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    • zvk9hfWb
  • Contenu de la note
  • L’image en question, c’est ici le démiurge (lignes 17-29). Le terme ennóēma (pensée) n’a pas une signification évidente. Il s’agit peut-être des entités mentionnées dans Zostrien : l’élu atteint plus facilement son salut s’il reçoit l’aide des « gloires » qui correspondent à chacun des éons ; ces « gloires » habitent dans le monde sensible et sont des « pensées parfaites » (NHC VIII, 1), 46, 15-24 ; Zostrien utilise le terme grec nóema). Certains gnostiques admettent donc des entités intelligibles inférieures aux éons et qu’ils décrivent comme des « pensées ». D’où la question que pose Plotin : les images produites par les éons sont-elles des réalités équivalentes à leurs géniteurs ou leur sont-elles inférieures, n’étant que des pensées ? Le commentaire de M. N. Bouillet à ce passage suggère que Plotin remplace le concept gnostique d’enthúmēsis, qu’on peut traduire par « pensée », « désir » ou « vouloir », par celui d’ennóēma ; opinion reprise aussi par V. Cilento, Paideia antignostica, p. 256-257. Cette « pensée » correspondrait ainsi, selon le système de Ptolémée, à Achamoth, le rejeton de la Sagesse supérieure (voir Annexe 2). Les quatre occurrences, aux lignes 14-16, du verbe enthumeîsthai renforcent cette hypothèse. J. Igal croit que ennóēma reprend la notion de « plan rationnel », déjà présentée aux lignes 8-11 (voir p. 519, n. 117 de sa trad.), comme le pense également F. García Bazán, Plotino y la Gnosis, p. 290, n. 86. Sur la notion de « pensée », voir infra lignes 24-27.

  • Remarques de l'éditeur
  • Luciana Santoprete
    • Contexte
    • Note 212 au Traité 33 (II, 9), 11, 18
    • Page
    • 270
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  • Appartenances
  • Traité 33 (II, 9) Extrait § 11 (L 18)