Plotin. Traité 19 Sur les vertus

Introduction, traduction, commentaire et notes par Dominic J. O’Meara, 2019

 

Le traité 19 Sur les vertus (Ennéades I, 9), sans en être une présentation complète, est un des textes les plus importants consacrés par Plotin à l’éthique. Ce texte a aussi exercé, directement et indirectement, une grande influence sur la pensée éthique dans l’antiquité tardive, à Byzance, en terre d’Islam, et dans le Moyen Âge latin. Comment l’homme peut-il s’assimiler, dans sa vie, à une vie divine grâce aux vertus ? A cette question Plotin apporte une réponse originale en distinguant deux sortes d’assimilation et deux sortes de vertus. La conception d’une assimilation asymétrique permet d’envisager une vie de l’homme assimilée par la vertu à la vie d’une divinité qui transcende la vertu. La distinction que fait Plotin entre vertu « politique » et vertu « supérieure », distinction nouvelle, articule la mise en ordre et la gestion des désirs, des plaisirs et des souffrances que peut apporter la raison de l’homme, ainsi que la dépendance de la raison d’une connaissance inspirée par un intellect divin transcendant. Sont ainsi posés les jalons de ce que sera, chez les successeurs de Plotin, la théorie d’une hiérarchie des vertus. Dans ce traité, Plotin discute aussi de la « purification » morale de l’âme, du possible dans le perfectionnement de l’homme, de la gestion des affects corporels et de l’irrationnel, des liens qui lient les vertus entre elles. Le commentaire cherche à compléter le traité en citant d’autres textes de Plotin et en le situant dans le cadre des grandes théories éthiques de l’antiquité, notamment celles de Platon, Aristote, d’Épicure et des stoïciens.

(Text by the author)

Émotions de Dieu 

Attributions et appropriations chrétiennes (XVIe – XVIIIe siècle)

 

C. Bernat, F. Gabriel (eds.), 2019

Si le grand mouvement d’histoire des émotions est maintenant très développé et reconnu, un angle mort persiste : il s’intéresse aux émotions des hommes, non à celles de Dieu. Tel est le cœur de ce volume qui couvre une période clef de la thématisation des passions.

Parler de Dieu suppose de lui attribuer des qualités qui montrent combien sa nature diverge de celle de l’homme. De sa perfection découlent notamment l’impassibilité et l’immutabilité. Dès lors, comment parler d’émotions de Dieu, puisque les mouvements, le dérèglement et l’altération qu’elles présument renvoient, dès l’Antiquité, à la faiblesse et à la passivité humaines ? Ces émotions divines traversent pourtant bien l’Ancien Testament, qui présente un Dieu tour à tour affligé, offensé, en colère, aimant et prenant pitié de ses créatures. Ces anthropomorphismes doivent-ils être lus de manière allégorique, comme la preuve d’une inadéquation sémantique et d’une intention pédagogique ? Est-ce parce que ce sujet résiste que le vaste courant d’histoire des émotions l’a délaissé ? L’implication affective du Fils a pourtant été décisive pour appréhender la spécificité chrétienne et l’empathie divine comme source de consolation suprême. Notre volume se situe à l’intersection de ce double angle mort thématique de l’histoire des émotions, et chronologique de l’histoire de la théologie de la souffrance de Dieu qui néglige l’époque moderne. Il propose d’élargir l’enquête aux gestes sociaux dans lesquels les émotions de Dieu sont impliquées. En quel sens peut-on parler d’émotions divines ? Par qui, dans quels cadres et à quelles intentions sont-elles mobilisées ? À quels titres sont-elles révélatrices de la difficulté à penser la divinité ? Les embarras narratifs, ontologiques, exégétiques et confessionnels auxquels donnent lieu ces émotions divines se déploient ici dans des cadres théologiques, homilétiques, littéraires, et plus largement oratoires, théâtraux et guerriers.

