’ordonnancement 49-55

C. Paléographie

  1. La première main d’écriture
  2. La deuxième main d’écriture
  3. La troisième main d’écriture
  4. La quatrième main d’écriture
  5. Comparaison de mots empruntés aux différentes mains d’écriture

D. Langue

  1. Les Livres du grand discours mystérique (A1 [35]– A4 [38] ; B1 [39]–B48 [86] ; C1 [5)]–C30 [34])
  2. Le Livre des connaissances du Dieu invisible (D1 [1]– D4 [4] ; D1a [1a]–D4a [4a])

2.1. La première copie (D1 [1]–D4 [4])

2.2. La seconde copie (D1a [1a]–D4a [4a])

  1. Fragment sur le passage de l’âme

IV. Le contenu

A. La forme littéraire des traités

  1. Le cadre narratif

1.1. Les Livres du grand discours mystérique

1.2. Le Livre des connaissances du Dieu invisible

  1. Le contenu du dialogue

2.1. Les Livres du grand discours mystérique

2.2. Le Livre des connaissances du Dieu invisible

B. La structure des traités

  1. Les Livres du grand discours mystérique

1.1. Le début du traité et l’hymne aux éons (A1 [35],1– A4 [38],27)

1.2. Le voyage vers les trésors et la dispensation des connaissances nécessaires pour les traverser (B1 [39],1–B5 [43],24)

1.3. Questions des disciples (B5 [43],24–B10 [48],3)

1.4. Hymne final au Père (B10 [48],3–B15 [53],27)

1.5. La révélation des grands mystères du trésor de la lumière (B16 [54],1–B21 [59],26)

1.6. Les sacrements (B21 [59],26–B31 [69],12)

1.7. Les rangs du trésor de la lumière et l’existence d’un second trésor de la lumière (B31 [69],12– B38 [76],9)

1.8. Le mystère des douze éons et leur traversée (B38 [76],9–B48 [86],32)

1.9. L’émanation de IÉOU et des Iéous (C1 [5],1– C4 [8],0h)

1.10. Les trésors, leur représentation et la fin du traité tel qu’il nous est parvenu (C4 [8],1–C30 [34],35)

  1. Le Livre des connaissances du Dieu invisible (D1 [1]–D4 [4]; D1a [1a]–D4a [4a])

2.1. L’incipit (D1 [1],1-3 ; D1a [1a],1-3)

2.2. Le prologue (D1 [1],4-15 ; D1a [1a],4-17)

2.3. La crucifixion du monde (D1 [1],15-24 ; D1a [1a],17–D2a [2a],1)

2.4. Le don de l’intellect à l’âme (D1 [1],24– D2 [2],29 ; D2a [2a],1–D3a [3a],24)

2.5. La connaissance de la parole de Jésus (D2 [2],29–D3 [3],21; D3a [3a],24–D4a [4a],25)

2.6. La chair de l’injustice et l’ignorance (D3 [3],21–D4 [4],29)

  1. Fragment sur le passage de l’âme (E1 [88]–E2 [87])

C. Système (cosmogonie, cosmologie et personnages)

  1. Le Père, Dieu inaccessible, et sa petite pensée

1.1. Le Père, Dieu inaccessible

1.2. La petite pensée du Père

  1. Les trois émanations de la petite pensée/du Dieu inaccessible

2.1. Jésus, première émanation

2.2. Les trésors, probables deuxième émanation

2.3. Les têtes, troisième émanation?

  1. Les têtes, le dieu de la vérité, IÉOU — Ioaieōthōuikhōlmiō, les Iéous et les trésors

3.1. Les têtes et le dieu de la vérité

3.2. Le dieu de la vérité devient IÉOU

3.3. Les (autres) Iéous, pères et têtes des trésors

3.4. Les trésors

  1. L’établissement des éons et du lieu aérien (le lieu des trois archontes)

4.1. Les éons, les archontes et leurs habitants

4.1.1. Les cinq premiers éons

4.1.2. Le sixième éon, petit milieu

4.1.3. Les éons sept à onze

4.1.4. Le douzième éon

4.1.5. Le treizième éon

4.1.6. Le quatorzième éon

4.2. Le lieu (aérien pur) des trois archontes

  1. Résumé graphique du système (cosmogonie, cosmologie et principaux personnages) des Livres du grand discours mystérique

