• Identifiant
    • 7iU3n8Kw
  • Contenu de la note
  • Ils ne comprennent pas que le mot « extérieur » n’a pas un sens local, comme si l’intelligible se trouvait hors du monde sensible, de l’autre côté d’un mur ou d’un voile. Les gnostiques imaginent la remontée des âmes sous les traits d’un voyage cosmique dans lequel l’âme remonte à travers les sphères célestes pour finalement sortir de l’univers. Puisque les astres se trouvent dans le monde sensible, ils n’ont, selon eux, aucun accès à l’intelligible. Plotin trouve cela absurde, car la remontée n’a rien de local et le monde sensible n’est jamais coupé du monde intelligible. Même s’ils résident dans le ciel, les astres jouissent d’une contemplation parfaite des intelligibles. L’intelligible n’occupe aucun lieu, ce qui lui permet d’apparaître partout un et identique (Traités 22-23 [VI, 4-5]). Le Traité 10 (V, 1) définit en quel sens l’intelligible est « extérieur » au sensible : cela revient à n’être en aucun lieu et à ne dépendre d’aucun corps (10, 13-21). Voilà de quelle manière les âmes parviennent à l’extérieur du monde sensible (15 [III, 4], 6, 30-33).

  • Remarques de l'éditeur
  • Luciana Santoprete
    • Contexte
    • Note 319 au Traité 33 (II, 9), 18, 38-40
    • Page
    • 281
  • Sources modernes
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  • Sources anciennes
  • Mots-clefs français
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  • Liens
  • Appartenances
  • Traité 33 (II, 9) Extrait § 18 (L 40) + Traité 22 (VI, 4) (entier) + Traité 23 (VI, 5) (entier) + Traité 10 (V, 1) Extrait § 10 (L 13-21) + Traité 15 (III, 4) Extrait § 6 (L 30-37)