(Text by the editors)

 

Table de matières

 

Chrystel Bernat, Avant-propos. Émotion et divinité : valeur heuristique d’un paradoxe doctrinal

Frédéric Gabriel, Introduction. Les émotions de Dieu : situation et histoire d’un problème

Piroska Nagy, Liminaire. Émotions de Dieu au Moyen Âge : de la passivité à la compassion

 

Première partie : Matrices bibliques et philosophiques, entre immutabilité de Dieu et anthropopathie

Gilbert Dahan, Les émotions de Dieu dans l’exégèse médiévale

Alberto Frigo, Affectiones Dei : les débats sur les passions divines dans la scolastique médiévale et postmédiévale

Brigitte Tambrun, Le Dieu des sociniens serait-il sujet à toutes les passions humaines ?

Laurent Thirouin, Quand il est parlé de Dieu à la manière des hommes : l’irritation de Dieu chez Pascal

 

Deuxième partie : Combats et justice : dynamiques de l’émotion divine

Véronique Ferrer, « Jamais le soleil radieux ne se courrouce » : l’interprétation confessionnelle de la colère divine dans le contexte réformé des persécutions (XVIe et XVIIe siècles)

Silvia Mostaccio, Dieu à la guerre. Les émotions de Dieu et la guerre de Quatre-vingt ans aux Pays-Bas espagnols

Chrystel Bernat, La dilection divine. Usages et enjeux d’une proximité élective dans la littérature pastorale huguenote en temps de persécution (XVIIe et XVIIIe siècles)

 

Troisième partie : Transpositions et mises en scène 

Audrey Duru, Sensibilité divine et communauté émotionnelle dans la tragédie humaniste biblique : le Jephté latin de Buchanan (1554) et ses traductions françaises (1566-1601)

Claudie Martin-Ulrich, Les émotions de Dieu dans l’oraison funèbre de la Renaissance française : un cas d’école ?

Paula Barros, De la « sobre intempérance » divine à la sanctification des passions humaines : émotion et spiritualité dans l’Angleterre du premier XVIIe siècle

Frédéric Gabriel, La Passion comme mise en scène de l’émotion : rhétorique et christologie chez Jacques Biroat

Sébastien Drouin, Postface. Divines émotions humaines

Current Approaches to the Study of Religion

Aims, Methods, and Theories of Research

 

McCutcheon, Russell T. (ed.)

To be published: June 2020

 

Though in existence in Europe since the late 19th century, the study of religion began in earnest in North American only in the early to mid-1960s. A divergent field-evidence of long standing theoretical controversies that continue to this day-what was once known as Comparative Religion today goes by a wide variety of names, from Religious Studies and the Science of Religion to what some now name Critical Religion Studies. Trying to manage this diversity and present the impression of a coherent field, Jacques Waardenburg published an authoritative anthology a generation ago, which tracked the field’s key theoretical and methodological debates, from F. Max Muller to the 1950s. But a generation or more has passed since that volume and it is time for a follow-up that begins where Waardenburg left off. This anthology collects together works by the key scholars who have contributed to the study of religion over the past sixty years-representing a wide variety of theoretical and methodological innovations, from feminist and material religion studies to discourse theory and the cognitive science of religion.

(Text by the editor)

Roma, la città degli dèi

La capitale dell’Impero come laboratorio religioso

a cura di: Corinne Bonnet, Ennio Sanzi, 2018

 

All’Vrbs, Orbis per vocazione, conducono tutte le vie attraverso le quali usi e costumi “stranieri”, in particolare i culti, giungono nella capitale dell’Impero e la trasformano. Non sempre in un clima idilliaco e indolore, Roma caput mundi vede tradizioni, usanze e norme spesso di portata ancestrale coabitare assieme a externae superstitiones; il “naturale” risultato è la messa in opera di un compromesso creativo, capace di garantire tanto distinzione e prestigio quanto legami e certezze, e comunque la pax deorum che regge la “fatale” missione di Roma. Attraverso i vari racconti che compongono il libro – storie di gente, potere, spazi, immagini e simboli più o meno condivisi – si dà corpo e complessità a Roma, autentico laboratorio multiculturale, dalla fine della Res publica fino ai cambiamenti epocali del IV secolo.

(Text by the editors)

 

Indice:

Introduzione.