D. La sotériologie et la sacramentaire

  1. Les sacrements

1.1. Les sacrements initiatiques, préalables à la révélation de mystères

1.1.1. Les trois baptêmes (B21 [59],26–B28 [66],30)

1.1.2. Le rituel pour enlever la malice des archontes hors des disciples (B28 [66],30–B30 [68],6)

1.1.3. L’onction spirituelle remplacée par la formule de défense (B30 [68],6–B39 [77],5)

1.2. Les sacrements nécessaires à l’ascension

1.2.1. Le mystère du pardon des péchés

  1. Le parcours céleste de l’âme en quête de son salut

2.1. Les éons et le lieu (aérien pur) des trois archontes

2.2. Les trésors

2.2.1. Le trésor de la lumière

  1. Conclusion sur la remontée de l’âme et sur la soté- riologie du traité

V. L’histoire du texte, date et origine

A. La phase la plus récente du texte

  1. Milieu de production de la copie et du codex
  2. Datation
  3. Milieu de circulation

3.1. Un milieu encratite

3.2. Un milieu communautaire

3.3. Un milieu «mixte»?

  1. Lieu d’enfouissement: la cité de Djeme

B. La phase de la traduction et de la transmission en copte

C. Les phases de la composition et de la circulation en grec

IV. La situation des Livres du grand discours mystérique

A. Les Livres du grand discours mystérique sont-ils gnostiques?

B. Quelle est leur place dans les courants gnostiques?

C. Quels sont leurs liens avec la Pistis Sophia?

D. Quels sont leurs liens avec les textes magiques?

TEXTE ET TRADUCTION

Note sur le texte et principes de traduction

L’édition critique

L’apparat critique

Woide 1776 (W)

Schwartze 1847/1848 (Schw)

Révillout 1872 (R)

Amélineau 1887 (AE) et 1891 (A)

Schmidt 1892 (Schm [p. 38-141] et Schm1 [« Verbes- serungen und Zusätze » ; p. 690-691]) et 1905 (Schm2 )

La traduction

Signes critiques et abréviation

Les Livres du grand discours mystérique

Le Livre des connaissances du Dieu invisible

Fragment sur le passage de l’âme

NOTES PHILOLOGIQUES ET TEXTUELLES

Les Livres du grand discours mystérique

Le Livre des connaissances du Dieu invisible

Fragment sur le passage de l’âme

ANNEXES

Annexe 1 : Transcription et traduction du Pro memoria de Woide

Annexe 2 : Tableau de correspondance des pages des « deux Livres de Iéou »

Annexe 3 : Dimensions des folios des « deux Livres de Iéou », tirées de Schmidt,

INDEX

I. Mots gréco-coptes

II. Noms propres

III. Noms, invocations et formules des sphères célestes

III.a. Noms et invocations relatifs à la sphère des éons et des archontes

Noms des archontes

Noms des éons

Noms des émanations du 13e éon

Noms des sceaux des éons

Noms de crainte

Noms incorruptibles

Autres noms et invocations dans les éons

III.b. Noms relatifs à la sphère des trésors et des Iéous

Noms des Iéous

Noms et invocations dans les trésors

Noms des émanations

Noms des gardiens – Entrée

Noms des gardiens – Sortie

Lettres associées aux portes des trésors

Lettres mises en exposant aux noms des gardiens des portes des trésors

Noms des sceaux des trésors

Noms (incorruptibles) et invocations dans le trésor de la lumière

Autres noms et invocations dans les trésors

III.c. Noms et invocations relatifs aux rituels

Noms des quinze assistants des sept vierges de la lumière

Noms des sceaux des rituels

Traduction des sceaux des rituels

Autres noms (incorruptibles) et invocations dans les rituels

III.d Autres formules

IV. Mots autochtones

V. Formes de conjugaison

VI. Pronominaux triadiques (PTN)

La philosophie comme éducation des adultes
Textes, perspectives, entretiens

Pierre Hadot, 2019

 

« Le philosophe n’apprend pas aux hommes un métier particulier, […] mais il cherche à transformer leur sensibilité, leur caractère, leur manière de voir le monde ou d’être en rapport avec les autres hommes. On pourrait dire qu’il leur apprend le métier d’homme. »
Si la tâche de la philosophie est de former plutôt que d’informer, la philosophie est précisément l’éducation des adultes. C’est en ces termes que Pierre Hadot évoque une conception de la philosophie comme manière de vivre que toute son œuvre aura brillamment contribué à réactiver. Grand lecteur des philosophes antiques, de Socrate et Platon à Épictète, Marc Aurèle et Plotin, mais aussi des philosophes modernes ou contemporains, de Montaigne et Descartes à Nietzsche et Merleau-Ponty, dans ce recueil de textes – introuvables ou inédits – Pierre Hadot relit l’histoire de la pensée afin de nous aider à réorienter notre vie et à réapprendre à voir le monde. Ces textes témoignent de sa capacité de parler à la fois au public universitaire et aux non spécialistes passionnés de philosophie. On y reconnaît toujours la clarté et la puissance de sa pensée. Sommes-nous prêts à être (trans)formés par la philosophie ?

