• Identifiant
    • wmrt0nHj
  • Contenu de la note
  • Plotin a déjà exprimé l’idée selon laquelle un Intellect en puissance nécessiterait la présence d’un Intellect en acte avant lui (5 [V, 9], 5, 1-5). Il ne donne en cet endroit aucune explication de cet état de fait. Nous apprenons maintenant, dans le Traité 25, que cette conclusion résulte de la définition même de l’être en puissance, à savoir ce qui a besoin d’un autre être en acte pour passer à l’acte (chap. 2, 33 ; 3, 28-29). Ainsi, un Intellect en puissance ne pourrait, de lui-même, passer à l’acte. Il faudrait donc admettre un autre Intellect, antérieur à cet Intellect en puissance, afin d’expliquer le passage de l’Intellect de la pensée en puissance à la pensée en acte. Or, Plotin tient pour une parfaite absurdité de vouloir multiplier le nombre des réalités intelligibles au-delà de la triade Un-Intellect-Âme. Non seulement il a écrit un traité (10 [V, 1]) sur les trois réalités principielles, mais il s’attaque vigoureusement aux gnostiques, qui admettent un nombre invraisemblable de principes intelligibles (33 [II, 9], 1). Afin de préserver la structure triadique du monde intelligible, affirme Plotin, il faut que l’Intellect soit en acte.

  • Remarques de l'éditeur
  • Luciana Santoprete
    • Contexte
    • Note 41 au Traité 25 (II, 5), 3, 25-28
    • Page
    • 154
  • Sources modernes
  • +
  • Sources anciennes
  • Mots-clefs français
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  • Liens
  • Appartenances
  • Traité 25 (II, 5) Extrait § 3 (L 25-28) + Traité 10 (V, 1) (entier) + Traité 33 (II, 9) § 1 + Traité 5 (V, 9) Extrait § 5 (L 1-6)