«Il laboratorio comune della terra» di Corinne Bonnet e Ennio Sanzi

 

Parte prima

Vettori e attori di culto

  1. Su alcuni fedeli della Mater Magna di Françoise Van Haeperen

Il gallo Genucio, né uomo né donna/Il dendroforo Poblicio Ilaro, mercante di perle/Conclusioni

  1. Marco Volusio: un magistrato in fuga travestito da Anubis di Laurent Bricault e Valentino Gasparini

La fuga di Marco Volusio nel 43 a.C./Il contesto storico del racconto di Valerio Massimo/La fuga di Domiziano nel 69 d.C./Intrighi amorosi nel tempio di Iside sotto il regno di Tiberio/Conclusioni

  1. Plotino a Roma tra politica, religione e filosofia di Riccardo Chiaradonna

Plotino nella Roma del III secolo/La polemica antignostica/L’atteggiamento verso la politica e la religione

  1. Vettio Agorio Pretestato: aristocrazia romana, “culti orientali” e cristianesimo di Francesco Massa

Una vita esemplare alla “fine del paganesimo”/L’aristocrazia romana del iv secolo tra pagani e cristiani/Il cumulo delle cariche religiose/Una vita di coppia tra pietà, iniziazioni e immortalità/La carriera di Pretestato come specchio della religione tradizionale romana

  1. Iuppiter Dolichenus e i militari tra Celio ed Esquilino di Ennio Sanzi

Iuppiter Optimus Maximus Dolichenus: un dio “orientale”/La devozione “militare” dolichena sul Celio/La devozione “militare” dolichena sull’Esquilino

 

Parte seconda

Culti stranieri e orientamento politico

  1. La frigia Cybele e le Guerre puniche di Valentina D’Alessio

Il contesto storico-politico/Il ruolo della divinazione/L’ideologia del trasferimento/L’assetto del culto

  1. Anubis: principato e poesia a Roma di Ennio Sanzi

Ovidio e i poeti “contemporanei”/Teletusa, Isis e Anubis latrator/Cleopatra, Isis e Anubis latrator/Properzio e la devozione isiaca/Virgilio, Properzio, Ovidio: a ognuno il suo Anubis latrator

  1. I Flavi, Roma e il culto di Isis di Laurent Bricault e Valentino Gasparini

Vespasiano: un esempio di Realpolitik/La politica religiosa di Vespasiano, aspirante imperatore/La politica religiosa degli eredi di Vespasiano, Tito e Domiziano

  1. Un dio siriano alla corte di Giulia Domna e di Elagabalo di Nicole Belayche

Le principesse dei Severi, ovvero delle siriane sul Palatino/Combinare l’Impero di Roma e il sacerdozio di un dio straniero?/Heliogabalus, dio di Emesa che domina sul Tevere/«Secondo il rito del suo paese d’origine»/«Che a Roma non fosse venerato altro dio al di fuori di Heliogabalus»/Quando l’identità è nel costume/Alessandro Severo: l’imperatore che rifiutò di passare per un siriano

  1. Costantino, Pietro e la trasformazione di Roma di Lorenzo Bianchi

La conversione di Costantino/Nuovi riferimenti topografici e primo sviluppo della città cristiana/Pietro, nuovo fulcro di Roma cristiana/Costantino e Pietro

 

Parte terza

Coabitazioni cultuali

  1. Templi, associazioni e sacerdozi di Jörg Rüpke

Introduzione/“Infrastrutture” religiose?/Associazioni/Collegisacerdotali/Conclusioni

  1. Ostia: un microcosmo religioso di Françoise Van Haeperen

Divinità ancestrali e divinità straniere nei santuari pubblici di Ostia/Divinità ancestrali e divinità straniere nei luoghi di culto delle associazioni

  1. Incontri e coabitazioni nel santuario di Iuppiter Dolichenus sull’Aventino di Ennio Sanzi

Il Dolocenum sull’Aventino: residenza di divinità grecoromane e “orientali”/Iuppiter Optimus Maximus Dolichenus e le divinità tradizionali/Iuppiter Optimus Maximus Dolichenus e le divinità “orientali”

  1. Gli dèi di Palmira nel cuore di Roma di Corinne Bonnet

Palmira, città cosmopolita, crocevia di scambi/Un altare bilingue dedicato a Malakbêl/Chi è Malakbêl?/A Roma, fra Testaccio e Gianicolo/Conclusioni

