• Identifiant
    • M0IQY6v2
  • Contenu de la note
  • Signalons, pour la première fois à notre connaissance, que cette image d’un métal purifié de la rouille est reprise par Grégoire de Nysse dans le contexte de la vision de Dieu de la part de l’être humain à l’intérieur de sa propre âme purifiée, voir Oratio dominica de beatitudinis (oratio VI), Heureux les purs dans leur cœur, car ils verront Dieu, dans : Gregorii Nysseni oratio dominica de beatitudinis, edidit J. F. Callahan (Gregorii Nysseni opera, VII.2), Leyde-New York-Cologne, Brill, 1992, p. 143, 13-20. Grégoire parle de l’homme intérieur qui se purifie, et qui a donc accès à la vision de la beauté divine, comme d’un fer qui est nettoyé de la rouille (ίός). Seulement la reprise plotinienne se colore de nuances chrétiennes, car, peut-être par souci d’humilité, l’homme est comparé à du fer plutôt qu’à de l’or, et l’action du temps produisant la rouille est plutôt remplacée par l’action du mal. Signalons néanmoins que Platon avait déjà comparé ce qui est le vice pour l’âme à l’ophtalmie pour les yeux, la nielle pour le blé, la pourriture pour le bois, la rouille (ίός) pour le cuivre et le fer (Platon, Rp. X, 608 e7-609 a2) ; mais dans le passage platonicien, il n’est pas question de la vision de l’âme. Pour une traduction anglaise des homélies en question de Grégoire de Nysse, et un ensemble d’études qui leur sont consacrées, voir H. R. Drobner, A. Viciano, Gregory of Nyssa ; Homilies on the Beatitudes. An English Version with Commentary and Supporting Studies, Actes du VIIIe colloque international sur Grégoire de Nysse, Paderborn, 14-18 septembre 1998, Leyde-Boston-Cologne, Brill, 2000.

  • Remarques de l'éditeur
  • Luciana Santoprete
    • Contexte
    • Note 32 du Traité 2 (IV, 7), 10, 40-52
    • Page
    • 223-224
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  • Appartenances
  • Traité 2 (IV, 7), 10, 52