• Identifiant
    • 2r2trXzr
  • Contenu de la note
  • Il est peu de thèmes plus courants, chez les penseurs du deuxième et du troisième siècle, que la défense de la liberté humaine contre la théorie stoïcienne du destin et contre l’astrologie qui avait alors tant d’adeptes. Péripatéticiens, cyniques et même épicuriens rivalisent avec les platoniciens et les chrétiens pour combattre la doctrine de la nécessité.

    Il nous reste, outre le présent traité de Plotin, bien d’autres documents de la même époque sur ce sujet, un long fragment du cynique Œnomaüs (note 1 : de l’époque d’Adrien ; fragments dans Eusèbe, Préparation Évangelique VI, 7), le de Fato du péripatéticien Alexandre d’Aphrodisias, les fragments d’une critique de Chrysippe par l’épicurien Diogénien (note 2 : du deuxième siècle ; cf. Pauly-Wissowa : frgts ap. Eus., P. E. VI, 8), enfin des critiques du chrétien syriaque Bardesanes (note 3 : 154-122 ; frgts de la traduction grecque du de Fato, dans Eus., ibid., 10 ; nous possédons en syriaque ce traité, qui, s’il n’est pas l’œuvre personnelle de Bardesanes, provient de son école ; cf. Pauly-Winsowa) et d’Origène le chrétien (note 4 : dans l’Exégèse de la Genèse ; extraits chez Eusèbe, ibid., II), qui reçut, comme Plotin, l’enseignement d’Ammonius.

    Dans tous ces écrits le fond des idées et même la forme de l’argumentation se retrouvent si pareils, les arguments sont si impersonnels qu’il faut supposer qu’ils sont tirés de quelqu’un de ces cahiers qui se transmettaient d’une école à l’autre (…) La critique de l’astrologie contient nettement trois argumentations d’un ordre différent : 1º la constatation de la différence entre les individus soumis aux mêmes influences astrales (cet argument, qui est ancien (note 1 : Plotin 5, 20 sq. ; comp. Cicéron, De Divinat. II, 47 [revenant à Carnéade] ; Aulu-Gelle, Nuits Attiques, XIV, 1), fait le fond du traité de Bardesanes) ; 2º les raisons pour lesquelles les astres ne peuvent être que des signes et non des causes des événements (c’est l’idée d’Origène, qui développe seulement avec diffusion ce que Plotin ne fait qu’indiquer ; mais l’idée et la marche de l’argumentation sont les mêmes jusque dans les détails) (note 2 : 5, 33-59) ; 3º l’esquisse d’un développement consistant dans l’examen de détail d’un livre technique d’astrologie (note 3 : 6, 10-15) ; cette partie est peut-être une œuvre personnelle de Plotin ; elle annonce le Traité 52 (II, 3).

  • Remarques de l'éditeur
  • Luciana Santoprete
    • Contexte
    • Notice du Traité 3 (III, 1)
    • Page
    • 3-5
  • Sources modernes
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  • Liens
  • Appartenances
  • Traité 3 (III, 1) (entier) + Traité 52 (II, 3) (entier)