(Text by the author)

Reading Proclus and the Book of Causes Volume 1
Western Scholarly Networks and Debates

 

Series: Studies in Platonism, Neoplatonism, and the Platonic Tradition, Volume: 22

Editor: Dragos Calma, 2019

Reading Proclus and the Book of Causes, published in three volumes, is a fresh, comprehensive understanding of Proclus’ legacy in the Hellenic, Byzantine, Islamic, Latin and Hebrew traditions. The history of the Book of Causes, an Islamic adaptation of mainly Proclus’ Elements of Theology and Plotinus’ Enneads, is reconsidered on the basis of newly discovered manuscripts. This first volume enriches our understanding of the diverse reception of Proclus’ Elements of Theology and of the Book of Causes in the Western tradition where universities and religious schools offered unparalleled conditions of diffusion. The volume sheds light on overlooked authors, texts, literary genres and libraries from all major European universities from the 12th to the 16th centuries.

(Text by the editor)

 

Contents:

Reading Proclus and the Book of Causes: Notes on the Western Scholarly Networks and Debates – By: Dragos Calma

Liber de causis

Tradition exégétique : âges, styles et formes d’ une réception par le commentaire – By: Dominique Poirel

La première réception du Liber de causis en Occident (XIIe–XIIIe siècles) – By: Irene Caiazzo

The De causis in Thomas of York – By: Fiorella Retucci

Le Liber de causis et l’ Elementatio theologica dans deux bibliothèques anglaises : Merton College (Oxford) et Peterhouse (Cambridge) – By: Laure Miolo

Les gloses sur le Liber de causis dans les manuscrits parisiens – By: Olga Weijers

From Content to Method: the Liber de causis in Albert the Great – By: Katja Krause and Henryk Anzulewicz

Citing the Book of Causes, IV: Henry of Ghent and His (?) Questions on the Metaphysics – By: Maria Evelina Malgieri

Duns Scot et le Liber de causis – By: Jean-Michel Counet

Sine secundaria: Thomas d’ Aquin, Siger de Brabant et les débats sur l’ occasionalisme – By: Dragos Calma

The Liber de causis in Some Central European Quodlibets – By: Iulia Székely

Proclus

Proclus, Eustrate de Nicée et leur réception aux XIIIe–XIVe siècles – By: Irene Zavattero

Bate et sa lecture ‘encyclopédiste’ de Proclus – By: Guy Guldentops

Au-delà de la métaphysique: Notule sur l’ importance du Commentaire de Berthold de Moosburg OP sur les Éléments de théologie – By: Ruedi Imbach

Eriugenism in Berthold of Moosburg’s Expositio super Elementationem theologicam Procli – By: Evan King

Proclus dans la première quaestio collativa de Gilles Charlier – By: Zénon Kaluza

Plato’s Parmenides as Serious Game: Contarini and the Renaissance Reception of Proclus – By: Barbara Bartocci

Praying and Contemplating in Late Antiquity. Religious and Philosophical Interactions

Ed. by Eleni Pachoumi and Mark Edwards, 2018

The present volume is focused on the interactions and syncretistic tensions between religion and philosophy in Late Antiquity. The contributors examine issues of personal religious attitudes, initiation to the mysteries, Orphism, theurgy, magic, the Neoplatonist philosopher’s quest for intimacy or union with the divine, magic and Christianity, and oracles, dream-visions and divination.

(Text by the editors)

Contents

Eleni Pachoumi and Mark Edwards – Introduction

John Dillon – Prayer and Contemplation in the Neoplatonic and Sufi Traditions

Eleni Pachoumi – Magico-religious and Philosophical Interactions in Proclus’ Theurgic Unions

John F. Finamore – Reason and Irrationality: Iamblichus on Divination through Dreams

Mark Wildish – Iamblichus on the Language of Prayer

Wayne J. Hankey – Ratio, Preces, Intuitus: Prayer’s Mediation in Boethius’ Consolation

John Hilton – Public and Private Prayer in the Works of the Emperor Julian

Mark Edwards – Primitive Christianity and Magic

Bronwen Neil – Dream-visions, Prophecy and Contemplation in Origen’s Contra Celsum

Annemaré Kotzé – Augustine Addressing God and Man in the Confessions

Matthew W. Dickie – The Meaning of Initiation in Late Antiquity

Lech Trzcionkowski – Hieroi Logoi in 24 Rhapsodies. The Orphic Codex?