  1. Divinità romane e “orientali” sul Gianicolo di Nicole Belayche

L’installazione topografica degli orientali a Roma/La coabitazione tra divinità romane e dèi venuti dall’Oriente/Un devoto di esemplare integrazione: Marco Antonio Gaionas/L’evoluzione del santuario nel iv secolo: un “serapeo”/Conclusioni

  1. Da Tanit cartaginese alla Dea Caelestis sul Campidoglio di Claudia Santi

Premessa/Tanit a Cartagine/Tanit a Roma/Da Tanit alla Dea Caelestis

 

Parte quarta

Immagini e simboli

  1. La tauroctonia mitriacadi Francesca Prescendi

Il culto di Mithra nell’Impero romano/Tauroctonia e sacrificio/La tauroctonia nella mitologia di Mithra/Il culto di Mithra/Conclusioni

  1. Lamine votive e triangoli dolichenidi Ennio Sanzi

Le divinità tradizionali, gli imperatori divinizzati, il mos maiorum e Iuppiter Optimus Maximus Dolichenus/Iuppiter Optimus Maximus, Iuppiter Optimus Maximus Dolichenus e le lamine votive/I triangoli votivi: un compendio di teologia dolichena

  1. Un obelisco per Antinoodi Laurent Bricault e Valentino Gasparini

Vita, morte e divinizzazione di Antinoo/Il culto di Antinoo fuori dall’Egitto/La tomba di Antinoo

 

Parte quinta

Magia ed esotismo

  1. Lo sguardo di Roma sull’Oriente di Nicole Belayche

L’Oriente non è una nozione geografica/Un Oriente popolato da “barbari” e da “popoli di buona reputazione”/Riflessi identitari di fronte all’immigrazione a ovest delle popolazioni orientali/I tratti presunti di un’“identità orientale”/Il caso degli Egiziani e degli Ebrei/Conclusioni

  1. Lo sguardo cristiano sui “culti orientali” di Francesco Massa

Minucio Felice: nemici diversi ma uguali accuse/Firmico Materno: l’origine diabolica dei “culti orientali”/Due poemi cristiani: ridere dell’aristocrazia romana e dei suoi culti/L’immaginario cristiano e la moderna storia degli studi

  1. Magia contro mos maiorum: una sfida “senza storia” di Ennio Sanzi

Un rito magico va a vuoto/Augustales, Flaviales et ordo decurionum/Iuppiter Optimus Maximus e il tempio sul Campidoglio/Il legame indissolubile tra Iuppiter Optimus Maximus e l’Vrbs: il funus gentilicium, la toga virilis e il triumphus/Iuppiter Vindex/Magia contro mos maiorum: «Il sugo di tutta la storia»

  1. Divinità romane e straniere nelle gemme e nei papiri magici di Attilio Mastrocinque

Il dio solare/La dea lunare/Il dio della notte e dei morti/Il dio a forma di uccello/Immagini geroglifiche del potere divino/Conclusioni

Conclusioni. «Attraverso i secoli mille strade portano gli uomini a Roma» di Corinne Bonnet e Ennio Sanzi

 

Cronologia degli imperatori romani fino al 476 d.C.

Tavole

Bibliografia

Les principes cosmologiques du platonisme. Origines, influences et systématisation

M.-A. Gavray, A. Michalewski (eds.), 2017

Ce volume étudie les mutations de sens que la notion de principe a connues au sein de la cosmologie platonicienne, depuis l’ancienne Académie jusqu’au néoplatonisme tardif. Dans cet intervalle, la question de la nature et du nombre des principes cosmologiques est apparue comme un enjeu central de la défense du platonisme, dans sa confrontation avec les écoles rivales, mais aussi, à partir de l’époque impériale, avec le christianisme. Au sein de cette histoire, les critiques et réceptions aristotéliciennes ont joué un rôle déterminant et ont, d’un certain point de vue, préparé le tournant inauguré par Plotin : de Théophraste, qui le premier articule la causalité du Premier Moteur et l’héritage platonicien des Formes intelligibles, à Alexandre d’Aphrodise, qui critique l’anthropomorphisme inhérent aux théories providentialistes des platoniciens impériaux, les exégètes péripatéticiens ont ouvert des pistes qui seront adaptées et transformées à travers les différents systèmes néoplatoniciens. Reprenant à Alexandre sa critique des conceptions artificialistes de la cosmologie platonicienne, Plotin s’oppose à lui pour défendre l’efficience causale des Formes intelligibles, qu’il définit comme des réalités vivantes et intellectives, en les insérant dans un système de dérivation de toutes choses depuis l’Un. À sa suite, les différents diadoques néoplatoniciens placeront la vie au cœur du monde intelligible, définissant les Formes comme des réalités vivantes et intellectives dotées d’une efficience propre : la puissance de faire advenir des réalités dérivées.

