Les Philosophes et les mystères

dans l’empire romain

Francesco Massa et Nicole Belayche (eds.), Presses Universitaires de Liège, Collection Religions, 2021, 252 p.

Description

Les pratiques et les discours philosophiques sous l’empire romain ont été largement inspirés par le langage des cultes à mystères. Depuis la période grecque classique, la pensée philosophique antique a assimilé et réélaboré la terminologie de ces cultes afin d’exprimer l’accès au savoir philosophique, le parcours de la connaissance et l’acquisition d’une « révélation » réservée aux seuls initiés. Au fil des siècles, le langage platonicien, pétri de références aux cultes à mystères, devient le socle commun de la plupart des lettrés, quelle que soit leur appartenance religieuse, païenne ou chrétienne. Dans une approche d’histoire des religions, la réflexion sur les catégories et leurs usages, tant dans les sources que dans l’historiographie, est inséparable de la construction de la discipline elle-même. Quel est dès lors l’impact de l’historiographie dans l’appréciation des rapports entre cultes à mystères et philosophie ? Ensuite, dans quelle mesure les discours et pratiques philosophiques ont-ils été nourris par le lexique mystérique et par les rituels de ces cultes ? Des textes réputés avoir partie liée avec les mystères, mais passablement négligés jusqu’ici, sont scrutés en détail – les fragments de Numénius, les Oracles Chaldaïques et plus généralement les expressions respectives des écoles philosophiques. Inversement, des pratiques rituelles mystériques sont susceptibles de révéler l’influence des réflexions philosophiques. Au fil des études, ce volume interroge la relation entre cultes à mystères et philosophies selon une double perspective, émique et étique, la seule qui puisse fournir des éclaircissements sur ce problème.

(Texte de la maison d’édition) 

Table de matières

Francesco MASSA et Nicole BELAYCHE Introduction. Les philosophes et les mystères dans l’empire romain : discours et pratiques  7

Pierre VESPERINI Philosophie et cultes à mystères : d’une historiographie l’autre  29

Fabienne JOURDAN Numénius et les traditions « orientales » : essai sur l’accord perçu entre elles et Platon (fr. 10 F = 1 dP)  59

Helmut SENG Σῖγ᾿ ἔχε, μύστα (OC 132). Zur Theurgie in den Chaldaeischen Orakeln  91

Pierre VESPERINI Philosophie et cultes à mystères : concurrences et confluences  127

Daniela BONANNO Némésis mystérique. L’arrière-plan philosophique de l’Hymne orphique 61 et sa réception 149

Dominique JAILLARD « Le philosophe ne doit pas être le prêtre d’une seule cité… Il doit être universellement le hiérophante du monde entier » (Marinus, Proclus ou sur le bonheur, 19)  171

Philippe HOFFMANN Le néoplatonisme tardif et les mystères. Quelques jalons  193

À propos des contributeurs  205

Bibliographie  209

Index des sources  241

Index général  247

Lien: http://www.presses.uliege.be/jcms/c_22883/religions-11

Studies in Platonism, Neoplatonism and the Platonic Tradition

Neoplatonic Demons and Angels

Luc Brisson, Seamus O’Neill and Andrei Timotin, Leiden: Brill, 2018, 290 p.

Description

Neoplatonic Demons and Angels is a collection of eleven studies which examine, in chronological order, the place reserved for angels and demons not only by the main Neoplatonic philosophers (Plotinus, Porphyry, Iamblichus, and Proclus), but also in Gnosticism, the Chaldaean Oracles, Christian Neoplatonism, especially by Pseudo-Dionysius the Areopagite. This volume originates from a panel held at the 2014 ISNS meeting in Lisbon, but is supplemented by a number of invited papers.

(Text from the publisher)

Table of Contents

Introduction

The Daimon and the Choice of Life in Plotinus’ Thought By: Thomas Vidart

The Angels in Ancient Gnosis: Some Cases By: Madeleine Scopello

Demons and Angels in the Chaldaean Oracles By: Helmut Seng

What is a Daimon for Porphyry? By: Luc Brisson

Porphyry of Tyre on the Daimon, Birth and the Stars By: Dorian Gieseler Greenbaum

Daimones in Porphyry’s On the Cave of the Nymphs By: Nilufer Akcay

Evil Demons in the De Mysteriis Assessing the Iamblichean Critique of Porphyry’s Demonology By: Seamus O’Neill

Proclus’ Critique of Plotinus’ Demonology By: Andrei Timotin

The Angels in Proclus: Messengers of the Gods By: Luc Brisson

Ontology, Henadology, Angelology. The Neoplatonic Roots of Angelic Hierarchy By: Ghislain Casas

Dionysius the Areopagite on Angels. Self-Constitution versus Constituting Gifts By: Marilena Vlad