Philip Bosman – The End of the Ancient Oracles: From Deception to Dangerous Demons

List of Authors/Contributors

Index of Ancient Authors

Index of References

Index of Subjects

Mystik und Literatur: Interdisziplinäre Perspektiven (Heidelberger Forschungen) 

 

Giulia Agostini (Hg.), Michael Schulz (Hg.)

Erscheint voraussichtlich: 30.06.2019

 

Der interdisziplinär angelegte Band hat zum Ziel, das Thema der Mystik aus literatur-wissenschaftlicher, philosophisch-interkultureller und theologisch-interreligiöser Perspektive zu beleuchten. Dabei geht es insbesondere um eine epochenübergreifende Auseinandersetzung mit der Frage nach dem Verhältnis von Mystik und Literatur vom Mittelalter bis in die Gegenwart. Innerhalb dieses weitgespannten Bogens soll der systematische Perspektiven eröffnenden Begegnung zwischen Literaturwissenschaft, Theologie und Philosophie besonderes Gewicht zukommen.

(Text by the editors)

New Antiquities.Transformations of Ancient Religion in the New Age and Beyond.

 

Edited by Dylan Michael Burns and Almut-Barbara Renger, 2019

 

Just as we speak of “dead” languages, we say that religions “die out.” Yet sometimes, people try to revive them, today more than ever. New Antiquities addresses this phenomenon through critical examination of how individuals and groups appeal to, reconceptualize, and reinvent the religious world of the ancient Mediterranean as they attempt to legitimize developments in contemporary religious culture and associated activity.

Drawing from the disciplines of religious studies, archaeology, history, philology, and anthropology, New Antiquities explores a diversity of cultic and geographic milieus, ranging from Goddess Spirituality to Neo-Gnosticism, from rural Oregon to the former Yugoslavia. As a survey of the reception of ancient religious works, figures, and ideas in later twentieth-century and contemporary alternative religious practice, New Antiquities will interest classicists, Egyptologists, and historians of religion of many stripes, particularly those focused on modern Theosophy, Gnosticism, Neopaganism, New Religious Movements, Magick, and Occulture. The book is written in a lively and engaging style that will appeal to professional scholars and advanced undergraduates as well as lay scholars.

(Text by the editors)

 

Table of Contents

 

1 – Introduction: What are New Antiquities? – Dylan Michael Burns, Almut-Barbara Renger

2 – ‘From Aphrodite to Kuan Yin’ – ‘The Tao of Venus’ and its Modern Genealogy: Invoking Ancient Goddesses in Cos(met)ic Acupuncture – Almut-Barbara Renger

3 – Ancient Goddesses for Modern Times or New Goddesses from Ancient Times? – Meret Fehlmann

4 – The Artifice of Daidalos: Modern Minoica as Religious Focus in Contemporary Paganism – Caroline Jane Tully

5 – Transforming Deities: Modern Pagan Projects of Revival and Reinvention – Kathryn Rountree

6 – Archaeology, Historicity and Homosexuality in the New Cultus of Antinous: Perceptions of the Past in a Contemporary Pagan Religion – Ethan Doyle White

7 – Reading History with the Essenes of Elmira – Anne Kreps

8 – The Jungian Gnosticism of the Ecclesia Gnostica – Olav Hammer

9 – The Impact of Scholarship on Contemporary “Gnosticism(s)”: A Case Study on the Apostolic Johannite Church and Jeremy Puma – Matthew Dillon

10 – Studying the “Gnostic Bible”: Samael Aun Weor and the Pistis Sophia – Franz Winter

11 – Binding Images: The Contemporary Use and Efficacy of Late Antique Ritual Sigils, Spirit-Beings, and Design Elements – Jay Johnston

12 – (Neo-)Bogomil Legends: The Gnosticizing Bogomils of the Twentieth-Century Balkans – Dylan Michael Burns,Nemanja Radulovic

Index – Dylan Michael Burns,Almut-Barbara Renger

Guide to the Study of Ancient Magic

Series: Religions in the Graeco-Roman World, Volume: 189

Editor: David Frankfurter, 2019

 

In the midst of academic debates about the utility of the term “magic” and the cultural meaning of ancient words like mageia or khesheph, this Guide to the Study of Ancient Magic seeks to advance the discussion by separating out three topics essential to the very idea of magic. The three major sections of this volume address (1) indigenous terminologies for ambiguous or illicit ritual in antiquity; (2) the ancient texts, manuals, and artifacts commonly designated “magical” or used to represent ancient magic; and (3) a series of contexts, from the written word to materiality itself, to which the term “magic” might usefully pertain.