(Text by the editors)

Table of Contents

Éléments pour une histoire des cosmologies platoniciennes de l’Antiquité — Marc-Antoine Gavray et Alexandra Michalewski

Speusippe et Xénocrate ont-ils systématisé la cosmologie du Timée ? — Thomas Bénatouïl (Université de Lille, CNRS : UMR 8163 Savoirs, Texte, Langage)

Qu’est-ce qu’un principe selon Aristote ? — Sylvain Delcomminette (Université Libre de Bruxelles)

Théophraste sur les principes physiques de Platon dans le fr. 230 FHS&G et dans sa Métaphysique — David Lefebvre (Université Clermont-Auvergne, PHIER et Centre Léon-Robin)

Les principes physiques stoïciens à la lumière de leurs critiques antiques — Bernard Collette-Dučić (Université Laval)

Atticus et le nombre des principes : nouvel examen de quelques problèmes textuels du fragment DP 26 (= Proclus, In Tim., I, 391, 6-12) — Alexandra Michalewski (CNRS/Centre Léon Robin)

Alexandre d’Aphrodise et le Premier Moteur comme Principe — Gweltaz Guyomarc’h (Université Lyon 3)

Numénius d’Apamée précurseur de Plotin dans l’allégorèse de la Théogonie d’Hésiode : le mythe d’Ouranos, Kronos et Zeus — Angela Longo (Università dell’Aquila)

L’évolution du concept de principe dans le premier néoplatonisme. Un bref parcours — Adrien Lecerf (CNRS/Centre Léon Robin)

Compter les causes avec Proclus — Pieter d’Hoine (KU Leuven)

Une histoire néoplatonicienne des principes Simplicius, In Phys., I, 1-2 — Marc-Antoine Gavray (FRS-FNRS/ Liège Université)

LA PHILOSOPHIE NÉOPLATONICIENNE DE L’ÉDUCATION

Hypatie, Plotin, Jamblique, Proclus

Jean-Michel Charrue, 2019

 

Qu’enseignaient ces professeurs du IIIe au VIe siècle ? Ce qui est à l’origine de notre civilisation. Hypatie avait eu le courage de la vérité jusqu’au martyre. Dans ses recherches sur la science, sa philosophie, ses cours et ses commentaires de Plotin, elle gardait sa liberté de parole. A Rome, Plotin enseignait une psychologie, et en plus de l’idée platonicienne d’homme ajoutait celle d’individu, le faisant progresser par l’éducation libre vers le Bien. Jamblique lui retourne à Pythagore : dans la sagesse, une vie libre allant vers la vérité. Proclus, commentant Platon, suit l’éducation d’Alcibiade, dans la dialectique socratique, et lui apprend la science nécessaire avant d’envisager l’action politique.

(Texte de l’auteur)

 

Contents

 

Préface

La Philosophie d’Hypatie

Plotin et l’éducation de l’Homme libre

Modèle(s) éducatif(s) dans le Protreptique De Jamblique

Proclus, Commentaire sur le Premier Alcibiade de Platon (In Alc. 151,11-223, 19)

Conclusion générale

The Cult of Mithras in Late Antiquity

Development, Decline and Demise ca. A.D. 270-430

Author: David Walsh, 2018

Series: Late Antique Archaeology (Supplementary Series), Volume: 2

In The Cult of Mithras in Late Antiquity David Walsh explores how the cult of Mithras developed across the 3rd and 4th centuries A.D. and why by the early 5th century the cult had completely disappeared. Contrary to the traditional narrative that the cult was violently persecuted out of existence by Christians, Walsh demonstrates that the cult’s decline was a far more gradual process that resulted from a variety of factors. He also challenges the popular image of the cult as a monolithic entity, highlighting how by the 4th century Mithras had come to mean different things to different people in different places.

