• Identifiant
    • 8VaFTjIk
  • Contenu de la note
  • Le Traité 31 est d’une certaine façon cet hymne inouï au lieu supracéleste que Platon pensait irréalisable. Plotin tente donc ici en quelque sorte l’impossible : dire la perfection du monde intelligible alors même que nous sommes dans le sensible imparfait et changeant, dire l’éternel par le temporel, faire comprendre la vérité totale par des phrases et des propositions qui n’existent pas là-bas. Pour cela, si nous osons dire, tous les moyens sont bons : invitation du lecteur à l’introspection (chap. 2), citation d’Homère (chap. 4), appel à une expérience de pensée originale (chap. 9), réinterprétation d’un mythe hésiodique (chap. 12 et 13). Hormis son premier chapitre, clairement argumentatif, l’ensemble du Traité 31 est comme un grand chant affirmatif de la gloire de l’Intellect. C’est là en effet l’une des tâches du philosophe selon Plotin : non seulement construire des raisonnements pour démontrer l’absurdité des thèses stoïciennes ou gnostiques (le Traité 31 y fait quelques rares allusions) ou inviter à la vertu, mais aussi témoigner d’une expérience vécue, annoncer aux autres ce que l’âme du sage a pu voir de la beauté intelligible (début du chap. 12).

  • Remarques de l'éditeur
  • Luciana Santoprete
    • Contexte
    • Notice au Traité 31 (V, 8)
    • Page
    • 80-81
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  • Appartenances
  • Traité 31 (V, 8) (entier)