The individual essays in this volume cover most of Mediterranean and Near Eastern antiquity, with essays by both established and emergent scholars of ancient religions.

In a burgeoning field of “magic studies” trying both to preserve and to justify critically the category itself, this volume brings new clarity and provocative insights. This will be an indispensable resource to all interested in magic in the Bible and the Ancient Near East, ancient Greece and Rome, Early Christianity and Judaism, Egypt through the Christian period, and also comparative and critical theory.

 

Contents:

 

Introduction

Ancient Magic in a New Key: Refining an Exotic Discipline in the History of Religions – David Frankfurter

The Plan of This Volume – David Frankfurter

Cultural Constructions of Ambiguous, Unsanctioned, or Illegitimate Ritual – David Frankfurter

Mesopotamia – Daniel Schwemer

Iran – Albert de Jong

Egypt – Jacco Dieleman

Greece – Fritz Graf

Ancient Israel and Early Judaism – Yuval Harari

Rome and the Roman Empire – Magali Bailliot

Early Christianity – Joseph E. Sanzo

Roman and Byzantine Egypt – Jacques van der Vliet

The Materials of Ancient Magic – David Frankfurter

The Greco-Egyptian Magical Papyri – Jacco Dieleman

Christian Spells and Manuals from Egypt – Jacques van der Vliet

Binding Spells on Tablets and Papyri – Esther Eidinow

Jewish Amulets, Magic Bowls, and Manuals in Aramaic and Hebrew – Gideon Bohak

Gems – Véronique Dasen and Árpád M. Nagy

Figurines, Images, and Representations Used in Ritual Practices – Andrew T. Wilburn

Textual Amulets and Writing Traditions in the Ancient World – Roy D. Kotansky

Building Ritual Agency: Foundations, Floors, Doors, and Walls – Andrew T. Wilburn

Dimensions of a Category Magic – David Frankfurter

Spell and Speech Act: The Magic of the Spoken Word – David Frankfurter

The Magic of Writing in Mediterranean Antiquity – David Frankfurter

Magic and the Forces of Materiality – David Frankfurter

The Magical Elements of Mysticism: Ritual Strategies for Encountering Divinity – Naomi Janowitz

Magic and Theurgy – Sarah Iles Johnston

Magic as the Local Application of Authoritative Tradition – David Frankfurter

Magic and Social Tension – Esther Eidinow

Greek Writers and Philosophers in Philo and Josephus

A Study of Their Secular Education and Educational Ideals

Series: Studies in Philo of Alexandria, Volume: 9

Erkki Koskenniemi, 2019

 

In Greek Writers and Philosophers in Philo and Josephus Erkki Koskenniemi investigates how two Jewish writers, Philo and Josephus, quoted, mentioned and referred to Greek writers and philosophers. He asks what this tells us about their Greek education, their contacts with Classical culture in general, and about the societies in which Philo and Josephus lived. Although Philo in Alexandria and Josephus in Jerusalem both had the possibility to acquire a thorough knowledge of Greek language and culture, they show very different attitudes. Philo, who was probably admitted to the gymnasium, often and enthusiastically refers to Greek poets and philosophers. Josephus on the other hand rarely quotes from their works, giving evidence of a more traditionalistic tendencies among Jewish nobility in Jerusalem.

(Text by the author)

 

Contents:

Introduction

Philo: Offspring from Sarah and Hagar

Josephus: It Is Difficult to Transplant an Old Tree

Philo and Josephus

Bibliography

La fuite du monde dans la philosophie de Plotin

Corentin Tresnie, 2019

La fuite du monde est une préoccupation importante du public lettré du IIIe siècle, troublé par d’importantes crises sociales et politiques ; Plotin le reformule philosophiquement afin d’y apporter réponse. En partant d’un postulat de systématicité de sa pensée, cet ouvrage examine la définition qu’il propose du sujet d’une telle fuite (le « nous »), la possibilité et la désirabilité de sa réalisation, avant de s’intéresser à ses modalités philosophiques et éthiques, pour conclure sur la divinisation qui en résulte par union à l’Intelligence et à l’Un. Cette fuite se révèle être un prolongement du rapport naturel au monde, caractérisé par un universel amour de l’unité qui tend nécessairement à la contemplation, et vise à l’optimiser. Le « nous », illumination du corps par l’âme, devient dans le processus un divin sage, qui à son tour assume un rôle d’enseignement, s’alignant dans ses actes sur la Providence universelle.

(Text by the author)