• Identifiant
    • M2b0lC40
  • Contenu de la note
  • Mais à ce mythe se juxtapose un autre mythe de la naissance d’Éros-démon, celui que raconte Diotime dans le Banquet (204 a) ; ici, Éros n’est plus le fils d’Aphrodite ; il est né seulement en même temps qu’elle de l’union de Poros et de Pénia. Toute la fin du traité est consacrée à l’exégèse allégorique de ce nouveau mythe. Nous trouvons d’abord, au chapitre 5, la trace d’une interprétation que Plotin écarte : Poros et Pénia y étaient le monde intelligible et la matière, et Éros le monde sensible né de leur union ; cette interprétation du mythe du Banquet était déjà ancienne, puisqu’on la retrouve tout au long au chapitre LVII du traité de Plutarque sur Isis.

    De plus en rattachant la triade Poros Pénia Éros à la triade Osiris Isis Horos, qu’il interprète de la même manière, le texte de Plutarque montre le lien de cette exégèse avec tout un symbolisme d’origine stoïcienne pour qui les hiérogamies avaient un sens physique et significaient l’origine du monde (note 1 : Cf. Saint Augustin, de civiate dei IV, 9 ; Dion Chrysost., Oratio XXXVI, 56). Plotin n’est pas toujours hostile à cette explication du mythe de Platon, puisque, dans un autre traité, qui date à peu près de la même époque (II, 3, 9 fin), il interprète l’Éros de discours de Diotime, qui est désigné sous le nom de grand démon (cf. Banquet, 202 e), comme étant le monde sensible. Mais ici, Plotin a, à l’égard de cette allégorie physique du mythe, la même attitude qu’a eue Philon d’Alexandrie dans un cas tout à fait semblable (note 1 : Cf. mes Idées philosophiques de Philon d’Alexandrie, p. 120). Il y substitue une allégorie métaphysique et morale.

  • Remarques de l'éditeur
  • Luciana Santoprete
    • Contexte
    • Notice du Traité 50 (III, 5)
    • Page
    • 72-73
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