(Text by the author)

Contents:

Introduction

The Development of the Cult of Mithras in Late Antiquity

The Decline of the Cult I: The Evidence

The Decline of the Cult II: Explaining the Decline

The Fate of Mithraea

Conclusion

Gazetteer of Mithraea Active in the 4th c. and Those That Exhibit Evidence of Christian Iconoclasm

Mithraea Constructed and Repaired ca. AD 201–400

Late Antique Archaeology

 

Plotinus’ Legacy
The Transformation of Platonism from the Renaissance to the Modern Era

Editor: Stephen Gersh

Publication planned for: April 2019

 

The extensive influence of Plotinus, the third-century founder of “Neoplatonism,” on intellectual thought from the Renaissance to the modern era has never been systematically explored. This collection of new essays fills the gap in the scholarship, thereby casting a spotlight on a current of intellectual history that is inherently significant. The essays take the form of a series of case-studies on major figures in the history of Neoplatonism, ranging from Marsilio Ficino to Henri-Louis Bergson and moving through Italian, French, English, and German philosophical traditions. They bring clarity to the terms “Platonism” and “Neoplatonism,” which are frequently invoked by historians but often only partially understood, and provide fresh perspectives on well-known issues including the rise of “mechanical philosophy” in the sixteenth century and the relation between philosophy and Romanticism in the nineteenth century. The volume will be important for readers interested in the history of thought in the early-modern and modern ages.

(Text by the editor)

 

Table of Contents

Introduction Stephen Gersh

Part I. The Italian Renaissance
1. Marsilio Ficino as Commentator on Plotinus: Some Case Studies – Stephen Gersh
2. Giovanni Pico della Mirandola on Virtue, Happiness and Magic – Brian Copenhaver

Part II. Sixteenth-Century France
3. Jacques Lefèvre d’Étaples and Charles de Bovelles on Platonism, Theurgy, and Intellectual Difficulty – Richard J. Oosterhoff
4. Symphorien Champier on Medicine, Theology and Politics – Guido Giglioni

Part III. The “Cambridge Platonists”
5. Henry More and Descartes – David Leech
6. Ralph Cudworth as Interpreter of Plotinus – Douglas Hedley
7. John Smith on the Immortality of the Soul – Derek A. Michaud

Part IV. German Romanticism
8. Schelling and Plotinus – Thomas Leinkauf
9. Hegel’s Programmatic Recourse to the Ancient Philosophy of Intellect – Jens Halfwassen

Part V. The Twentieth and Twenty-First Centuries
10. Henri-Louis Bergson and Plotinus – Wayne J. Hankey
11. Plotinus and Modern Scholarship: From Ficino to the Twenty-First Century – Kevin Corrigan.

L’art du sous-entendu

Laurent Pernot, 2018

Cet ouvrage, savant mais accessible et spirituel, est consacré au rôle très particulier d’une figure de style qui, depuis l’Antiquité, est au service de la politesse  ou des pires ruses : le sous-entendu.

Fines allusions, esquives polies, ambiguïtés volontaires ou non : dans notre vie quotidienne, les sous-entendus sont partout. Nous sommes entraînés à les employer et à les décrypter. Mais avons-nous songé aux implications de ce phénomène ? Il ne se limite pas à des ruses ponctuelles et représente à lui seul une dimension du langage et des rapports sociaux. Le sous-entendu plonge ses racines dans une lecture allégorique du monde. Il est utilisé en littérature et en politique, notamment comme arme contre les totalitarismes. Il pose de délicats problèmes d’interprétation, car qui dit sous-entendu dit risque de malentendu.
Deux moments clés sont mis en relation : l’Antiquité classique et la Modernité, depuis les philosophes et les sophistes grecs de l’Empire romain jusqu’à Stendhal, Balzac, Aragon ou Foucault, en passant par Hemingway, Orwell et d’autres. La démonstration s’appuie sur des exemples, des citations et des études de cas, tantôt graves, tantôt drôles – parfois osés. Pour la première fois, vous est proposée une enquête d’ensemble sur le non-dit et le dire autrement. Ce livre aura atteint son but s’il aide à voiler et à dévoiler, à mieux dire et à mieux recevoir.

