• Identifiant
    • 7EQbDu68
  • Contenu de la note
  • Plotin lui-même admet que l’Intellect contient toutes les Formes et qu’il les transmet à l’Âme en tant que lógoi (principes rationnels). Il souligne ici que ce transfert n’implique pas l’existence d’une entité intermédiaire entre l’Intellect et l’Âme. La même argumentation revient aux lignes 57-60 : il ne faut pas admettre une réalité supplémentaire, le Lógos, qui ferait transition entre l’Intellect et l’Âme (voir aussi 10 [V, 1], 3, 21). Les valentiniens et les séthiens admettent dans leur Plérôme un éon appelé « Logos » (voir J. Turner, Sethian Gnosticism…, p. 290-292 ; Irénée, Contre les hérésies I, 1, 1 et I, 29, 1-2 ; toutes les références à Irénée renvoient à l’édition Rousseau-Doutreleau). La gnose séthienne, mieux que la gnose valentinienne, se compare assez bien à ce que Plotin discute ici, car les séthiens posent au sommet l’Un ineffable, puis un niveau intellectif (Barbèlo), puis un niveau psychique qui correspond tantôt à la puissance inférieure de Barbèlo (Autogenes), tantôt à un niveau psychique autonome, assez semblable à l’âme « hypostase » chez Plotin (voir Marsanès ; selon F. García Bazán, rien ne prouve cependant que Plotin ait lu le Marsanès, voir « Plotino y los textos gnósticos de Nag-Hammadi », p. 195). Quant au Logos, il occupe selon eux plusieurs positions au sein des niveaux ontologiques inférieurs à l’Un, car il s’associe aux autres figures éoniques, mais sans jamais s’identifier à elles, restant toujours un éon à part entière. Plotin renverrait alors au Logos qui s’associe à Autogenes et qui permet la transition entre le plan intellectif et le plan psychique.

  • Remarques de l'éditeur
  • Luciana Santoprete
    • Contexte
    • Note 21 au Traité 33 (II, 9), 1, 30-33
    • Page
    • 241
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  • Appartenances
  • Traité 33 (II, 9) Extrait § 1 (L 33) + Traité 10 (V, 1) Extrait § 3 (L 21)