Index

Link: https://brill.com/view/title/38745?contents=toc-44457

Recherches sur les Rhétoriques Religieuses

Langage des dieux, langage des démons,

langage des hommes dans l’Antiquité

L. G. Soares Santoprete, P. Hoffmann (eds.), Turnhout: Brepolis, 2017, 421 p.

Description

Le présent ouvrage est issu de recherches menées dans le cadre de l’ancien projet ‘CENOB’ (Corpus des énoncés de noms barbares) soutenu par l’Agence Nationale de la Recherche. Par ‘noms barbares’, on désigne dans les religions anciennes des noms ou enoncés proférés, principalement en contexte rituel, et dont l’efficacité dépend d’une opacité sémantique, d’une étrangeté, voire d’une inintelligibilité. Afin de mesurer l’écart qui constitue le caractère ‘barbare’ de ces noms, cet ouvrage rassemble une série d’enquêtes sur divers dossiers – en majorité des textes médio – et néoplatoniciens – qui permettent de comprendre les théories à travers lesquelles l’Antiquité a pensé la relations, et principalement la communication, entre les divers êtres peuplant le Monde – hommes, démons et dieux – chacune de ces classes ayant sa langue, son mode d’expression, sa façon de se situer dans l’ordre hiérarchique du Réel et de se rapporter aux autres. D’Homère à Proclus, à Damascius et au Ps.-Denys l’Aréopagite, de nombreuses théories nous ont été conservées, par exemple sur la langue des dieux et le travail étymologique qui régit leur nomination, sur la ‘voix’ des démons et leur mode de communication avec les hommes, ou encore sur les limites du langage humain, devant qui se dérobent les Principes divins. Dans toutes ces études se noue une liaison forte entre littérature, philosophie et histoire des religions méditerranéennes anciennes, avec le souci de décrire les systèmes de pensée qui entouraient les rituels.

(Texte de la maison d’édition)

Table de matières

Préface
Gérard FREYBURGER et Laurent PERNOT

Avant-Propos
Jean-Daniel DUBOIS, École pratique des hautes études – Laboratoire d’études sur les monothéismes

Introduction
Luciana Gabriela SOARES SANTOPRETE, Rheinische Friedrich-Wilhelms-Universitāt Bonn-Alexander von Humboldt-Stiftung
Philippe HOFFMANN, École pratique des hautes études – Laboratoire d’études sur les monothéismes

Langage des dieux, musiques des hommes – Michel TARDIEU, Collège de France

Le nom des dieux, la langue des dieux chez Homère – Pierre CHIRON, Université Paris-Est – Institut universitaire de France

Langage des dieux et langage des hommes dans les Oracles chaldaïques – Helmut SENG, Goethe-Universitāt, Francfort-sur-le-Main

Rituels et énoncés barbares dans la Pistis Sophia – Mariano TROIANO, Universidad Nacional de Cuyo

Le dire à haute voix : une nouvelle approche des textes de Nag Hammadi – Claudine BESSET-LAMOINE, Laboratoire d’études sur les monothéismes

Le démon de Socrate et son langage dans la philosophie médio-platonicienne – Claudio MORESCHINI, Université de Pise

La voix des démons dans la tradition médio- et néoplatonicienne – Andrei TIMOTIN, Académie roumaine (IESEE)/Institut de Philosophie ‘Alexandru Dragomir’, Bucarest

L’étymologie dans la procession de l’Étant à partir de l’Un et dans la remontée de l’âme jusqu’à l’Un selon Plotin – Luciana Gabriela SOARES SANTOPRETE, Rheinische Friedrich-Wilhelms-Universitāt Bonn-Alexander von Humboldt-Stiftung

Jamblique : universalisme et noms barbares – Adrien LECERF, Centre Léon Robin – CNRS, Paris

Intellection humaine, inspiration démonique et enthousiasme divin selon Proclus – François LORTIE, Université Laval, Québec -École pratique des hautes études

Adad chez les néoplatoniciens : une lecture assyriologique – Cyntia JEAN, Fonds de la Recherche Scientifique – Université Libre de Bruxelles

L’ ‘entretien’ philosophique d’ après le commentaire de Proclus au Premier Alcibiade de Platon – Sophie VAN DER MEEREN, Université-Rennes-2

Parler de rien. Damascius sur le principe au-delà de l’Un – Marilena VLAD, Institut de Philosophie ‘Alexandru Dragomir’, Bucarest

Silence divin et pouvoir sacré : la théologie négative, de Plotin au Pseudo-Denys l’Aréopagite – Ghislain CASAS, École pratique des hautes études – École des hautes études en sciences sociales

Les fondements néoplatoniciens du logos théologique chez le Pseudo-Denys l’Aréopagite – Daniel COHEN, Fonds de la Recherche Scientifique – Université Libre de Bruxelles

L’Hymne au soleil de Martianus Capella : une synthèse entre philosophie grecque et théosophie barbare – Chiara Ombretta TOMMASI, Université de Pise

Bibliographie générale
Index des sources anciennes
Index nominum
Index des thèmes
Index des termes grecs

Lien: http://www.brepols.net/Pages/ShowProduct.aspx?prod_id=IS-9782503578972-1

Discours sur les oracles chaldaïques

Wilhelm Kroll, Paris: Vrin, 2017, 140 p.

Description

Les Philosophes néoplatoniciens après Plotin, en particulier Proclus et Damascius à Athènes, ont fondé leur philosophie de la religion grecque tardive sur un poème des environs de l’an 200 qui leur était présenté comme une suite d’Oracles venant de sages Chaldéens. Puisque l’on y entendait la parole des dieux, c’était pour ces philosophes néoplatoniciens comme une Bible. Ce poème est malheureusement perdu, mais grâce aux nombreuses citations faites par ces auteurs, on peut tenter d’en retrouver des morceaux et, en les rassemblant, de les expliquer. C’est ce travail d’une extrême difficulté que s’est proposé Wilhelm Kroll en 1894 (il avait 25 ans!), sous la forme d’une thèse pour l’Université de Breslau. L’usage universitaire de cette époque voulait que cette thèse fût rédigée et soutenue en latin. Le latin étant devenu une langue peu compréhensible de nos jours, on a jugé utile de traduire du latin en français ce Discours sur les Oracles Chaldaïques. La reconstitution de Kroll est un travail remarquable auquel il est toujours indispensable de retourner. On s’est seulement appliqué à moderniser les références aux textes cités dont on a aujourd’hui de bonnes éditions critiques qui n’existaient pas du temps de Kroll.

(Text de la maison d’édition)

Lien: http://www.vrin.fr/book.php?code=9782711627462