(Texte de l’auteur)

Table des matières

Couverture

Page de titre

Du même auteur

AVANT-PROPOS

1. LES SOUS-ENTENDUS SONT PARMI NOUS

Les politesses de la vie quotidienne

Romans feuilletés

Jeux de rôle

Débats et petites phrases

Fables, énigmes, proverbes

Déchiffrer le monde

Filiación VII

Cultura pagana, religión de Israel, orígenes del cristianismo

 

Andrés Sáez Gutiérrez, Guillermo Cano Gómez, Clara Sanvito (éd.), 2018

 

El volumen VII de Filiación. Cultura pagana, religión de Israel, orígenes del cristianismo recoge las Actas de las XIII y XIV Jornadas de Estudio «La filiación en los inicios de la reflexión cristiana», organizadas por la Facultad de Literatura Cristiana y Clásica San Justino (Universidad Eclesiástica San Dámaso, Madrid) en noviembre de 2015 y 2016.
En esta ocasión, seis de las diez ponencias que lo componen guardan relación, dentro del epígrafe «orígenes del cristianismo», con Valentín y la corriente valentiniana, uno de los grupos llamados tradicionalmente «gnósticos», fundamental para entender el desarrollo histórico y teológico en dicha época. Una es un status quaestionis de la investigación actual sobre los valentinianos. Cuatro están dedicadas al grupo valentiniano presentado por Ireneo de Lyon en los capítulos iniciales del primer libro del Adversus haereses: la primera trata de escrutar su concepción acerca del Dios trascendente; la segunda aborda el primer paso hacia la Economía mediante la emisión del Nous; la tercera estudia la formación del Hijo y la de Sofía, figura equivalente de algún modo al Espíritu Santo de los eclesiásticos; y la cuarta explica la cosmología y la figura del demiurgo según la ideología de dicha corriente. Además, el volumen presenta un estudio acerca de la noticia de Ireneo sobre el propio Valentín.
Tres de las cuatro ponencias restantes están dedicadas a diversos pasajes o libros bíblicos. Así, dentro del ámbito de la religión de Israel, el volumen cuenta con un estudio de 2 Samuel 7,14 («Yo seré para él padre y él será para mí hijo») y de su recepción en el judaísmo y en el cristianismo del siglo i d. C. Por lo que se refiere al Nuevo Testamento, el lector encontrará un estudio acerca de la paternidad y la filiación en la Carta a los Efesios y otro acerca de las diversas familias, humana y divina, de las que dan testimonio las Cartas Pastorales. Finalmente, el volumen cuenta con una contribución dedicada al estudio de la genealogía de Jesús según la comprensión de Justino mártir.

(Text by the editors)

 

CONTENIDO

Presentación: Andrés Sáez Gutiérrez

Abreviaturas utilizadas

RELIGIÓN DE ISRAEL

  • 2 Samuel 7,14: Origen, desarrollo y primera recepción cristiana: Maurizio Girolami

ORÍGENES DEL CRISTIANISMO

  • Paternidad y filiación en la Carta a los Efesios: Andrés Sáez Gutiérrez
  • Hijos amados. Familias de Dios en las Cartas Pastorales: Thomas Söding
  • María y la genealogía del hijo de David en Justino mártir: Christophe Guignard

GNOSIS, VALENTÍN, VALENTINIANOS

  • Los valentinianos. Un ensayo de status quaestionis: Fernando Bermejo y Francesco Berno
  • Ἀχώρητος καὶ ἀόρατος: El Dios invisible (AH I,1,1-9): Joaquín Blas Pastor
  • Algunos elementos de la generación del Hijo según la noticia de AH I,1,1: la concepción del nous: Andrés Sáez Gutiérrez
  • La filiación, la pasión de Sophia y la formación del Pléroma (adversus haereses I,2 y I,4): Manuel Aroztegi
  • Achamot, el alma del mundo valentiniana y su relación con el demiurgo (Ireneo, AH I,5): Lautaro Roig Lanzillotta
  • Ecos pitagóricos y platónicos en el sistema de Valentín apud Ireneo AH I,11,1: Patricio de Navascués Benlloch

Índice bíblico

Índice onomástico